Ce navigateur ne supporte pas CSS Grid layout !

Pour un Service public national d’Enseignement supérieur et de Recherche, laïque, démocratique et émancipateur

La CGT des établissements d'Enseignement supérieur et de Recherche

Je me syndique à la CGT FERC Sup !

Signez nos pétitions !

Menu ☰ Je me syndique ! Éspace militant

Accueil > Syndicats > Île de France > Université Paris 8 • Vincennes-Saint-Denis > Paris 8 • Communiqués 2019-2020

Communiqués de la CGT FERC Sup Paris 8 (année 2019-2020).

Paris 8 • Plan de continuité de l’obéissance

mardi 28 avril 2020

Les deux communiqués de l’équipe présidentielle envoyés via allP8 le 24 avril, l’un sur les votes du CFVU concernant les modalités de validation des enseignements et l’autre du CA sur le budget, nous ont laissés pantois.

Sur le communiqué CFVU

Le communiqué de la CFVU se plie totalement aux directives ministérielles, ne remettant aucunement en cause cette illusion de la « continuité pédagogique » qui a pourtant été dénoncée par un nombre croissant d’enseignants (voir le nombre très important de tribunes et de prises de positions syndicales ou individuelles). Ce communiqué laisse apparaître une obsession : l’évaluation. Le terme revient 14 fois, comme si le travail d’enseignement ne consistait qu’à évaluer…

Par ailleurs, concernant les étudiant·es, le paragraphe sur les étudiant·es « empêché·es » (quel concept bizarre !) n’envisage que deux cas : les étudiant·es réquisitionné·es pour la continuité sanitaire et celles et ceux qui ne disposent pas d’équipement informatique, pour qui la solution trouvée est : les « bons d’achat »… bons d’achat dont l’acquisition nécessite une connexion internet !

Mais, surtout, quid des étudiants qui sont ou ont été malades ? De celles et ceux qui sont en deuil ? Des étudiants qui doivent s’occuper de malades ? Des étudiants qui sont étranglés par leurs besoins matériels (notamment alimentaires) ? Des étudiants qui ne trouvent pas la sérénité suffisante pour travailler étant donné le niveau important d’inquiétude générale (car enfin, c’est leur avenir entier qui est hypothéqué par la crise sanitaire !) ?

Enfin, quid des étudiant·es qui, de décembre à mars, avaient été mobilisé·es contre la réforme des retraites et le projet de loi LPPR et n’ont donc pas suivi de cours ? Et quid enfin de la partie importante du corps enseignant qui n’a aucune envie de se livrer à cette mascarade ?

Sur le communiqué CA

Le communiqué sur le vote du CA n’offre pour sa part, en cette période de crise sanitaire très grave, qu’un joli calcul arithmétique, quasi surréaliste ! Cette manière de faire témoigne clairement de l’état d’esprit qui domine l’équipe présidentielle : un souci purement comptable et, surtout le besoin irrépressible de se montrer les bons élèves de ce gouvernement ultra-néo-libéral.

Le langage est sidérant, on nous parle d’« outil Cocktail » et autres joyeusetés managériales et on nous apprend que « le ratio de masse salariale sur recettes encaissables s’élève à 84,7%, encore au-dessus du seuil d’alerte de 83% », traduction en langage humain : il y a trop de salariés, faisons quelques chômeurs et donnons plus de travail aux autres !

Il est ainsi dit : « Cet excédent résulte d’une maîtrise de la masse salariale », qu’il nous faut traduire par : grâce au fait qu’il y plus d’étudiants et moins d’enseignants, ça va mieux pour le gouvernement Macron-Vidal !

Cependant, dans ce dernier communiqué, la cerise sur le gâteau est la phrase suivante, sans doute glissée par erreur, car, compréhensible peut-être pour les membres d’un CA d’entreprise du CAC 40, elle ne pourra que choquer tout le personnel de Paris 8 : « Pour l’avenir, il nous faut poursuivre le travail structurel engagé pour améliorer sensiblement les outils de prévision budgétaire de l’établissement et renforcer ainsi notre capacité de réponse aux crises de nature diverse qui nous touchent maintenant chaque année ».

Ainsi, la crise sanitaire exceptionnelle que nous traversons, est mise au même niveau que les grèves et les occupations par les étudiant·es et les enseignant·es contre la loi du travail, contre la loi ORE, contre la réforme des retraites et le projet de loi LPPR, au même niveau que l’occupation des migrants…

Vu sous cet angle, nous ne sommes plus des salarié·es et des êtres humains, nous ne sommes plus que les rouages d’une machine abstraite : en fait, « nous sommes en guerre » aurait mieux convenu… Comme il est ignoble de raisonner ainsi, en épousant d’aussi près le point de vue du manageur néo-libéral et de la logique macronienne !

CGT FERC Sup Paris 8, mardi 28 avril 2020

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition