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mardi 24 février 2026

Syndicat CGT Université de Grenoble

27 février, 8 mars : journées de mobilisation pour l’égalité entre les femmes et les hommes

Vendredi 27 février : journée de grève et de mobilisation à l’UGA

Cette année, le 8 mars tombe un dimanche : afin de pouvoir organiser aussi la mobilisation féministe au travail, et comme l’année dernière, nous avons déposé un préavis de grève à l’UGA, Grenoble INP-UGA et Sciences Po Grenoble-UGA, afin de permettre aux personnels de ces établissements de participer à cette mobilisation sur les questions liées à nos établissements et employeurs.

10h-12h : table syndicale, arrêt Université Bibliothèques
Venez nombreux·ses, discuter, boire un café, apporter votre point de vue !
12h30-13h30, amphi 6 PMF : réunion d’informations syndicales
14h-15h30, amphi 6 PMF : projection du film « Briser le silence des amphis » puis débat

Dimanche 8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

À Grenoble : départ de la manifestation à 15h40, devant l’hôpital couple-enfant (arrêt de tram La Tronche Hôpital)
À Valence : devant le cinéma Le Navire
Village des luttes féministe, 13h-18h
Départ de la manifestation à 13h30

Pourquoi se mobiliser le 27 février ?

À l’UGA et ses établissements-composantes, les inégalités entre femmes et hommes, et les violences sexistes, perdurent.

D’après le rapport social unique 2024, parmi les personnels de l’UGA, les femmes sont rémunérées en moyenne 21,1 % de moins que les hommes. Parmi les personnels de Grenoble INP–UGA, la rémunération des femmes est inférieure de 19,8 % d’après le rapport social 2024. À Sciences Po Grenoble-UGA, en 2021 (dernières données disponibles), la rémunération des femmes en moyenne indiciaire était inférieure de 18,2 % par rapport à celle des hommes.

Les années précédentes, cette statistique était de :

UGA - UGAGrenoble INP - UGA
2023 18,5 % 20,3 %
2022 18,9 % 21,3 %
2021 21,6 % 21,5 %
2020 17,1 % 24,2 %

Nous ne notons donc aucune amélioration significative à ce sujet.

De plus, le rapport social unique de l’UGA montre l’importance sur cette différence de rémunération de l’« effet de ségrégation de corps ». Par exemple à l’UGA, on peut noter que les femmes représentent 69,8 % des personnels BIATSS, mais seulement 62,3 % des postes de catégorie A contre 75,9 % des postes en catégorie C. Les élu·es CGT avaient d’ailleurs noté, à l’occasion de la présentation du précédent « Plan d’action d’égalité professionnelle femmes-hommes » de l’UGA sur la période 2021-2024, la faiblesse de ce plan d’action sur les volets concernant les personnels BIATSS.

Le patriarcat a aussi des effets délétères sur les temps de travail : en 2024, parmi les personnels à temps partiel, 80,2 % étaient des femmes (80,6 % en 2023 ; 77 % en 2022). Le remplacement à seulement 50 % des personnels en congé maternité rend fragile l’effectivité de ce droit. La « charte des bons usages du temps de travail », censée faciliter l’équilibre entre temps de travail salarié, temps de travail domestique, temps familiaux et de loisirs, reste très partiellement appliquée dans nos établissements.

Enfin, malgré la mise en place du dispositif de signalement des actes de violences sexistes et sexuelles, de discriminations et de harcèlements, et malgré les moyens institutionnels associés à cette cellule, nous continuons à recevoir régulièrement des témoignages inquiétants de sexisme ordinaire, de violences sexistes et sexuelles, parfois dans la plus grande impunité et au plus haut niveau hiérarchique de l’établissement.

Pour toutes ces raisons, nous avons donc déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels, titulaires, contractuels ou vacataires de l’UGA, de Grenoble INP-UGA et de Sciences Po Grenoble-UGA, pour le 27 février 2026 :

  • pour la mise en place d’actions concrètes, à l’UGA et ses établissements-composantes, en faveur de l’égalité salariale entre femmes et hommes ;
  • pour le maintien et la pérennisation des moyens du dispositif de signalement des actes de violences sexistes et sexuelles, de discriminations, de harcèlements (VSSDH) : postes permanents, titularisation des personnels ; pour la publication à destination des personnels de bilans de ce dispositif incluant des données quantitatives ;
  • pour le remplacement systématique et à 100 % des agents en congé maternité ;
  • pour la mise en place de congés menstruels ou gynécologiques ;
  • pour l’association des personnels via leurs syndicats à la mise en place, annoncée en septembre 2026, d’une crèche pour les personnels et étudiant·es, et la détermination des critères d’attribution de places, ainsi que la mise en place de salles d’allaitements ;
  • pour l’application partout à l’UGA de la « charte du bon usage des temps de travail », et l’extension de cette charte dans tous les établissements-composantes ;
  • pour la mise en place de formations pour tous les personnels, et à tous les niveaux, en particulier aux niveaux dirigeants, sur les enjeux de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • pour l’attribution égalitaire de noms de femmes et d’hommes pour les rues et bâtiments des campus universitaires.

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