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Syndicat CGT Université de Grenoble
27 février, 8 mars : journées de mobilisation pour l’égalité entre les femmes et les hommesCette année, le 8 mars tombe un dimanche : afin de pouvoir organiser aussi la mobilisation féministe au travail, et comme l’année dernière, nous avons déposé un préavis de grève à l’UGA, Grenoble INP-UGA et Sciences Po Grenoble-UGA, afin de permettre aux personnels de ces établissements de participer à cette mobilisation sur les questions liées à nos établissements et employeurs.
À l’UGA et ses établissements-composantes, les inégalités entre femmes et hommes, et les violences sexistes, perdurent.
D’après le rapport social unique 2024, parmi les personnels de l’UGA, les femmes sont rémunérées en moyenne 21,1 % de moins que les hommes. Parmi les personnels de Grenoble INP–UGA, la rémunération des femmes est inférieure de 19,8 % d’après le rapport social 2024. À Sciences Po Grenoble-UGA, en 2021 (dernières données disponibles), la rémunération des femmes en moyenne indiciaire était inférieure de 18,2 % par rapport à celle des hommes.
Les années précédentes, cette statistique était de :
| UGA - UGA | Grenoble INP - UGA | |
|---|---|---|
| 2023 | 18,5 % | 20,3 % |
| 2022 | 18,9 % | 21,3 % |
| 2021 | 21,6 % | 21,5 % |
| 2020 | 17,1 % | 24,2 % |
Nous ne notons donc aucune amélioration significative à ce sujet.
De plus, le rapport social unique de l’UGA montre l’importance sur cette différence de rémunération de l’« effet de ségrégation de corps ». Par exemple à l’UGA, on peut noter que les femmes représentent 69,8 % des personnels BIATSS, mais seulement 62,3 % des postes de catégorie A contre 75,9 % des postes en catégorie C. Les élu·es CGT avaient d’ailleurs noté, à l’occasion de la présentation du précédent « Plan d’action d’égalité professionnelle femmes-hommes » de l’UGA sur la période 2021-2024, la faiblesse de ce plan d’action sur les volets concernant les personnels BIATSS.
Le patriarcat a aussi des effets délétères sur les temps de travail : en 2024, parmi les personnels à temps partiel, 80,2 % étaient des femmes (80,6 % en 2023 ; 77 % en 2022). Le remplacement à seulement 50 % des personnels en congé maternité rend fragile l’effectivité de ce droit. La « charte des bons usages du temps de travail », censée faciliter l’équilibre entre temps de travail salarié, temps de travail domestique, temps familiaux et de loisirs, reste très partiellement appliquée dans nos établissements.
Enfin, malgré la mise en place du dispositif de signalement des actes de violences sexistes et sexuelles, de discriminations et de harcèlements, et malgré les moyens institutionnels associés à cette cellule, nous continuons à recevoir régulièrement des témoignages inquiétants de sexisme ordinaire, de violences sexistes et sexuelles, parfois dans la plus grande impunité et au plus haut niveau hiérarchique de l’établissement.
Pour toutes ces raisons, nous avons donc déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels, titulaires, contractuels ou vacataires de l’UGA, de Grenoble INP-UGA et de Sciences Po Grenoble-UGA, pour le 27 février 2026 :