"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
Menu ☰Accueil > Syndicats > Syndicats nationaux > EHESS
Chères toutes, chers tous,
L’ouverture de l’élection présidentielle de l’EHESS à l’ensemble des agent·es est une des premières revendications de la CGT EHESS. A l’occasion d’échanges avec le ministère et la Cour des comptes, la présidence a ouvert le dossier d’une réforme des statuts. A force de persévérance, l’intersyndicale a obtenu que celle-ci ne soit pas discutée derrière des portes closes.
Grâce à l’initiative de deux élus, respectivement directeur d’études et directeur de recherche, un groupe de travail intercatégoriel a été constitué pour faire des propositions sur l’élection présidentielle à Royaumont - assemblée très partiellement ouverte aux autres catégories que les enseignant·es-chercheur·es titulaires - puis, face à l’annonce surprise d’une réforme de l’intégralité des statuts, la création d’un autre groupe de travail intercatégoriel a été obtenue. Celui-ci a présenté ses conclusions au Conseil scientifique le 15 septembre, puis à une assemblée des enseignant·es extraordinaire le vendredi 18 septembre, convoquée par le président.
Faisant écho au souhait collectif d’élargir la citoyenneté et la collégialité des décisions prises à l’École, et à l’évocation d’une "démocratisation de certaines instances" par le président devant le Conseil d’administration du 13 mars 2026, les propositions formulées par ces deux groupes de travail visaient à ouvrir le corps électoral présidentiel, à ouvrir la représentation dans les instances aux différentes catégories (notamment les étudiant·es et les collègues CNRS des unités), à clarifier le rôle du Conseil scientifique en renforçant notamment sa dimension pédagogique, à faciliter l’exercice la collégialité.
Invoquant un contexte politique potentiellement défavorable - argument que d’autres présidences, notamment sous Hollande, opposaient déjà - le président Huret n’a finalement pas souhaité mettre au vote ni tout, ni partie des propositions faites, ni même sondé les enseignant∙es pour connaître leur sentiment sur l’opportunité de le faire. Cela a pour conséquence que le ou la prochain·e président·e de l’EHESS sera, de nouveau, élu·e par la seule assemblée des enseignant·es.
Toutefois, la présence nombreuse des DE et des MCF, tout comme les vifs débats qui ont suivi, indiquent que le statu quo est désormais une option minoritaire, et en tout cas intenable. Plusieurs membres de l’AE ont exprimé la nécessité de faire connaître la volonté de l’Assemblée de s’engager dans ce processus de réforme, en maintenant vivant l’"esprit de Royaumont". D’autres ont suggéré que des leviers existaient qu’il fallait mettre en œuvre : modification du règlement intérieur ; démocratisation effective des pratiques des instances de l’Ecole.
La CGT EHESS salue l’engagement des collègues dans les deux groupes de travail et la qualité de leurs conclusions : il s’agit d’une première étape dans la "démocratisation" de l’École qui est désormais en cours. Vous trouverez sous ce lien les conclusions de leurs travaux, communiquées par le vice-président Vie institutionnnelle en préparation de l’Assemblée des enseignant-es du 18 septembre 2026.
La CGT EHESS entend poursuivre la démarche de démocratisation engagée à son terme. Elle prend date : dès les élections nationales de 2027 et leurs incertitudes passées, la CGT EHESS exigera que la modification du décret aille à son terme sur la base des propositions des deux groupes de travail. D’ores et déjà, elle invite toutes celles et tous ceux qui entendent contribuer à la métamorphose démocratique de l’EHESS à rejoindre un syndicat et à participer aux élections professionnelles à venir.
Votre syndicat CGT EHESS