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Syndicat CGT Université de Grenoble
Répression et austérité budgétaire à l’UGA
Demain, 10 mars 2026, l’intersyndicale nationale appelle à une journée de mobilisation, dans l’enseignement supérieur et la recherche, « contre les suppressions de postes et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherche par leur sous-financement chronique ».
C’est dans ce contexte de mobilisation que le président de l’UGA a choisi d’interdire par arrêté deux réunions syndicales, organisées par des organisations étudiantes :
Les organisations syndicales et étudiantes signataires de ce communiqué dénoncent fermement ces interdictions, actions répressives particulièrement graves, contraires aux libertés syndicales aussi bien qu’aux libertés académiques des étudiant·es et des personnels de l’université. Nous apportons tout notre soutien aux organisations et aux militant·es ciblé·es par cette répression. Celle-ci est d’autant plus grave, au moment où l’extrême droite progresse, et où on assiste à un complet renversement de valeurs, dans lequel les organisations qui se revendiquent de l’antifascisme sont particulièrement ciblées de toutes parts.
Comme nous l’avons toujours dit, l’austérité budgétaire et la répression sont deux facettes d’une même politique, que ce soit au niveau national ou au niveau local à l’UGA.
Au niveau national, c’est le même gouvernement qui d’un côté s’attaque aux services publics, et impose l’austérité et les coupes budgétaires, y compris à l’université ; et qui de l’autre augmente les budgets de l’armée et de la police, annonce sa volonté de rétablir le service militaire, et réprime les mouvements de grèves et les manifestations.
À l’UGA et dans ses établissements composantes, ce sont les mêmes présidences qui d’un côté, appliquent cette austérité budgétaire en supprimant des postes, en dégradant le service public et les conditions de travail et d’études, en tentant d’augmenter les frais d’inscription ; et qui de l’autre interdisent les réunions d’organisations étudiantes qui tentent de mobiliser contre ces politiques.
Nous appelons à une réaction ferme de toutes et tous, étudiant·es comme personnels : de telles interdictions ne doivent pas passer.
Nos organisations appellent ensembles à un rassemblement, mardi 10 mars à 12h15 devant la présidence :
CGT Université de Grenoble — Solidaires étudiant·es Grenoble — Unef Grenoble