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Menu ☰Accueil > Les dossiers > Les instances > Le CSA Ministériel > CSA-MESR du 23 octobre 2026 - bilan de 10 ans de macronisme et mobilisation (…)
Une séance du Comité social d’administration du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (CSA-MESR) a eu lieu en mode hybride le 23 octobre 2026.
La FERC CGT a fait une déclaration liminaire puis quitté la séance. Elle refuse de siéger alors que la jeunesse et les salarié·es se mobilisent, et que le gouvernement réprime et ne répond pas aux revendications.
Ordre du jour :
C’est l’un des derniers CSA de cette mandature. Faisons un rapide bilan de 10 ans de macronisme dans l’ESR :
Et en pleine mobilisation de la jeunesse, le Conseil d’Administration de l’Université de Technologie de Troyes (UTT, école d’ingénieur publique post-bac) a voté le 15 octobre le passage des frais d’inscription à 990€ en tronc commun (les deux 1ères années) et à 1990€ en branche (les trois dernières années d’école d’ingénieur), soit des augmentations respectives de +57% et +216% pour les nouveaux étudiant·es dès la rentrée 2027 (voir le communiqué intersyndical CGT, FSU, UNSA de l’UTC (Compiègne)).
La FERC CGT affirme tout son soutien aux personnels et aux étudiant·es qui se mobilisent avec force contre ces hausses drastiques.
La FERC CGT réaffirme son opposition à toute hausse des frais d’inscription dans les universités et écoles d’ingénieurs publics. La gratuité de l’Éducation, principe constitutionnel, doit rester et redevenir une réalité dans tout l’enseignement supérieur public.
Et on apprend cette semaine que le Ministre Baptiste veut attaquer le statut des corps ITRF et de Bibliothèque en transférant dans la précipitation presque toutes les compétences de gestion (nomination, classement, radiation, promotions de corps et de grade, avancement d’échelon...) de la plupart des corps aux directions d’établissement ou aux rectrices et recteurs. Par exemple, les promotions des corps de catégories C et B seraient désormais décidées de A à Z par la direction d’établissement... Le ministère est incapable de fournir l’explication politique du pourquoi faire ça, mais il veut publier le texte pour début 2027. M. le Ministre, vous feriez mieux de répondre aux attentes de la jeunesse et de sortir les 10 milliards nécessaires pour l’ESR public.
Pour la FERC CGT, c’est une attaque statutaire inadmissible, qui, quoi que vous en disiez, constitue un énorme pas de plus vers la constitution de corps de fonctionnaires d’établissement (et non plus de fonctionnaire d’État), qui renforcerait encore l’arbitraire des directions. Nous ne laisserons pas faire.
Voir notre communiqué "Non à l’attaque contre les statuts des personnels ITRF et de bibliothèque".
La FERC CGT avait conclu son propos liminaire lors du CSA-MESR du 9 juillet 2026 par les phrases suivantes :
« Concernant le point d’indice, la sélection et l’augmentation des frais d’inscription notamment, le gouvernement Macron–Lecornu porte une grave responsabilité. La rentrée sociale va être dure, nous y contribuerons : nous appelons d’ores et déjà les personnels à se mobiliser. »
Les gouvernements Macron sont constants dans leur politique de casse des services publics, de gavage des plus riches et d’écrasement social des classes populaires. Et le gouvernement Macron-Lecornu a fait comme d’habitude : il n’a rien écouté et réprimé.
Et malgré cela ou à cause de cela, la jeunesse et les salariés ont commencé à soulever le couvercle. Nous ne laisserons pas le gouvernement le refermer dans le sang.
En effet, plus de 800.000 personnes, jeunes, salarié·es, retraité·es, familles... ont manifesté le 17 octobre contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires et pour des moyens pour l’Éducation et les services publics. La FERC CGT se félicite de ce succès.
Les médias dominants ne diffusent en boucle que les scènes d’émeutes et de violences. Le gouvernement ne s’exprime que sur ce sujet. Nous condamnons ces violences, mais, avec l’ensemble de la CGT, nous disons : « Par son refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement de manière pacifique, c’est le gouvernement qui porte la responsabilité politique de la montée des violences observée (le 17 octobre). »
On le redit : les revendications de la jeunesse et celles des salariés sont les mêmes.
On le redit : le gouvernement doit cesser la répression et répondre aux revendications immédiate-ment.
La CGT FERC Sup revendique pour le service public de l’Enseignement supérieur et la Recherche :
Au passage, nous demandons à ce que tous les personnels ne soient pas pénalisés par les blocages : pas de congés imposés ni de retrait de salaire en cas de fermeture d’établissement. Cela vaut pour les personnels des CROUS et pour tous les personnels des universités.
La FERC CGT s’oppose aux COMP à 100% et à la régionalisation de l’ESR, donc au projet de décret soumis à l’ordre de jour. La FERC CGT note que les bilans LDG 2025, à l’ordre du jour, se suivent année après année et se ressemblent : aucune amélioration de la mobilité des ITRF et des enseignant·es-chercheur·ses, promotions toujours insuffisantes... promotions que de surcroît vous voulez rendre purement locales dorénavant pour les ITRF et les BIB.
Tout ceci, ainsi que la parodie de discussion sur ParcourSup mercredi avec M. le ministre, l’UNI et « Renouveau Lycéen »… nous amène à refuser de siéger à cette instance.
La FERC CGT appelle à participer aux mobilisations pacifiques partout en France avec la jeunesse, y compris pendant la période des congés. Nous appelons à participer massivement et pacifiquement aux manifestations du samedi 24 octobre.
Avec toute la CGT, la FERC CGT appelle à des assemblées générales partout sur les lieux de travail pour décider de la généralisation de la grève le 5 novembre, date de la journée de grève et de manifestations décidée par l’intersyndicale interprofessionnelle.