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Covid-19

CHSCT du 16 avril 2020

lundi 20 avril 2020

Depuis le 16 mars, la communauté universitaire, avec une immense conscience professionnelle, est engagée dans une mobilisation exceptionnelle pour maintenir un lien pédagogique à distance avec les étudiant·e·s, au risque d’y laisser des plumes.

L’avis ci-dessous que nous avons présenté au CHSCT du 16 avril n’est en rien une remise en question de l’engagement et de l’ingéniosité de tous les personnels à former et accompagner les étudiant·e·s, y compris en leur proposant des retours sur leurs apprentissages. Il prend au contraire acte des pressions inhabituelles que cette situation fait subir aux agents et aux étudiant·e·s. Avec l’Ordonnance du 27 mars 2020 [1], le gouvernement s’est en effet déchargé sur les universités, donc de fait, sur les responsables de diplômes et in fine sur les enseignant·e·s et personnels techniques pour maintenir, quoi qu’il en coûte, des examens à distance. Surcharge de travail, improvisation, anxiété, parfois conflit de valeur : nous sommes exposé·e·s à des risques psycho-sociaux bien connus [2]. Nous avons souhaité rappeler qu’il est possible d’adopter d’autres modalités que des évaluations pour permettre aux jurys de valider l’année d’étudiant·es (report de notes obtenues en semestre 2, délibération sur l’année à partir des seuls résultats du semestre 1, validation de fait du semestre 2...) [4]. Nous laissons à la CFVU du 22 avril le soin de discuter des problèmes pédagogiques, juridiques et techniques de la modification des modalités de contrôle des connaissances et des compétences. Notre devoir en tant que représentant·e·s des personnels au CHSCT est d’alerter sur ces risques afin de privilégier la protection de tou·te·s face à une illusoire continuité pédagogique.

Avis :
Les conséquences de la situation sanitaire exceptionnelle, en particulier le confinement et le passage à des enseignements à distance, induisent des inégalités de travail, de ressources (techniques, matérielles, pédagogiques) et de traitement entre les étudiant·e·s [3] ainsi qu’entre les enseignant·es.
Le CHSCT souligne qu’il est possible d’adopter d’autres modalités que des évaluations pour permettre aux jurys de valider l’année d’étudiant·es et ainsi de diminuer les risques psycho-sociaux que pourraient générer des examens durant cette période.
C’est pourquoi le CHSCT recommande de renoncer à l’organisation d’examens à distance car cette modalité ne permet aucune égalité de traitement et est donc porteuse de risques pour les étudiant·es et les personnels.

FSU / SUD-CGT : 4 voix pour ; SNPTES : 4 voix contre ; UNSA : absent (au moment du vote)

Avant de parvenir laborieusement à ce que l’avis précédent soit mis au vote, le CHSCT a commencé à échanger sur les conditions de reprise de l’activité. Aucun élément n’est arrêté pour le moment. Il est apparu des interrogations concernant :

  • les conditions de déconfinement - fournitures (gels, masques...), organisation des lieux de travail,
  • la disponibilité et les modalités d’acquisition de masques (la direction de l’UCBL s’efforce difficilement d’obtenir par plusieurs biais des stocks suffisants pour une activité minimale mais les procédures étatiques sont peu claires),
  • l’efficacité des masques "grand public",
  • la mise en place de tests et l’évolution de leur fiabilité,
  • l’identification, en lien avec la médecine du travail, de tous les personnels présentant une pathologie ou une vulnérabilité empêchant une reprise d’activité en présentiel,
  • la coordination avec les cotutelles, etc.

Cette reprise - au plus tôt le 11 mai - ne concernerait que les personnels et ne se ferait que progressivement. Sauf concours nationaux (dont les modalités et conditions seront définies par le Ministère), aucun·es étudiant·es ne reviendraient sur le campus avant la fin de l’été.

Pour les organisations syndicales CGT-SUD et FSU

[1] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041762732&dateTexte=20200408
[2] http://www.inrs.fr/risques/psychosociaux/facteurs-risques.html
[3] On ne peut qu’apprécier l’aide à l’équipement informatique organisée en urgence par l’UCBL auprès des étudiant·e·s. Pour autant elle ne peut combler la fracture numérique et la précarité démontrée par de multiples enquêtes. http://pierremerckle.fr/2020/03/la-continuite-pedagogique-vraiment/ ; https://www.snesup.fr/article/fiche-adaptation-du-travail-pedagogique ; https://www.univ-rennes2.fr/article/confinement-enquete-sur-conditions-vie-detudes
[4] L’ordonnance permet non seulement d’adapter les modalités de contrôles de connaissance, mais également d’adapter les modalités de validations d’année ou de diplôme (exemple Baccalauréat). Même les Universités de Cambridge ou d’Oxford ont adopté ces types de mesure :
https://www.cambridgeinternational.org/news/news-details/view/update-from-cambridge-international-on-may-june-2020-exams-20200323/ ; https://www.ox.ac.uk/students/coronavirus-advice?wssl=1

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