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vendredi 20 mars 2026

Printemps des luttes

Les difficultés que connaissent les travailleuses et les travailleurs de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) ne sont pas nouvelles, mais elles sont nombreuses : rémunérations en berne, état déplorable des bâtiments, asphyxie budgétaire des établissements conduisant à la réduction du nombre de postes, à l’augmentation de la précarité, à la baisse de l’offre de formation, et in fine à l’augmentation des frais d’inscription, attaques récurrentes contre les libertés académiques et la liberté d’expression sur nos campus...

Les mobilisations se multiplient sur le territoire, couvertes par le préavis de grève déposé par la CGT FERC Sup.

Retrouvez ici toutes les mobilisations en cours !

Un tract national sur le Printemps des luttes est également disponible.

Le 2 avril, journée de grève à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Rassemblement place du Panthéon de 12h à 14h.

Le mouvement vise à protester contre les politiques budgétaires de la présidence, notamment contre l’application des frais prévus par "Bienvenue en France" pour les étudiant·es extra-européens, contre la mise en place des droits d’inscription pour les agent·es de Paris 1, pour la revalorisation du point d’indice et de l’IFSE...

Télécharger le préavis de grève avec les revendications des personnels.

Le 2 avril, grève nationale des CROUS

A Paris, rassemblement devant le Ministère rue Descartes, à partir de 11h.
Rassemblements prévus dans tout le réseau des CROUS.

La généralisation du repas à 1 euro pour tou·tes les étudiant·es ne peut se faire sans moyens humains et financiers !
– sans moyens humains pour faire face au repas à 1 euro pour tou·tes
– sans recrutements pérennes
– sans financement à la hauteur
– conditions de travail sacrifiés

Mobilisons-nous aujourd’hui, demain ce sera trop tard !
– recrutements immédiats pour faire face au repas à 1 euro pour tou·tes
– relèvement du plafond d’emplois national des CROUS
– création de postes pérennes – stop à la précarité
– augmentation des salaires pour tous les personnels
– repas à 1 euro financé à 100 % par l’État
– respect et reconnaissance du travail des personnels du CROUS

Le 31 mars, rassemblement à Bordeaux Montaigne

Mardi 31 mars 10h, rassemblement bruyant sous les fenêtres de la Présidence lors de la présentation aux chefs de services des arbitrages dans les coupes parmi les postes de CDD.

La lutte contre les coupes budgétaires à l’Université Bordeaux Montaigne se renforce avec une alliance déterminée de la communauté universitaire avec de syndicats professionnels (CGT et FO), des collègues non-syndiqués et des organisations étudiantes (NPA-Révolutionnaires, Poing Levé et FSE).

Plus d’information ici.

Le 31 mars, grève nationale dans l’Éducation Nationale

Le budget adopté sacrifie les Services publics au refus de la justice sociale et fiscale ainsi qu’au budget militaire et nous serions censé·es applaudir une copie finale nous épargnant les mesures les plus dures du projet d’origine ! Alors que les guerres impérialistes se multiplient faisant peser, au Moyen-Orient, le risque d’une crise économique mondiale, c’est une politique de paix et de réponse aux besoins sociaux qu’il nous faut exiger.

Retrouvez toutes les infos ici.

Le 26 mars, mobilisons-nous pour l’Enseignement supérieur et la recherche publics ! Pour son budget, les conditions de travail et d’études et la défense de la liberté académique

À Paris, manifestation le 26 mars, à 16 heures, de la place Jussieu au ministère, rue Descartes

Les assises du financement sont lancées. Elles annoncent et mettent en débat “la gestion des universités”, de “l’immobilier universitaire”, une “diversification des ressources et le financement compétitif” ainsi que “les enjeux des ressources humaines”. Le gouvernement aimerait en effet laisser penser que les universités sont mauvaises gestionnaires, qu’il suffirait de répondre aux appels à projets – dont les financements sont en réalité réservés à une minorité d’établissements et augmentent les inégalités de dotation sur notre territoire – et qu’une solution est toute trouvée : la hausse des frais d’inscription et les ressources propres des établissements.

Le 26 mars se tiendra la plénière de ces “assises du financement des universités”, vaste opération de communication pour éviter de répondre au manque de moyens criant dans les établissements publics dont le gouvernement a la responsabilité.

Les conséquences du sous-financement sont pourtant largement visibles. Il manque 8 Md€ pour l’enseignement supérieur et 8 Md€ pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1% du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations. Depuis 15 ans, le désengagement de l’État est patent et les conséquences se font sentir dans tous nos établissements en matière de formation, de recherche, de conditions de travail dégradées, de précarité accrue des personnels et des étudiant·es. Sur cette période, le nombre d’étudiant·es a progressé de 19 % tandis que le ministère maintenait au même niveau, en euros constants, sa subvention pour charge de service public. Nos organisations dénoncent les décisions des établissements qui se résignent à fermer des formations et à réduire les capacités d’accueil. C’est une lourde attaque contre l’offre de formation et les diplômes du service public de l’ESR qui ouvre toujours plus la voie aux formations privées et à une hausse des frais d’inscription. Faute de places et de parcours, le droit à la poursuite d’études est ainsi refusé, notamment aux non-lauréat·es aux concours pour la formation des enseignant·es.

Par ailleurs, nos organisations rappellent que les conférences, colloques ou initiatives sont de droit sur les campus et ont vocation à traiter de tous les sujets, y compris les questions concernant des conflits internationaux, l’actualité sociale ou politique sans provoquer de troubles à l’ordre public sur les campus. Nos organisations exigent le respect des libertés d’expression et académique. Le ministère doit garantir le plein respect de la liberté académique, des franchises universitaires et de la liberté de réunion, d’expression et d’opinion au sein des établissements.

Après les initiatives réussies du 10 mars, nos organisations appellent à amplifier la mobilisation. Le 26 mars, elles appellent à se réunir en assemblées générales pour envisager tous les moyens d’action pour faire échec à cette politique, à se rassembler et/ou à manifester partout dans les établissements pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche, pour défendre les libertés d’expression et académique, et pour un financement de l’ESR public à la hauteur des missions de recherche et de formation permettant l’amélioration des conditions de travail et d’études.

Télécharger l’appel intersyndical en pdf

Le 24 mars : les personnels du Muséum se mobilisent pour leur rémunération à l’occasion des 400 ans du Muséum

Une cinquantaine de personnels étaient réunis.

La grève pour la hausse des primes, parmi les plus basses de l’ESR, dure depuis le 31 janvier : tous les samedis, la bibliothèque du Muséum est fermée.

Voir la déclaration intersyndicale CGT-FSU lue lors du CSA-MESR.

Le 24 mars : Étudiant·es et personnels de la FDE mobilisé·es pour une formation de qualité et le droit à la poursuite d’études

Signez la pétition nationale !

Visio nationale le 24 mars à 12h

La réforme de la formation des enseignant·es se met en place à moyens constants au prix d’inégalités territoriales massives : suppressions de postes, fermetures de masters et de sites, mutualisations forcées, distanciel imposé, restructuration des équipes, pression sur les personnels, préparation de la rentrée très difficile…

Pour les étudiant·es qui souhaitent s’engager dans les métiers de l’éducation, et alors que le ministère prétend que la réforme vise à répondre à la crise d’attractivité des métiers, la situation s’annonce problématique pour leur poursuite d’étude :

Maillage de la formation incomplet : des modules de préparation aux concours ne sont pas proposés partout, 20 % des départements n’ouvriront pas de licence Professeur des Écoles, des parcours entiers sont menacés ou fermés. Selon l’académie, l’université et le concours visé, les étudiant·es n’ont pas les mêmes possibilités de se préparer, ce qui renforce les inégalités sociales et géographiques.

Accueil des non-lauréat·es en master : dans de nombreuses académies et disciplines, les Master Enseignement et Éducation n’ouvriront pas de places – ou très peu – pour les candidat·es n’ayant pas réussi le concours. En EPS, près de 2000 étudiant·es de L3 risquent ainsi de se retrouver sans solution de poursuite d’études en cas d’échec, situation qui se retrouvera aussi pour les candidat·es au CRPE et à de nombreux concours du second degré. Faute de parcours non-lauréat·es et de prépas concours publiques,
les étudiant·es sont poussé·es vers des formations privées, coûteuses et inégalitaires. Le gouvernement doit donner réellement aux étudiant·es le moyen de devenir enseignant·es dans toutes les académies et dans tous les parcours ; de nombreuses formations à l’enseignement sont menacées, des étudiant·es risquent d’en être privé·es.

Le 24 mars, nous appelons les étudiant·es et les personnels impliqué·es dans la formation des enseignant·es à se mobiliser partout : assemblées générales, rassemblements, délégations mixtes étudiant·es / enseignant·es auprès des présidences et des rectorats, votes de motions dans les conseils, interpellations de la presse. Une visio nationale sera proposée pour faire le point sur la mobilisation et envisager sa poursuite.

Télécharger l’appel intersyndical en pdf

Le 24 mars, mobilisation à l’Université Gustave Eiffel contre les violences sexistes et sexuelles

Mobilisation devant le bâtiment Copernic, à Champs-sur-Marne, mardi 24 mars à 12h30

Depuis décembre 2025, la CGT accompagne une doctorante qui dénonce des faits de violences verbales, de dénigrement et d’agressions sexuelles de la part de son directeur de thèse. Réponse de l’Université : un courrier de licenciement envoyé le 23 décembre et reçu le 28 par la doctorante.

Toutes les atteintes subies par notre collègue à l’issue de son signalement constituent de
nouvelles violences. L’Université a le devoir de protéger sa doctorante et la responsabilité de réparer les préjudices dont elle a été victime. Et le licenciement de la victime n’est pas une mesure de protection.

Les valeurs portées par l’Université doivent se traduire en actes. Lorsqu’une collègue est victime de violences masculines au travail, ce sont les droits de toutes les agentes qui sont touchés.

Télécharger le communiqué complet

Le 24 mars à Bordeaux Montaigne : 0 suppression de poste, 0 suppression d’heures de formation

AG 24 mars 12h30 sur le parvis

Un collectif de personnels et d’étudiant·es appelle à protester contre les coupes budgétaires qui frappent de plein fouet notre université : suppression de 30 postes, baisse de l’offre de formation de près de 12000 heures !

Notre situation n’est pas due à une mauvaise gestion ou au fait que nous serions trop nombreux pour effectuer nos missions, mais au fait que le ministère ne nous donne pas les moyens d’effectuer notre travail dans de bonnes conditions. L’idée derrière ces coupes n’est pas de retrouver une gestion financière saine mais de nous forcer à diminuer durablement nos dépenses.

Quand bien même nous parviendrions à revenir à l’équilibre au prix d’économies massives, nous deviendrions juste une université de plus petite taille, pouvant accueillir moins d’étudiants, avec moins de personnels et dont la politique de recherche serait plus restreinte. Et rappelons le contexte national : la droite actuellement au pouvoir méprise l’enseignement supérieur public, c’est entendu, mais l’extrême droite en embuscade veut carrément l’abattre car on représente tout ce qu’elle déteste, notamment dans nos disciplines. Est-ce une bonne idée d’accepter de s’affaiblir avec une telle menace à l’horizon ?

Retrouver les infos sur la mobilisation à Bordeaux Montaigne.