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lundi 29 septembre 2025

Communiqués de la CGT FERC Sup Université Paris 8 (année 2025-2026).

Paris 8 • La justice, il faut aller l’arracher !

Ces 10 et 18 sep­tembre, ain­si que le 25 dans la jeu­nesse, des mo­bi­li­sa­tions d’am­pleur de­man­daient un autre bud­get pour le pays, en di­sant clai­re­ment non à l’aus­té­ri­té, et en re­fu­sant la des­truc­tion de nos ser­vices pu­blics pour pré­ser­ver les pro­fits des plus riches.

Deux pro­po­si­tions des forces syn­di­cales et du mou­ve­ment so­cial viennent d’être ba­layées d’un re­vers de la main par le pre­mier mi­nistre M. Le­cor­nu. Avec son re­fus d’abro­ger la ré­forme des re­traites et de la mise en œuvre de la taxe Zuc­man, le pre­mier mi­nistre plante ain­si ses pas dans ceux de ses pré­dé­ces­seurs, et as­sume le conti­nuum de la po­li­tique vou­lue par M. Ma­cron : prendre aux pauvres pour don­ner aux riches.

D’un côté, on voit plus de 200 mil­liards d’eu­ros ver­sés sans au­cun contrôle à des en­tre­prises qui li­cen­cient, et une fis­ca­li­té qui avan­tage les plus ai­sés. De l’autre, la jour­née de ca­rence, la re­traite à 64 ans, un contrôle so­cial et po­li­cier pour les plus pré­caires des tra­vailleuses et des tra­vailleurs, des sa­laires qui n’aug­mentent pas, et des ser­vices pu­blics qui fa­tiguent sous le coup des coupes bud­gé­taires…

Que nous est-il pro­po­sé en guise d’os à ron­ger ? Quelques mil­liards in­jec­tés ici-et-là sans pro­jet et sur­tout sans re­ve­nir sur au­cune des po­li­tiques an­ti­so­ciales de MM. Bay­rou et Bar­nier.

Chèr·es col­lègues, nous sa­vons bien que la las­si­tude est grande à force de dé­ci­sions prises contre nous dans un chaos po­li­tique per­ma­nent, mais c’est jus­te­ment main­te­nant qu’il est im­por­tant d’y al­ler !

Pour le bud­get, rien n’est en­core joué, et on ne peut pas conti­nuer à avan­cer avec un sac sur la tête… Ce qui se passe là-haut nous im­pacte au quo­ti­dien dans notre tra­vail : c’est l’ar­gent de nos ré­mu­né­ra­tions, de nos re­traites, des moyens pour l’en­sei­gne­ment, la re­cherche, et tous nos ser­vices pu­blics qui est en jeu !

La si­tua­tion ob­jec­tive n’est pas bonne dans notre uni­ver­si­té. Nous te­nons bon es­sen­tiel­le­ment par un at­ta­che­ment pro­fond à nos mis­sions de ser­vice pu­blic et à la ca­ma­ra­de­rie des col­lègues qui tiennent leur ser­vice ou dé­par­te­ment à bout de bras. C’est beau et noble, mais ce n’est pas sa­tis­fai­sant. Notre tra­vail se dé­grade, il est ma­lade et par­fois nous rend ma­lade.

Il est grand temps de prendre les co­pains, les co­pines, les col­lègues du ser­vice ou du dé­par­te­ment par le bras et de ve­nir dis­cu­ter avec les col­lègues de toute l’uni­ver­si­té pour dis­cu­ter de nos re­ven­di­ca­tions com­munes et nous mo­bi­li­ser.

RDV en As­sem­blée gé­né­rale ce mar­di 30 sep­tembre à midi dans le hall d’en­trée