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Le 8 janvier 2026 s’est tenu le Groupe de Travail (GT) de la Formation Spécialisée ministérielle (FSSCT-MESR) sur le fonctionnement des Conseils Médicaux (CM). Si cette instance de recours est cruciale pour la reconnaissance de l’imputabilité au service des accidents de service et des maladies professionnelles (AT/MP) et pour les congés de longue maladie (CLM/CLD), le constat dressé par la CGT et l’ensemble des organisations syndicales est sans appel : dysfonctionnement, contournement et mépris, il est temps que ça change !
Notre administration est passée maître dans cet art. Elle n’a donc rien à envier aux stratégies du privé, en la matière.
Les ruses de notre employeur pour organiser cette invisibilité
Et pourtant, au-delà du symbolique de la responsabilité de l’employeur, les CLM et CLD, la reconnaissance de l’imputabilité au service, sont des droits tangibles et précieux qui permettent le maintien du traitement, la poursuite de la carrière, et une réparation financière (rente, allocation...) !
Lors de cette réunion du 8 janvier, l’administration a fourni un document préparatoire de préparation indigent. Comment mener une réflexion sérieuse sans :
Cette absence de données probantes empêche toute analyse réelle de la santé au travail dans notre ministère.
La CGT a dénoncé le "surbooking" des Conseils Médicaux. Les délais de traitement passent de 1 ou 2 mois à plus de 6 mois ! Ces retards ont des conséquences dramatiques : par exemple, des agent·es en attente de renouvellement de CLM/CLD basculent en demi-traitement, subissant une précarité financière brutale à cause de l’inertie administrative.
Ce surbooking est la conséquence directe de choix de nos administrations :
Le mode de désignation actuel des représentant·es du personnel est une porte ouverte à l’arbitraire. Avant 2022, la désignation était purement liée à la représentativité aux élections professionnelles, et les élu·es et mandaté·es ne pouvaient émaner que d’organisations syndicales. Depuis 2022, n’importe quel·e agent·e peut se présenter hors affichage et appartenance syndicales. Certes, ce sont bien au final les représentant·es des personnels en CSA qui votent la liste des mandaté·es en conseil médical. Mais cela évite-t-il complètement le risque de candidatures « patronales » ? Quel mandatement pour ce type d’élu·e ? Quelle formation ? Quelle ligne syndicale de défense des intérêts des travailleurs ? Quelles valeurs ? Quelle protection collective face à la pression des présidences ?
En séance, la prééminence des médecins et de l’administration, couplée à l’absence fréquente de vote formel, transforme les débats en "abattage" de dossiers où la voix des personnels n’est plus entendue.
Face à ce constat négatif, la FERC CGT et la FERC Sup CGT portent des exigences claires pour redonner du sens et de l’efficacité aux Conseils Médicaux :
1. Garantir les droits financiers et l’accompagnement :
2. Renforcer le poids des représentant·es du personnel :
3. Transparence et obligation de motivation :
La FERC CGT ne se contentera pas de promesses vagues. Nous exigeons une refonte réelle des notes de cadrage et du fonctionnement des conseils médicaux pour que la santé des agents ne soit plus une variable d’ajustement budgétaire.