"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"

Menu ☰

Accueil > Syndicats > Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes > Université Bordeaux

vendredi 25 juillet 2025

Site web de la CGT FERC Sup de l’université de Bordeaux

La CGT aux côtés des personnels pour défendre leurs droits. Bilan d’activité 2024-2025.

Actualités

Signer la pétition. Non à la loi Duplomb – Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective.

Signer la pétition. Budget BAYROU : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Gaza meurt de faim, ne détournons pas le regard. La CGT FERC Sup déplore l’absence de prise de position de l’université de Bordeaux pour dénoncer et mettre fin au Génocide en cours à Gaza. Nous ne pouvons plus nous taire. Sur la base du courrier adressé par l’AURDIP à l’ensemble des membres de France Universités le 4 juillet dernier, le syndicat CGT FERC Sup appelle l’université de Bordeaux à rejoindre la campagne européenne demandant la suspension de l’accord de coopération UE-Israël.

Lettre de l’AURDIP aux Président·e·s d’université sur la coopération UE-Israël

Améliorer la vie des travailleuses et travailleurs aujourd’hui

La CGT FERC Sup aux côtés des personnels de l’université.

Dans un contexte de dégradation importante de nos universités, les conditions de travail se détériorent dangereusement, impactant les collectifs de travail et, en bout de chaîne, les personnels.

En 2024-2025, les sollicitations des personnels pour un accompagnement syndical ont explosé. En mettant de côté les simples demandes d’information sur les droits des salariés, c’est plus de 30 accompagnements que nous avons réalisés au sein de l’université de Bordeaux.

Ces accompagnements ont touché à différentes problématiques :
  Contestation de procédures de licenciement envers les contractuels (enseignants, BIATSS, doctorants) ;
  Reconnaissance d’accidents de service et de travail ;
  Aménagement du poste de travail après des arrêts longues maladies et graves maladies ;
  Réintégration de fonctionnaires sur un emploi correspond à leurs grades après un détachement ;
  Signalements de dysfonctionnements managériaux majeurs dans le registre santé sécurité au travail, saisies des formations spécialisées de site en matière de santé, sécurité et conditions de travail, et demandes d’enquête ;
  Signalements auprès de la cellule d’écoute, de veille et de signalement ;
  Médiation dans le cadre de relations dysfonctionnelles entre agents et/ou entre agents et manageurs ;
  …

De belles victoires ont été obtenues, le TRAVAIL SYNDICAL parfois PAYE !

Néanmoins, nos moyens syndicaux restent encore trop limités pour une université de 6354 personnels, comprenant 47% de contractuels (rapport social unique, 2024), et localisés sur différents campus.

Hélas, faute de temps, nous n’avons pas pu répondre à certaines sollicitations. Nous formulons nos plus sincères excuses aux personnels qui n’ont pu recevoir notre aide.

Pour ne plus laisser de personnels de côté, nous devons renforcer le syndicalisme. La CGT est votre outil pour défendre vos droits. Syndiquez-vous !

Améliorer la vie des travailleuses et travailleurs demain

La CGT FERC Sup au rendez-vous des grandes mobilisations.

Alors que les services publics sont la colonne vertébrale de notre république démocratique et sociale, les politiques successives des gouvernements Barnier puis Bayrou ont permis de continuer la mise en œuvre de leur lente et douloureuse destruction.

Le désengagement financier inscrit dans les différents projets de loi de finances ne permet plus de répondre aux besoins des universités en termes de recrutements, d’investissement dans de grands équipements, et de maintien du périmètre d’activité des universités dans ces différentes missions (baisse des capacités d’accueil, fermetures de formations…).

L’attractivité des métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et le pouvoir d’achat des personnels sont en chute libre (gel du point d’indice, jours de carence et diminution de 100 % à 90 % de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie, non-versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat).

- 27 % depuis 2000, soit de -519 € à -1790 € de pertes mensuelles selon les catégories !

Ce désengagement s’accompagne en outre d’une pratique autoritaire du pouvoir pour imposer des réformes et des restructurations non concertées et très discutables sur les objectifs visés (Keylabs, formation des enseignants). Pratique autoritaire également pour faire taire toutes contestations sur les campus (répression des mouvements étudiants, sanctions d’enseignants-chercheurs) attaquant de ce fait le droit à l’expression politique des étudiants et les libertés académiques.

L’année universitaire 2024-2025 a donc été le théâtre de nombreuses luttes sociales. La CGT FERC Sup s’est engagée sur l’ensemble des luttes.

Nous nous sommes mobilisés contre les projets de loi de finance de l’ESR. Nous avons dénoncé la vague 2 de l’autonomie des universités et le projet de contrats d’objectifs, de moyens et de performance à 100% (COMP 100%).

Nous nous sommes mobilisés pour dénoncer les dérives de l’HCERES et demander sa suppression, pour dénoncer les dangers des zones à régime restrictif (ZRR) sur les libertés fondamentales et académiques et exiger un moratoire.

Nous nous sommes mobilisés auprès des PRAG et PRCE pour demander un alignement des primes sur les enseignants-chercheurs tout en contestant le nouveau projet de décret imposant de nouvelles obligations de service.

Nous nous sommes mobilisés pour défendre les droits des doctorants et des vacataires qui servent trop souvent de variable d’ajustement pour les enseignements.

Nous avons obtenu quelques victoires, mais trop peu pour stopper l’entreprise de destruction de l’ESR public. Seul le rapport de force pourra faire plier un gouvernement illibéral et autoritaire.

Pour construire ce rapport de force, nous devons renforcer le syndicalisme. La CGT est votre outil pour défendre vos droits. Syndiquez-vous !

Une rentrée universitaire 2025 offensive

Budget Bayrou et COMP 100%.

Le 15 juillet, le premier Ministre François Bayrou a présenté les axes d’un budget 2026 d’une brutalité sans précédent.

Tout le monde est appelé à participer à l’effort portant sur 44 milliards d’euros d’économie sauf les grandes entreprises et les grandes fortunes. Citons :
  suppression de deux jours fériés,
  coupes dans les services publics,
  remise en cause du droit du travail,
  une énième réforme de l’assurance chômage,
  gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les,
  désindexation des pensions de retraites,
  doublement des franchises médicales,
  remise en cause de la 5ème semaine de congés payés…

Dans le même temps, nous apprenons que dès l’année prochaine, l’intégralité de la subvention pour charges de service public (SCSP) dépendra des nouveaux COMP 100 %.

Nous ne pouvons accepter cela. Avec le passage des COMP à 100%, ce qui se dessine, c’est l’absence de tout financement garanti de notre masse salariale, et donc l’impossibilité de construire des stratégies de recrutement à moyen ou long terme et de réduire la précarité dans nos établissements. C’est également une perte d’autonomie encore plus avancée et une mise sous tutelle complète des universités.

Dans ce contexte extrêmement préoccupant, pour nos établissements et notre jeunesse, il est encore temps d’agir et de réagir. Il est urgent de préparer une rentrée sociale offensive !