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mercredi 10 décembre 2025

Université Paris 1 • Panthéon Sorbonne

Signez la pétition ! Faites entendre votre voix contre le budget 2026 ! 

10/12/2025

Signez la pétition ! Faites entendre votre voix ! 
Avant le 11 décembre 2025 (date du vote du budget 2026 à Paris 1)

 
Chères et chers collègues,

Nous vous appelons à vous mobiliser avec force au regard des annonces budgétaires présentées au dernier Conseil d’administration du 6/11/2025. Les orientations proposées par l’actuelle présidence sont inadmissibles, et auront des conséquences désastreuses sur votre rémunération, votre carrière et vos conditions de travail.

1° Pour une politique budgétaire de service public

Nous déplorons la situation budgétaire dans notre établissement, alors qu’était constaté un solde budgétaire excédentaire d’environ 6 millions d’euros en 2021 et 2022, ainsi que des recettes en forte hausse d’environ 19 % (charge de service public et ressources propres sur la période 2020-2024), soit environ 41 millions d’euros annuels. 

Nous ne comprenons pas les raisons pour lesquelles l’essentiel des réductions budgétaires 2026 seraient à la charge des composantes, instituts, laboratoires et bibliothèques interuniversitaires notamment.

Nous exigeons que les choix politiques en matière budgétaire fassent droit :

 à la carrière des agent·es titulaires et contractuel·les (concours notamment),
- à une rémunération équitable et décente des agents,
- à l’accomplissement des missions de service public incombant à Paris 1.

Nous nous opposons à toute politique de hausse des frais d’inscription.

Une politique de frais d’inscription discriminatoire selon la nationalité et l’origine géographique telle qu’envisagée par la présidence de l’Université est une atteinte grave et définitive au service public universitaire que nous défendons.
 
2° Pour une politique en matière de Ressources Humaines répondant aux exigences de service public et aux obligations statutaires

Nous déplorons le montant du régime indemnitaireproposé par notre établissement, qui est en-deçà de la plupart des régimes indemnitaires en vigueur dans d’autres universités, notamment franciliennes. 
Nous rappelons que les établissements de l’ESR sont désormais en partie autonomes pour gérer leur masse salariale. Le montant du régime indemnitaire proposé aux agents BIATPSS incombe aux établissements. Il n’est pas acceptable, au regard des choix budgétaires opérés, d’imputer ce choix au MESRE ou à une situation conjoncturelle.

Nous dénonçons les très faibles revalorisations de la part prime des personnels BIATPSS (IFSE pour les titulaires, et désormais "part emploi" pour les contractuels) : environ 5% cumulés sur la période 2021-2024 à Paris 1, et ce malgré les sommes allouées par le ministère, au titre de la "convergence indemnitaire", pour abonder la part du budget de l’université consacré aux dites revalorisations.
Comment expliquer une telle situation, alors que l’on constate un réel effort de revalorisation de la part prime dans les établissements de l’ESR à l’échelle nationale : environ 26% d’augmentation sur la période 2021-2024 ! Une situation d’autant plus gravissime au regard de l’importance de l’inflation générale des prix (environ 11%) sur la période 2021-2024. 

Nous dénonçons à nouveau les chiffres de la campagne emploi BIATPSS 2026. Nous rappelons qu’il est anormal que soient mentionnés, dans les statistiques, le renouvellement des CDD, etc.
Nous dénonçons une absence quasi-totale de politique sociale en faveur des personnels notamment les frais de restauration pour la totalité des agents de cette université (c’est une obligation légale !). Nous ne nous étendrons pas davantage sur l’absence de financement du dispositif « compte personnel de formation » par l’établissement.

Nous déplorons une politique catastrophique concernant les enseignants-chercheurs et chercheurs, qui se traduit entre autre par :

 Un volume de supports aux concours (PR/MCF/PRAG notamment) inférieur aux besoins,
 L’absence de compensation par l’établissement de la suppression de l’indemnité différentielle SMIC pour les ATERs à mi-temps,
 L’obligation de devoir porter devant le Tribunal administratif des mesures applicables de droit, à savoir la participation employeur au transport pour les agents temporaires vacataires concernés.

Nous exigeons :

 Une charte contractuelle pour les enseignants-chercheurs, chercheurs, PAST/MAST, ATER, doctorants, Chaire de professeur junior, lecteurs et maîtres de langues,
 La mise en œuvre de la délibération du CA du 20 janvier 2022 invitant les UFR/instituts de Paris 1 à recruter les doctorants non financés qui enseignent sous contrat à durée déterminée et non sous statut vacataire,
 Des supports aux concours pour la totalité des agents publics de notre communauté,
 Une revalorisation de l’IFSE, et de son corollaire (la part emploi) pour les collègues contractuels, à la hauteur des moyennes indiquées dans la note DGAFP de juillet 2025, c’est-à-direa minimade 20%- on en est loin ! 

3° Pour une politique non verticale de gestion des personnels, respectueuse des agent·es, et du statut

Nous regrettons un fonctionnement aberrant, générant du mal-être pour l’ensemble de la communauté.

Sans prétendre à l’exhaustivité, nous constatons :

  Un cloisonnement des relations de travail,
Un repli sur soi de la direction de l’université, bien éloignée du quotidien et des conditions réelles de travail des personnels,
  Un fonctionnement reposant essentiellement sur la quête du « collègue ressource », et non sur une organisation du travail efficiente, c’est-à-dire structurée, en capacité d’établir des procédures claires et transparentes pour toutes et tous, et d’assurer leur transmission,
  Une vision centralisée de l’organisation du travail en totale contradiction avec notre structure multi-sites et une activité d’enseignement et de recherche pluridisciplinaire,
  Des raisonnements hors-sols qui ne tiennent pas compte des difficultés rencontrées autravail et de la précarité d’un grand nombre d’agent·es,
  Une perte de savoir-faire en raison d’un fort turn-over, qui génère un sentiment d’abandon,
 Une incapacité pour les personnels de notre établissement à trouver leur place, à voir leur travail reconnu et valorisé,

  Un mal-être ressenti par nos collègues (perte de sens au travail), et par ricochet nos usager·es : les étudiant·es.

En raison des multiples témoignages de collègues qui nous parviennent, nous sommes en mesure d’affirmer que ces dysfonctionnements et leurs maux sont actuellement endurés par de nombreuses et nombreux agent·es, quelles que soient leur fonction ou leur structure d’appartenance (services centraux, composantes, instituts, laboratoires, bibliothèques, etc.). 

Nous exigeons pour l’ensemble des agents de notre établissement une gestion des personnels leur permettant d’assurer leurs missions de service public.

Pour signer la pétition : cliquez sur ce lien (des collègues feront aussi une tournée de certains centres pour échanger avec vous et vous proposer de signer physiquement le document ci-joint)