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Menu ☰Accueil > Les dossiers > Enseignement supérieur > Communiqué : accuser le Covid 19, c’est trop facile !
Depuis 8 mois, la CGT FERC Sup n’a pas cessé d’alerter la communauté universitaire sur ses droits et la responsabilité pleine et entière de ses employeurs concernant l’hygiène, la sécurité et la protection des agents contre les risques encourus dans une telle période de pandémie.
Or, l’incurie des pouvoirs publics, depuis des décennies, a délibérément laissé se délabrer les bâtiments universitaires ou choisi de les livrer aux appétits du privé et il est urgentissime de les rénover. La politique d’ESR, indigente depuis des années, est devenue toxique et catastrophique ! Aujourd’hui, le Président de la République et la Ministre de l’enseignement supérieur, plutôt que de prendre les mesures sanitaires qui s’imposent en débloquant immédiatement les moyens d’urgences nécessaires (ventilation naturelle ou mécanique des salles de cours, recrutements, mise à disposition de salles de restauration, tests salivaires massifs, et, aujourd’hui, campagne de vaccination prioritaire), ont choisi d’empêcher les étudiant.es de retourner sur les campus pour étudier, tout en les obligeant d’y revenir massivement pour les examens.
Entre les périodes de confinement et l’instauration du travail et des enseignements à distance, les dégâts sont sévères. Une part grandissante d’étudiant·es sombre dans la misère, privés de ressources et souvent de logement. Pour tous, étudiant·es et enseignant·es, rivé·es à leurs écrans, les difficultés pédagogiques et psychologiques s’accumulent. Pour l’ensemble des travailleur·ses enfin, le travail hybride, sans perspective, devient insupportable.
L’État, qui a pourtant débloqué des centaines de milliards d’euros pour les entreprises, n’a pas voulu trouver quelques milliards pour l’aide d’urgence à apporter à la jeunesse. Cette jeunesse est pourtant l’avenir de la nation, bien plus que les multinationales qui profitent des aides publiques sans pour autant répondre aux besoins du pays.
Le taux de personnels précaires atteint 35 % de l’effectif. Ils se trouvent très fragilisés par la fermeture des universités aux étudiants. Le pouvoir d’achat a diminué de 18 % depuis 2000 et, à rebours du sens de l’histoire sociale, le temps de travail à l’université augmente, sans compensation, depuis une dizaine d’année... Ça n’est plus supportable !
L’État doit investir dans sa jeunesse, en lui assurant immédiatement des moyens de subsister et de mener à bien sa formation supérieure dans les meilleures conditions de sécurité sanitaires, la Fonction Publique doit investir dans ses agents.
Lire le tract complet... des moyens immédiats pour permettre le retour des étudiants, des moyens pérennes pour répondre aux enjeux...