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Site web de la CGT FERC Sup de l’université de Bordeaux
La quête du profit par le capital et le grand patronat est destructrice pour les écosystèmes dans toutes leurs diversités humaines, animales et végétales. Le vote récent de la loi d’urgence agricole, qui couronne l’agrobusiness, en est un exemple récent et cruel. Cette loi criminelle réintroduit deux pesticides dangereux pour la biodiversité et pour la santé humaine, l’acétamipride et le flupyradifurone.
La seule limite à l’appétit insatiable du capital, c’est la résistance que lui impose les citoyennes et citoyens, les salarié.es organisés autour de leurs syndicats.
Les droits sociaux n’échappent pas à cette règle. A la veille des congés d’été, rappelons-nous que les congés payés sont une conquête sociale acquise par la grève des travailleuses et des travailleurs. Rien ne nous a jamais été donné.
Les congés payés, d’où ça vient ?
Chèr.es collègues, la CGT vous souhaite de profiter pleinement de ce conquis social, de ce temps libéré de la nécessité de travailler dans une relation de hiérarchie, de domination, soumis à des injonctions contradictoires toujours plus fortes. Beaucoup d’entre nous le savons. Plus que jamais, ce temps est devenu vital pour se ressourcer et retrouver nos capacités de résistance pour affronter les défis auxquels nous devrons faire face.
Chèr.es collègues, la CGT vous donne rendez-vous à la rentrée. Car, ne nous berçons pas d’illusions. La rentrée sera encore très dure. Comme beaucoup d’agents du service public, nos conditions de travail se sont profondément dégradées. Et ça va continuer.
Les échanges menés en conseil d’administration du 22 juin 2026 lors du vote sur le contrat d’objectifs, de moyens et performance (COMP), auquel la CGT s’est opposée avec force, les éléments présents dans les notes de cadrage budgétaire et du plan de gestion des emplois l’annoncent : développement accru de la précarisation des agents publics, réorganisations forcées pour faire des économies, baisse des capacités d’accueil, fermeture de sites, réduction de certains services… et à l’arrivée, toujours plus de souffrance au travail.
Mais ne partons pas vaincus. Tout cela découle de choix politiques. La destruction des universités publiques est délibérée. Car l’argent, il y en a : 13.335 millionnaires ne payent aucun impôt sur le revenu en France ; 211 milliards d’aides sont versées aux entreprises sans contreparties, sans contrôle, sans évaluations, pour subventionner les dividendes du CAC40 ; l’économie de guerre bat son plein, le budget des armées progresse pour atteindre 2,5% du PIB. Immédiatement le Crédit d’impôts Recherche (autour de 10Mds d’euros) pourrait être réaffecté aux universités et aux centres de recherche publics.
Pensons-nous que l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) répondent à des besoins vitaux de la nation ? Pensons-nous qu’une jeunesse hautement qualifiée est un atout pour relever les défis de demain ? Pensons-nous que l’élaboration du savoir doit être protégée des intérêts politiques et financiers ? Pensons-nous que la science a encore son mot à dire pour accompagner et appuyer les politiques publiques ?
Contre toute attaque sur le financement de l’ESR public, contre les frais différenciés, la CGT vous appelle dès aujourd’hui à construire la riposte et à vous mobiliser pour la journée nationale du 15 septembre 2026.
Construisons ensemble un futur humaniste et écologique, un futur démocratique, ouvert à toutes et tous. Rejoignez la CGT, rejoignez nos collectifs doctorants, nos collectifs les précaires de l’ESR, venez renforcer nos collectifs juridiques.
Vive la lutte et bonnes vacances