"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
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Élections aux Conseils centraux UGA - doctorant·esLe Conseil d’Administration (CA) et le Conseil Académique (CAc), sont renouvelés cette année. Ces élections interviennent dans un contexte très difficile pour les personnels comme pour les étudiant·es de l’UGA, du fait des politiques de casse du service public et de l’austérité généralisée, mais aussi de la politique de la présidence actuelle au cours des derniers mandats.
La recherche publique et les universités sont attaquées depuis des années avec des coupes budgétaires et des transformations de modèle qui dégradent fortement les conditions de travail des personnels – permanents, contractuels, et vacataires.
Ainsi la multiplication des appels à projets induit une concentration des financements sur un petit nombre de projets sur un temps court, au détriment du temps long nécessaire pour la recherche ; elle implique une charge administrative lourde et chronophage, ainsi que des contrats courts qui s’enchaînent.
Les suppressions de poste augmentent la concurrence entre jeunes chercheur·es, surchargeant les personnels permanents et précaires, et accentuent le recours aux vacataires, travailleur·euses précaires sans réel contrat de travail.
Les doctorant·es sont particulièrement concerné·es et réalisent bien trop souvent du travail gratuit, que ça soit via une absence de financement, le dépassement du temps de travail prévue par leur contrat, le refus de leur laisser poser des congés, ou encore la réalisation de tâches annexes à leurs missions.
La privatisation de la recherche est aussi source d’inquiétude pour beaucoup ; les partenariats avec les industries de l’armement (Thales, ST, MBDA...), et plus globalement le manque de transparence sur les partenariats avec le privé, empêchant de savoir à quelles fins leurs recherches seront utilisées et si ces fins sont en accord avec leurs valeurs. Enfin, les doctorant·es notamment étranger·es sont la cible de politiques xénophobes comme avec le projet de hausse de frais d’inscription différenciée et la suppression des APL.
Dans le contexte de changement climatique et de l’apparition de phénomènes extrêmes, la CGT s’engage à exiger des mesures relatives aux conditions de travail de l’ensemble des personnels. L’augmentation des températures constitue un réel danger pour les travailleur·euses : le stress thermique, les coups de chaleur et l’épuisement qui en découlent accentuent les risques d’accidents et de décès. Aussi, nous exigeons que les conditions de santé et de sécurité au travail soient réexaminées à la lumière de ces risques et que des actions sur l’organisation et l’environnement de travail à l’université soit réalisées : rénovation des bâtiments, réduction du temps de travail ou de certaines activités (publications, missions), utilisation raisonnée des ressources.
Nous pouvons aussi agir à notre niveau, sur le contenu des formations, sur l’orientation des recherches, sur la mise à disposition des résultats (données ouvertes, libération de brevets). Cela ne peut se faire que par la discussion collective, en tenant compte de l’impact de ces actions sur le travail lui-même.
Voter CGT, c’est montrer que nous ne voulons pas abandonner l’université aux logiques marchandes délétères à l’œuvre. C’est montrer que nous souhaitons peser sur les stratégies et les orientations, pour l’amélioration des conditions de travail de toustes, comme pour la défense du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, maillon essentiel de la construction et de la transmission des connaissances au profit du plus grand nombre. C’est affirmer aussi notre attachement aux valeurs de solidarité, d’égalité, de paix, de justice sociale, et surtout que ces valeurs ont un sens particulier dans nos métiers. La CGT Université de Grenoble se bat pour la transparence, l’obtention de droits nouveaux pour renforcer la démocratie, la solidarité et pour préserver les collectifs de travail contre l’individualisation et la précarisation à outrance.
Les élu·es CGT, en lien avec leur syndicat, s’engagent à porter la voix et les revendications des personnels dans ces conseils, interpeller la présidence à chaque fois que cela sera nécessaire, à vous informer des débats et les préparer avec vous sur certains sujets. Pour la CGT, siéger dans ces conseils n’est pas une fin en soi mais un outil pour la mobilisation de toutes et tous, pour reprendre en main notre travail collectivement.
The Board of Governors (CA) and the Academic Council (CAc) are up for re-election this year. These elections are taking place against a backdrop of great difficulty for both staff and students at UGA due to general policies dismantling public services and widespread austerity, but also to the policies of the current presidency over the last few terms of office.
Public research and universities have been under attack for years, with budget cuts and structural changes severely deteriorating working conditions for all staff, whether permanent, contracted or temporary.
The proliferation of calls for proposals leads to funding being concentrated on a small number of projects over a short period. This is detrimental to the long-term commitment required for research and entails a heavy, time-consuming administrative burden, as well as a succession of short-term contracts.
Job cuts are intensifying competition among early-career researchers, overburdening permanent and precarious staff alike, and leading to an increased reliance on temporary teaching staff – precarious workers without proper employment contracts.
PhD students are particularly affected, often finding themselves doing unpaid work due to a lack of funding, working beyond the hours stipulated in their contracts, being denied leave or carrying out tasks unrelated to their core duties.
The privatisation of research is also a cause for concern ; partnerships with the arming industry (Thales, ST, MBDA, etc.) and a general lack of transparency regarding private-sector partnerships prevent researchers from knowing how their research will be used and whether these purposes align with their values. Finally, PhD students, particularly those who are foreign nationals, are targeted by xenophobic policies such as the proposed increase in differentiated tuition fees and the abolition of housing benefit (APL).
In the context of climate change and the increasing frequency of extreme weather events, the CGT is committed to demanding improvements to the working conditions of all staff. Rising temperatures pose a real danger to workers, increasing the risk of accidents and fatalities through heat stress, heatstroke and resulting exhaustion. We therefore demand that the university reviews health and safety conditions in light of these risks and takes measures to improve the organisation and working environment : renovation of buildings, reduction of working hours and certain activities (e.g. publications and external assignments), and sensible use of resources.
We can also take action at our own level regarding training programme content, research direction and the availability of results (open data, patent release). These changes can only be achieved through collective discussion, taking into account the impact of these actions on the work itself.
Voting for the CGT shows that we do not want to abandon the university to the harmful, market-driven logic that is currently in operation. It demonstrates our desire to influence strategies and directions in order to improve working conditions for all, and to defend the public service of higher education and research — an essential link in the construction and transmission of knowledge for the benefit of the greatest number. Voting for the CGT also affirms our commitment to the values of solidarity, equality, peace and social justice, particularly in our professions. The CGT at the University of Grenoble is fighting for transparency and new rights to strengthen democracy and solidarity. We are also working to protect work collectives against excessive individualisation and precarious working conditions.
In conjunction with their union, CGT representatives are committed to voicing staff concerns and demands on these councils, challenging the presidency when necessary, keeping you informed of debates, and preparing with you on certain issues. For the CGT, sitting on these councils is a means to an end, a tool for mobilising everyone to take back control of our work collectively.
[1] CGT = Confédération Générale du Travail (General Confederation of Labour)