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dimanche 11 octobre 2026

Université de Picardie Jules Verne (Amiens)

Mobilisons-nous dès les 12 et 13 octobre !

Communiqué intersyndical CGT FERC Sup UPJV, FO ESR UPJV, Sud Education UPJV, SNESUP UPJV et SNASUB UPJV

La colère des lycéen·es s’exprime dans un mouvement extraordinaire et historique. Les étudiant·es l’ont rejoint parce qu’ils et elles rencontrent les mêmes problèmes. A Amiens, ils et elles étaient plus de 3 000 dans la rue le 6 octobre.
Nous, agent·es (Biatss, enseignant·es, enseignant·es chercheur·euses) de l’Enseignement supérieur et de la recherche comme de tous les services publics, sommes confronté·es aux mêmes difficultés (locaux délabrés, surcharge de travail, manque de reconnaissance…) ainsi qu’à une baisse de pouvoir d’achat.

La cause majeure des problèmes reste la même : c’est l’austérité imposée par ce gouvernement, qui détruit méthodiquement le service public (santé, éducation, culture, justice, social…) au profit des grandes entreprises (plus de 200 milliards d’aides aux entreprises par an et sans contrepartie) et de l’armée (413 milliards sur 7 ans).

Le mouvement de la jeunesse fait face à une répression sans précédent, dont participent les fermetures administratives et les interdictions de manifester. La Présidence de l’UPJV a procédé à une fermeture abusive de nos locaux, empêchant ainsi tout mouvement étudiant ou du personnel. Elle nous a ainsi placé dans des conditions de travail déplorables qui s’ajoutent à une rentrée déjà difficile en raison des coupes budgétaires.

Appel à mobilisation

C’est pourquoi l’intersyndicale CGT Ferc Sup, FO-ESR, Snasub-FSU, Snesup-FSU, Sud Éducation a invité les personnels de l’UPJV à participer à une assemblée générale le 9 octobre. Cette AG a réuni une centaine d’agent·es et a permis de dégager un ensemble de revendications locales et nationales qui s’inscrivent dans un mouvement plus général de défense du service public. Nous les adressons à la présidence de l’université et invitons tous les personnels à se mobiliser massivement la semaine prochaine, aux côtés des lycéen·nes, des étudiant·es, et des enseignant·es et agent·es de l’Éducation nationale, pour les faire valoir !

Pour ce faire et dans la continuité de l’appel du 29 septembre et de notre appui aux mobilisations lycéennes, les organisations CGT Ferc Sup, FO-ESR, Snasub-FSU, Snesup-FSU, Sud Éducation appellent tous les personnels de l’UPJV à se mobiliser dès le lundi 12 octobre y compris par la grève :

AG des personnels et étudiant·es le lundi 12/10 à 12h15 (Citadelle, amphi C002)
Journée de grève et de manifestation le mardi 13 octobre (14h Maison de la Culture, Amiens)

Nos revendications locales

  • Fin des fermetures administratives préventives des différents campus universitaires. Même en cas de fermeture, les personnels doivent pouvoir accéder à leurs lieux de travail.
    ✅ Aucune pénalisation des personnels et des étudiant·es suite aux fermetures : les services des enseignant·es (vacataires compris) doivent être considérés comme faits, une levée de l’obligation d’assiduité des étudiant·es doit être mise en place, y compris pour les cours à distance ;
    ✅Pas d’imposition de l’enseignement en "distanciel", dans le respect de la liberté pédagogique des enseignant·es et hors de question de demander à nos collègues des scolarités de réaliser un contrôle des enseignements à distance ;
    ✅Le président doit s’engager à faire valoir la franchise universitaire  : pas de police sur nos campus ! Il ne doit pas autoriser leur intervention dans le cadre de la mobilisation,
    ✅Lors des procédures d’évacuation, ce n’est pas aux personnels d’entretien de bloquer les portes des bâtiments et d’empêcher leurs collègues d’accéder à leurs bureaux ;
  • Ouverture permanente d’un grand amphi et mise à disposition aux personnels et étudiant·es de salles pour favoriser le débat démocratique ;
  • Des postes à la hauteur des besoins pour que personne ne soit en position d’en occuper deux du fait du non remplacement des postes vacants ; ·
  • Arrêt de la privatisation des services de nettoyage et des réorganisations de service brutales imposées par la hiérarchie, comme dans les services d’exploitation et logistique, et réintégration des services reprographies et réservation de salles sur leurs sites respectifs ;
  • Instauration des primes carburants (si besoin par l’augmentation de la prime de fin d’année) ;
  • Restitution du nombre d’heures de cours supprimées et limitation des effectifs de TD à 30 et TP à 15 ;
  • Arrêt des modules d’autoformation en ligne et rétablissement de tous les cours en présentiel ;
  • Fin des méthodes de management actuelles qui organisent le flou (rétentions d’information à tous les étages, absence de règles claires, etc.) et font régner l’arbitraire

Nos revendications nationales

  • Titularisation des collègues contractuel·les BIATSS qui le souhaitent. Ils et elles représentent la moitié des effectifs BIATSS ;
  • Un plan de financement pérenne et massif de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il manque au moins 8 milliards d’euros pour l’enseignement et 8 milliards d’euros pour la recherche, soit 16 milliards.
  • Un vrai plan canicule et une réfection du bâti pour ne plus souffrir des températures et risquer des malaises dans les salles de cours et les bureaux ;
  • L’abrogation des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-européen·nes ;
  • L’accueil de tous les bachelier·es dans les filières de leur choix et la création de 250 000 places en 1er et 2e cycles universitaires publics.