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jeudi 30 juin 2022

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Dégel du point d’indice : l’escroquerie

Dégel du point d’indice : des milliards et des miettes

Le ministre de la fonction publique vient d’annoncer que les fonctionnaires vont avoir l’immense privilège de voir le point d’indice augmenter de 3,5%.

Cette augmentation est indigente ! Rappelons trois chiffres simples, il faudrait :

1. Augmenter de 5,6% pour compenser l’inflation 2022 ;
2. Augmenter de 17,4% pour rattraper le gel du point depuis 2010 ;
3. Augmenter de 44% pour rattraper le décrochage par rapport au SMIC depuis 1981.

Par ailleurs, le ministre déforme la réalité en indiquant dans ses premiers communiqués que "l’augmentation du point d’indice de 3,5%, additionnée aux augmentations individuelles moyennes de 1,5% par an représente donc une progression moyenne de 5% de la rémunération des agents de la fonction publique."

C’est faux ! Lorsqu’il parle des "augmentations individuelles de 1,5% par an", il veut sans doute évoquer les changements d’échelon. En dehors des premiers échelons de catégorie C, la durée d’un échelon est de 2 ou 3 ans selon les grades. Dire que notre rémunération augmente de 1,5% par an est donc totalement mensonger.

Par ailleurs, attention au calcul : le point d’indice augmente, mais pas les primes. Donc ce n’est pas l’ensemble du revenu qui augmente de 3,5%, seulement une partie.

La CGT maintient la revendication d’une première augmentation d’au moins 10 % de la valeur du point, avec effet rétroactif au 1er janvier et indexation sur l’inflation, pour atteindre 20% d’augmentation à terme.
Lire la déclaration de la CGT à l’issue de la conférence salariale du 28 juin 2022.

De l’argent, il y en a !

Les exonérations d’impôts et de cotisations sociales se sont multipliées. C’est le cas, par exemple, avec le Crédit Impôt Recherche (CIR) : 5,57 milliards d’euros 2013, 6,71 milliards euros en 2019. La moitié de la dépense (3Mds euros) va à 500 grandes entreprises, et n’a aucun impact réel sur la recherche (ni même la R&D dans le privé) ... Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres !

L’étranglement budgétaire du service public n’est pas une fatalité, c’est un choix politique de société !