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Pour les services publics, contre la vie chère, l’extrême droite et la précarité, mobilisons-nous !27/10/2026
Depuis plusieurs semaines, les lycéen·nes sont mobilisé·es pour le service public éducatif, contre l’extrême-droite et les violences policières. Les étudiant·es se sont joint·es au mouvement, ainsi que de nombreux·es travailleur·es, titulaires, précaires, ou camarades chômeur·ses, agrégeant des revendications pour le service public de l’enseignement supérieur, contre la précarité et la vie chère. Ces mobilisations font l’objet d’une répression sans précédent : nombre record d’interpellations, manifestant·es mutilé·es (dont des mineur·es), lycéen·nes tabassé·es, rassemblements empêchés. Désormais, le gouvernement organise des couvre-feux et évoque la possibilité d’un "état d’urgence" pour empêcher toute mobilisation. Au sein du service public universitaire, certaines présidences d’université se font les auxiliaires de la répression des mobilisations et appellent la police pour empêcher des assemblées générales.
À Paris 1, la présidence a plusieurs fois ordonné des fermetures administratives des campus aux étudiant·es, et compte sur le passage des enseignements en distanciel, en dehors de tout cadre légal, pour assurer une soi-disant "continuité pédagogique". Encore en cette semaine de vacances pédagogiques, la présidence de Paris 1 fait fermer les sites pour des motifs de "sécurité" qu’elle ne prend pas la peine de justifier. Beaucoup des bibliothèques sont ainsi fermées, les personnels et les usager·es de l’université ne peuvent plus se croiser, plus échanger, sur la situation du service public universitaire.
Or, à l’université aussi, en tant que personnels, nous devons nous impliquer pleinement et ne pas laisser aux étudiant·es et aux lycéen·es tout le poids de la mobilisation. Nous pouvons le faire en apportant du soutien, moral et matériel, aux lycéen·es et étudiant·es mobilisé·es ; en nous joignant à leurs manifestations ; et évidemment concernant les enseignant·es, en suspendant les cours ou, à défaut, en ne relevant pas les absences, en aménageant les enseignements et en annonçant que les évaluations seront adaptées avec des programmes revus à la baisse, de manière à ne pas empêcher les étudiant·es de se mobiliser. Mais plus encore, en étant directement actif·ves pour porter les revendications des travailleur·ses au côté de celles des étudiant·es et des lycéen·nes et construire collectivement un rapport de force prolongé qui permette que nos revendications soient entendues, aux niveaux local comme national.
Nous appelons ainsi l’ensemble des personnels de l’université à participer aux journées de mobilisation à venir : samedi 31 octobre, mardi 3 novembre avec une manifestation au départ du Panthéon à 14h, et jeudi 5 novembre pour le début d’une grande grève générale interprofessionnelle qui doit se prolonger jusqu’à ce que nos revendications soient entendues.
Aux côtés des revendications des étudiant·es, nous exigeons, pour nos conditions de travail et la salubrité du service public universitaire, auprès de la présidence et de la tutelle ministérielle :
Pour contribuer à la mobilisation, parlez-en à vos collègues, réunissez-vous pour organiser la grève et contactez-nous pour tout appui que nous pourrions vous apporter. Nous viendrons à votre rencontre dans les jours et semaines à venir sur vos lieux de travail afin d’échanger avec vous pour construire les conditions d’une grève durable et victorieuse.
Enfin, nous apportons toute notre solidarité aux victimes des répressions des mobilisations, notamment aux étudiant·es et personnels de Paris 3, qui ont subi deux interventions policières sur le campus de Nation depuis le début du mouvement social.
La CGT Paris 1