"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"

Menu ☰

Accueil > Syndicats > Auvergne-Rhône-Alpes > Université de Grenoble > Élections > Collèges doctorant·es des conseils centraux UGA - 2026

jeudi 26 mars 2026

Collèges doctorant·es des conseils centraux UGA - 2026

Élections aux Conseils centraux UGA - doctorant·es

Scrutin du 31 mars au 2 avril 2026
ENGLISH VERSION BELOW
CGT pour une université de service public, ouverte et émancipatrice !

Pourquoi ces élections ?

Le Conseil d’Administration (CA) et le Conseil Académique (CAc), sont renouvelés cette année. Ces élections interviennent dans un contexte très difficile pour les personnels comme pour les étudiant·es de l’UGA, du fait des politiques de casse du service public et de l’austérité généralisée, mais aussi de la politique de la présidence actuelle au cours des derniers mandats.

Un contexte difficile dans la recherche publique et les universités

La recherche publique et les universités sont attaquées depuis des années avec des coupes budgétaires et des transformations de modèle qui dégradent fortement les conditions de travail des personnels – permanents, contractuels, et vacataires.

Ainsi la multiplication des appels à projets induit une concentration des financements sur un petit nombre de projets sur un temps court, au détriment du temps long nécessaire pour la recherche ; elle implique une charge administrative lourde et chronophage, ainsi que des contrats courts qui s’enchaînent.

Les suppressions de poste augmentent la concurrence entre jeunes chercheur·es, surchargeant les personnels permanents et précaires, et accentuent le recours aux vacataires, travailleur·euses précaires sans réel contrat de travail.

Les doctorant·es sont particulièrement concerné·es et réalisent bien trop souvent du travail gratuit, que ça soit via une absence de financement, le dépassement du temps de travail prévue par leur contrat, le refus de leur laisser poser des congés, ou encore la réalisation de tâches annexes à leurs missions.

La privatisation de la recherche est aussi source d’inquiétude pour beaucoup ; les partenariats avec les industries de l’armement (Thales, ST, MBDA...), et plus globalement le manque de transparence sur les partenariats avec le privé, empêchant de savoir à quelles fins leurs recherches seront utilisées et si ces fins sont en accord avec leurs valeurs. Enfin, les doctorant·es notamment étranger·es sont la cible de politiques xénophobes comme avec le projet de hausse de frais d’inscription différenciée et la suppression des APL.

Une urgence : le changement climatique

Dans le contexte de changement climatique et de l’apparition de phénomènes extrêmes, la CGT s’engage à exiger des mesures relatives aux conditions de travail de l’ensemble des personnels. L’augmentation des températures constitue un réel danger pour les travailleur·euses : le stress thermique, les coups de chaleur et l’épuisement qui en découlent accentuent les risques d’accidents et de décès. Aussi, nous exigeons que les conditions de santé et de sécurité au travail soient réexaminées à la lumière de ces risques et que des actions sur l’organisation et l’environnement de travail à l’université soit réalisées : rénovation des bâtiments, réduction du temps de travail ou de certaines activités (publications, missions), utilisation raisonnée des ressources.

Nous pouvons aussi agir à notre niveau, sur le contenu des formations, sur l’orientation des recherches, sur la mise à disposition des résultats (données ouvertes, libération de brevets). Cela ne peut se faire que par la discussion collective, en tenant compte de l’impact de ces actions sur le travail lui-même.

Pourquoi la CGT se présente à ces élections ?

Voter CGT, c’est montrer que nous ne voulons pas abandonner l’université aux logiques marchandes délétères à l’œuvre. C’est montrer que nous souhaitons peser sur les stratégies et les orientations, pour l’amélioration des conditions de travail de toustes, comme pour la défense du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, maillon essentiel de la construction et de la transmission des connaissances au profit du plus grand nombre. C’est affirmer aussi notre attachement aux valeurs de solidarité, d’égalité, de paix, de justice sociale, et surtout que ces valeurs ont un sens particulier dans nos métiers. La CGT Université de Grenoble se bat pour la transparence, l’obtention de droits nouveaux pour renforcer la démocratie, la solidarité et pour préserver les collectifs de travail contre l’individualisation et la précarisation à outrance.

Les élu·es CGT, en lien avec leur syndicat, s’engagent à porter la voix et les revendications des personnels dans ces conseils, interpeller la présidence à chaque fois que cela sera nécessaire, à vous informer des débats et les préparer avec vous sur certains sujets. Pour la CGT, siéger dans ces conseils n’est pas une fin en soi mais un outil pour la mobilisation de toutes et tous, pour reprendre en main notre travail collectivement.

Toustes concerné.es ! – Nos revendications

Précarité

  • Exonération des frais d’inscription pour toustes ;
  • Financement de toustes les doctorant·es pour la durée totale effective de leur doctorat ;
  • Respect de la loi de 2020 établissant la mensualisation du paiement des vacataires ;
  • Contractualisation des doctorant·es vacataires, CDI-sation des vacataires qui assurent des services importants depuis des années ;
  • Pour les doctorant·es contractuel·les, les heures d’enseignement doivent prendre la forme d’une activité complémentaire d’enseignement à travers un avenant au contrat, plutôt que de vacations ;
  • Accès effectif à la crèche de l’UGA ;

Conditions de travail

  • Respect du cadre légal du CSI, qui veille au bon déroulement de la thèse : consultation obligatoire des doctorant·es lors de sa constitution ; formation des membres du CSI et des directions des ED sur les questions de violences, discriminations et harcèlement ;
  • Intégration des heures d’enseignement dans le temps de travail de la thèse ;
  • Accès pour chaque doctorant·e à un poste de travail individuel et au matériel – notamment informatique – nécessaire à la réalisation de son travail ;
  • Respect des limites du temps de travail : limitation au maximum du travail dans l’urgence ; respect d’un véritable droit à la déconnexion ;
  • Accès de droit au télétravail sur la base du volontariat ;
  • Respect de l’obligation des employeurs de garantir notre santé et notre sécurité en y mettant les moyens nécessaires ;
  • Rénovation énergétique des bâtiments, remboursement à 100% des abonnements de transports ;
  • Contre la course à la technologie et au numérique, comme avec l’utilisation de plus en plus encouragée de l’IA générative sans formation/information systématique sur ce que cet usage implique, les limites de ces outils et controverses (par exemple, OpenAI qui finance la campagne de Trump et aide l’ICE) ;

Discriminations

  • Formation de la direction de thèse à l’encadrement et contre les discriminations et les VSS ;
  • Pour une égalité réelle des droits et une meilleure prise en compte du handicap / contre l’exclusion et la discrimination : adaptation du poste, moyens pour les personnels et étudiant·es en situation de handicap. Pour une transparence des procédures de prolongation de thèse pour situation de handicap ;

Service public

  • Pour la défense de l’emploi statutaire, ouverture massive de postes dans la recherche publique, contre les suppressions, gels et « différés » de postes ;
  • Contre la sélection à l’université et toute hausse des frais d’inscription. Nous sommes pour une université publique ouverte à tous et à toutes. Nous refusons toute discrimination envers les étudiant·es étranger·es. Pas de condition de possession de papiers pour l’inscription à l’université ;
  • Refus des « passe-droits » – présidentiels ou autres : la répartition des ressources doit faire l’objet de discussions collectives et les instances et leurs prérogatives doivent être respectées.

English version : Elections to the UGA Central Councils – PhD Students

Voting takes place from 31 March to 2 April 2026.
Vote for CGT [1] to help build a public, open and empowering university !

Why these elections ?

The Board of Governors (CA) and the Academic Council (CAc) are up for re-election this year. These elections are taking place against a backdrop of great difficulty for both staff and students at UGA due to general policies dismantling public services and widespread austerity, but also to the policies of the current presidency over the last few terms of office.

A difficult context in public research and universities

Public research and universities have been under attack for years, with budget cuts and structural changes severely deteriorating working conditions for all staff, whether permanent, contracted or temporary.

The proliferation of calls for proposals leads to funding being concentrated on a small number of projects over a short period. This is detrimental to the long-term commitment required for research and entails a heavy, time-consuming administrative burden, as well as a succession of short-term contracts.

Job cuts are intensifying competition among early-career researchers, overburdening permanent and precarious staff alike, and leading to an increased reliance on temporary teaching staff – precarious workers without proper employment contracts.

PhD students are particularly affected, often finding themselves doing unpaid work due to a lack of funding, working beyond the hours stipulated in their contracts, being denied leave or carrying out tasks unrelated to their core duties.

The privatisation of research is also a cause for concern ; partnerships with the arming industry (Thales, ST, MBDA, etc.) and a general lack of transparency regarding private-sector partnerships prevent researchers from knowing how their research will be used and whether these purposes align with their values. Finally, PhD students, particularly those who are foreign nationals, are targeted by xenophobic policies such as the proposed increase in differentiated tuition fees and the abolition of housing benefit (APL).

The emergency : climate change

In the context of climate change and the increasing frequency of extreme weather events, the CGT is committed to demanding improvements to the working conditions of all staff. Rising temperatures pose a real danger to workers, increasing the risk of accidents and fatalities through heat stress, heatstroke and resulting exhaustion. We therefore demand that the university reviews health and safety conditions in light of these risks and takes measures to improve the organisation and working environment : renovation of buildings, reduction of working hours and certain activities (e.g. publications and external assignments), and sensible use of resources.

We can also take action at our own level regarding training programme content, research direction and the availability of results (open data, patent release). These changes can only be achieved through collective discussion, taking into account the impact of these actions on the work itself.

Why is the CGT participating in these elections ?

Voting for the CGT shows that we do not want to abandon the university to the harmful, market-driven logic that is currently in operation. It demonstrates our desire to influence strategies and directions in order to improve working conditions for all, and to defend the public service of higher education and research — an essential link in the construction and transmission of knowledge for the benefit of the greatest number. Voting for the CGT also affirms our commitment to the values of solidarity, equality, peace and social justice, particularly in our professions. The CGT at the University of Grenoble is fighting for transparency and new rights to strengthen democracy and solidarity. We are also working to protect work collectives against excessive individualisation and precarious working conditions.

In conjunction with their union, CGT representatives are committed to voicing staff concerns and demands on these councils, challenging the presidency when necessary, keeping you informed of debates, and preparing with you on certain issues. For the CGT, sitting on these councils is a means to an end, a tool for mobilising everyone to take back control of our work collectively.

This concerns us all ! Our claims

Precariousness

  • Exemption from tuition fees for all ;
  • Funding for all PhD students for the full duration of their PhD ;
  • Compliance with the 2020 law establishing monthly payment for temporary staff ;
  • Formal contracts for doctoral students teaching as temporary staff and permanent contracts for part-time staff who have provided essential services for years.
  • For doctoral students on fixed-term contracts, teaching hours should be considered supplementary teaching activities through a contract amendment rather than ad hoc assignments.
  • Effective access to the UGA childcare facility.

Working conditions

  • Compliance with the legal framework of the Thesis Supervisory Committee (CSI) to ensure the thesis progresses smoothly :
    • mandatory consultation with PhD students during the formation of the committee ;
    • training for CSI members and doctoral programme directors on issues of violence, discrimination and harassment.
    • inclusion of teaching hours within the working hours allocated to the thesis.
  • Access for every PhD student to an individual workstation and the necessary equipment, particularly IT equipment, to carry out their work.
  • Respect for working time limits, including minimising urgent work and respecting the right to disconnect.
  • The right to work from home on a voluntary basis.
  • Compliance with employers’ obligation to safeguard health and safety by providing the necessary resources.
  • Energy-efficient refurbishment of buildings and 100% reimbursement of travel passes.
  • Opposition to the race for technology and digitalisation, such as the increasingly encouraged use of generative AI without systematic training or information on what this entails, the limitations of these tools, and the controversies surrounding them (e.g. OpenAI funding Trump’s campaign and assisting ICE).

Discriminations

  • Training for thesis advisors on supervision, combating discrimination and gender-based violence
  • For genuine equality of rights and greater consideration of disability / against exclusion and discrimination : providing workplace adaptations and resources for staff and students with disabilities. Transparency in disability-related thesis extension procedures.

Public service

  • In defence of permanent employment and a significant increase in public research positions, and against job cuts, freezes and ’deferred’ appointments.
  • Against selection at university and any increase in tuition fees. We support a public university that is open to all. We reject any discrimination against international students. There should be no requirement to hold valid immigration documents for university enrollment.
  • Rejection of ’special privileges’ – presidential or otherwise : the allocation of resources must be subject to collective discussion, and the prerogatives of the relevant bodies must be respected.

[1CGT = Confédération Générale du Travail (General Confederation of Labour)