"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
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Les lycéennes et les lycéens sont une nouvelle fois dans la rue. Leurs revendications sont simples : ils veulent des chaises, des tables, des enseignants, du personnel social et administratif.
La seule réponse du gouvernement consiste en une répression sauvage : gaz, coups de matraque, LBD et chiens. Malgré cela, la mobilisation s’étend et gagne désormais les universités : Rennes, Paris 1 et Sorbonne université (Malesherbes et Clignancourt).
Nous apportons notre soutien total et inconditionnel à ces mobilisations légitimes et nous dénonçons la violence du gouvernement contre nos jeunes.
Parce que l’accès à la connaissance ne doit pas être un privilège et dépendre du lieu de l’établissement, la jeunesse exige :
Un droit effectif à l’éducation garanti pour toutes et tous, sans distinction d’origine sociale ou de nationalité.
Des conditions d’études décentes : réhabilitation des locaux, baisse du nombre d’élèves par classe, accès à la restauration pour toutes et tous, accès à la culture et recrutement massif de personnels titulaires enseignants, d’éducation, de santé et techniques.
Refus absolu de la sélection à l’entrée du supérieur. Parcoursup continue d’être la machine à trier et à exclure qu’elle a toujours été.
Il faut refuser :
Le rationnement des places dans le supérieur qui laisse chaque année des dizaines de milliers de bachelier·es sur le carreau.
L’augmentation constante des frais d’inscription et l’instauration de tarifs exorbitants pour les étudiant·es extra-communautaires, et pour toutes et tous à plus long terme.
L’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur subissent de plein fouet les coupes budgétaires :
Dans les lycées : suppressions de postes, manque d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap), de personnels de vie scolaire et de santé.
À l’Université : sureffectifs, amphis surchargés, recours massif à la vacation et à la précarité pour pallier le désengagement financier de l’État, manque de personnels pour assurer la médecine de prévention, manque de moyens pour assurer les T/TP, remise en question du repas à 1 euro avec chantage au budget et pression sur les personnels des CROUS.
On ne fait pas d’économies sur l’avenir de la jeunesse et il est inadmissible de tabasser, viser à la tête, étrangler nos jeunes !
L’abrogation de Parcoursup et la garantie d’une place dans la filière de son choix pour chaque bachelier·e.
Un plan d’urgence financier et humain pour l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur public.
L’arrêt immédiat des poursuites et de la répression à l’encontre des lycéen·nes mobilisé·es.
La gratuité de l’éducation et de l’enseignement supérieur pour toutes et tous.
Le retour du diplôme national du bac comme 1er grade universitaire.
Construisons la jonction des luttes !
Personnels du secondaire, de l’université, étudiant·es et lycéen·nes, nos combats sont indissociables : de la défense des services publics, dont celui de l’éducation, à l’exigence de conditions d’étude et de travail décentes.
Paris le 01/10/2026