"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
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Syndicat CGT FERC Sup de l’Université Paris Cité
À l’heure actuelle, les universités ne savent pas si la revalorisation du CAS pensions (les retraites), la prise en charge par l’employeur de la mutuelle obligatoire ou les mesures dites « Guérini » seront compensées par le ministère pour 2026, ni à quelle hauteur. À cela s’ajoute le Glissement Vieillesse Technicité (GVT) qui n’est plus compensé depuis des années.
Si la direction de notre université dit regretter cet état de fait, les présidences successives, y compris l’actuelle, se sont toujours fait remarquer comme les « bons élèves » de l’autonomie des universités et ont accompagné avec zèle toutes les réformes qui aboutissent à la situation actuelle.
Pire encore sous couvert de réalisme ou d’être « raisonnable », ils continuent d’appliquer les mêmes recettes et de gérer la pénurie sans jamais remettre en question ce système délétère. Un système de concurrence généralisée où chaque établissement (notre université la première) cherche à tirer son épingle du jeu en jouant la carte de « l’excellence » et ne voit que son intérêt immédiat au détriment de l’intérêt général.
Un service public d’enseignement supérieur ne devrait-il pas se soucier de buts communs à toutes et tous : permettre à tous les jeunes de se former, de s’émanciper, et à la recherche de se développer dans l’intérêt de toutes et tous et non pour le profit de quelques-uns !
Aujourd’hui à l’université, on passe plus de temps à faire faire (le « pilotage ») ou à évaluer (le « reporting ») qu’à effectuer le travail concret ! La recherche de financements sur appels à projets (sur « AAP ») prend le pas sur la recherche effective ! Et sans aucune assurance de pérennisation des moyens et des activités, ajoutant à la pénurie une immense perte de temps et d’énergie. Sans compter la dernière lubie du ministère avec les COMP 100% (contrats objectifs moyens performance) pour éviter de verser les sommes allouées si les objectifs ne sont pas remplis et étrangler d’avantage les établissements déjà en difficultés.
Et pendant ce temps, les bâtiments se dégradent, les postes vacants ne sont pas pourvus (près de 300 postes de BIATSS vacants), les collègues en sous-effectif doivent assurer leurs missions avec les maigres moyens qui leur restent, les postes de professeur.es sont gelés et remplacés par des ATER, les vacataires sont payés avec parfois un an de retard (quand ils sont payés !), étudiant.es contractuel.les déjà payés au smic horaire n’ont même pas une prise en charge par l’université du prix du titre d’abonnement de transport.
Il est plus que temps d’imposer à nos dirigeants notre vision de l’université, gratuite, ouverte à toutes et tous et émancipatrice avec des moyens publics pérennes pour fonctionner.
Il est plus que temps d’imposer de meilleures conditions de travail et d’accueil des étudiant.es.
Seule la création du rapport de force nécessaire nous permettra d’avancer sur nos revendications et gagner de nouveaux conquis sociaux.
Pour la CGT, se syndiquer c’est refuser de se résigner et prendre du temps collectivement pour échanger, réfléchir, imaginer une autre université et construire un rapport de force par la mobilisation.
Organisons-nous, syndiquons-nous et revendiquons pour l’ESR :