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Communiqués de la CGT FERC Sup Université Paris 8 (année 2025-2026).
Ces 10 et 18 septembre, ainsi que le 25 dans la jeunesse, des mobilisations d’ampleur demandaient un autre budget pour le pays, en disant clairement non à l’austérité, et en refusant la destruction de nos services publics pour préserver les profits des plus riches.
Deux propositions des forces syndicales et du mouvement social viennent d’être balayées d’un revers de la main par le premier ministre M. Lecornu. Avec son refus d’abroger la réforme des retraites et de la mise en œuvre de la taxe Zucman, le premier ministre plante ainsi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, et assume le continuum de la politique voulue par M. Macron : prendre aux pauvres pour donner aux riches.
D’un côté, on voit plus de 200 milliards d’euros versés sans aucun contrôle à des entreprises qui licencient, et une fiscalité qui avantage les plus aisés. De l’autre, la journée de carence, la retraite à 64 ans, un contrôle social et policier pour les plus précaires des travailleuses et des travailleurs, des salaires qui n’augmentent pas, et des services publics qui fatiguent sous le coup des coupes budgétaires…
Que nous est-il proposé en guise d’os à ronger ? Quelques milliards injectés ici-et-là sans projet et surtout sans revenir sur aucune des politiques antisociales de MM. Bayrou et Barnier.
Chèr·es collègues, nous savons bien que la lassitude est grande à force de décisions prises contre nous dans un chaos politique permanent, mais c’est justement maintenant qu’il est important d’y aller !
Pour le budget, rien n’est encore joué, et on ne peut pas continuer à avancer avec un sac sur la tête… Ce qui se passe là-haut nous impacte au quotidien dans notre travail : c’est l’argent de nos rémunérations, de nos retraites, des moyens pour l’enseignement, la recherche, et tous nos services publics qui est en jeu !
La situation objective n’est pas bonne dans notre université. Nous tenons bon essentiellement par un attachement profond à nos missions de service public et à la camaraderie des collègues qui tiennent leur service ou département à bout de bras. C’est beau et noble, mais ce n’est pas satisfaisant. Notre travail se dégrade, il est malade et parfois nous rend malade.
Il est grand temps de prendre les copains, les copines, les collègues du service ou du département par le bras et de venir discuter avec les collègues de toute l’université pour discuter de nos revendications communes et nous mobiliser.