"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
Menu ☰Accueil > Syndicats > Auvergne-Rhône-Alpes > Université Savoie Mont Blanc
Site web du Syndicat CGT FERC Sup Université Savoie Mont Blanc
L’USMB qui fait partie des universités les plus mal dotées (dotation par étudiant·e inférieure de 10 pourcents à la moyenne nationale) est également une des universités les plus avant-gardistes en matière de restrictions budgétaires.
A tel point qu’à force d’économies à tout va, il n’y a plus de marge. Depuis la rentrée, des efforts budgétaires ciblant le « cout » des personnels d’enseignement sont imposés aux composantes. On demande aux départements d’enseignement de réduire le recours aux vacataires, quitte à empiler toujours plus de travail sur la tête de personnels déjà en sous-effectif.
A Polytech et à SCEM des baisses de rémunérations pour les enseignants sont évoquées. On passerait par exemple de 8h à 5h (eq TD) comptabilisées par an et par étudiant·e· pour le suivi d’un·e· alternant·e·. Des baisses d’heures de décharges diverses sont également discutées.
Baisser les rémunérations des collègues enseignant·e·s est révoltant dans un contexte où 20 années de gel du point d’indice ont conduit à l’effondrement du niveau de vie des fonctionnaires et des contractuel·le·s. Les grilles de salaires sont rattrapées par un SMIC qui est devenu un salaire plafond pour les catégories C.
Les primes des BIATSS à l’USMB sont parmi les plus basses de France. Ces salaires très bas sont tellement insultants, qu’ils freinent l’embauche de personnels administratif·ve·s ou d’informaticien·ne·s.
Ce contexte tendu sur les rémunérations n’est pas propre à l’USMB. La seule possibilité pour sortir l’ensemble de l’ESR de la crise est une revalorisation de son budget, une hausse significative du point d’indice et une refonte des grilles.
Des possibilités de financement supplémentaires pour le budget de l’état sont proposées comme la taxe Zucman. La pertinence de verser 211 milliards d’aides (par an) aux entreprises doit être questionnée.
Au vu de l’état des finances publiques, peut-on encore se permettre de payer des impôts pour subventionner les dividendes des entreprises du CAC40 ?
Et d’une façon générale, l’impôt est fait pour garantir le fonctionnement de services publics accessibles à l’ensemble de la population, pas pour contribuer à l’acquisition de jets privés, de yachts ou d’hôtels particuliers.
Face aux restrictions budgétaires mobilisons nous !
Dans les semaines qui viennent, on se mobilise pour demander notamment :
• des ouvertures de postes dans tous les services en sous-effectif
• une revalorisation du point d’indice pour compenser l’inflation des 20 dernières années
• la retraite à 60 ans