"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
Menu ☰Accueil > Syndicats > Auvergne-Rhône-Alpes > Université de Grenoble
Syndicat CGT Université de Grenoble
Les 27 février, puis le 8 mars 2025, mobilisons-nous, informons-nous, luttons pour les droits des femmes !Inégalités salariales, violences sexistes et sexuelles, backlash face aux récentes avancées pour les droits des femmes et des minorités, montée des discours réactionnaires et masculinistes : autant de raisons pour lesquelles la CGT et d’autres organisations appellent à la grève féministe ainsi qu’à une mobilisation massive le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
En prévision de cette journée de mobilisation du 8 mars, qui tombe cette année un samedi, la CGT université de Grenoble a déposé un préavis de grève pour la journée du 27 février 2025, et organise trois heures d’information ouvertes à tous :
Une autorisation d’absence est accordée par la présidence de l’UGA, au titre du droit syndical aux heures mensuelles d’information, pour assister à ces réunions.
Quelques éléments suite à l’analyse du diagnostic de situation comparée des femmes et des hommes à l’UGA, d’après le rapport social unique 2023 :
Les élu·es CGT avaient déjà souligné la faiblesse du précédent « Plan d’action d’égalité professionnelle femmes-hommes » lors de sa présentation en CSA, surtout pour les personnels BIATSS, qui sont les plus touchés par cette ségrégation.
Le patriarcat a également des effets délétères sur les temps de travail : en 2024, parmi les personnels à temps partiel, 78 % sont des femmes, un chiffre stable depuis 2022. De plus, le remplacement ne couvre que 50 % des personnels en congé maternité, fragilisant ainsi l’effectivité de ce droit. La « charte des bons usages du temps de travail », censée favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle, familiale et personnelle, reste encore partiellement appliquée.
Enfin, bien que le dispositif de signalement des violences sexistes et sexuelles ait été mis en place, avec des moyens institutionnels associés à cette cellule, des témoignages inquiétants de sexisme ordinaire et de violences sexistes et sexuelles continuent à émerger. Ces actes se produisent parfois dans la plus grande impunité, y compris à des niveaux hiérarchiques élevés de l’établissement.
Mais ou est passé l’argent ? 14 millions d’euros sur 5 ans... C’est le montant affiché en 2022 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR) dans le cadre de son plan 2021-2025 de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Or, à ce jour, nous ne savons pas où est passée la majorité de cet argent.
L’actualité (affaire Abbé Pierre, affaire Betharram, ...) nous montre, de manière sordide, la tolérance complice des institutions envers les agresseurs. Les victimes parlent, mais les institutions et les personnes qui dirigent les ignorent ou les font taire et protègent les agresseurs. Les violences sont au cœur des processus de domination.
La domination patriarcale s’exerce dans tous les domaines. Les femmes en sont majoritairement victimes, mais aussi les enfants, les personnes LGBTQIA+, les personnes en situation de handicap, racisées, etc... Les luttes pour l’égalité professionnelle comme celles contre les violences sexistes et sexuelles, sont des enjeux profondément sociaux et syndicaux.