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Chères et chers collègues,
Aujourd’hui était convoquée, dans le cadre une enquête administrative diligentée par le président de l’EHESS, Christelle Rabier, maîtresse de conférences HDR à l’EHESS, secrétaire élue de la FSSSCT, membre du syndicat CGT EHESS. Les sections syndicales soussignées contestent cette enquête administrative dont elles ont demandé l’annulation. Elles devaient être reçue s par la présidence pour présenter leur point de vue lundi prochain, 22 septembre. Force est de constater que décision a été prise d’ouvrir la procédure avant tout dialogue.
Rappelons que depuis plusieurs années, Christelle Rabier a fait l’objet d’attaques répétées, internes et externes à l’EHESS, et qu’elle est en outre systématiquement empêchée de tenir ses enseignements à Marseille du fait de son exclusion d’une formation de master par sa direction et du refus de lui attribuer des salles de cours, sans que jamais cette exclusion n’ait été justifiée sur le fond. Cette situation a amené Christelle Rabier à signaler depuis plusieurs années ces faits d’atteinte grave à ses conditions de travail d’enseignante, les représentant·es du personnel engageant une démarche de médiation auprès du président. Aucune réponse n’ayant été donnée, la FSSSCT a voté unanimement le 30 janvier 2025 un avis demandant à ce que Christelle Rabier soit rétablie dans ses conditions normales de service.
Pour toute réponse, une vague de signalements coordonnée a été déposée à l’encontre des "agissements" de Christelle Rabier mettant en cause notamment un "détournement de la communication syndicale et institutionnelle à des fins personnelles".
Rien, dans les communiqués syndicaux ni dans les comptes-rendus des instances par les élus du personnel, tous rédigés collectivement, ne tombe en quoi que ce soit sous le coup d’une telle accusation, sauf à considérer que les représentant·es du personnel et les syndicats ne peuvent plus émettre de parole pointant les problèmes de fonctionnement au sein de l’institution ni soutenir les individus dans le cadre des conflits du travail.
Or, dans son "Rapport sur la situation critique relative aux agissements de Mme Rabier" (16 juin 2025), le président de l’EHESS reprend à son compte les éléments à charge des signalements qu’il a demandés , arguant de la "mise en évidence de contrevérités ou d’accusations infondées" dans la communication syndicale ou encore d’"instrumentalisation des outils syndicaux à des fins personnelles ou de harcèlement moral vis-à-vis de l’équipe enseignante". C’est à ce titre qu’il diligente une enquête administrative externalisée , qui s’inscrit de manière cohérente dans une série d’actions hostiles de la présidence de l’EHESS à l’encontre des syndicalistes, des représentant·es du personnel, et d’autres salarié·es qui refusent de se soumettre à des pratiques managériales inacceptables.
Il y a là une atteinte sérieuse aux libertés syndicales et à l’action des représentant·es du personnel à laquelle nous nous opposerons avec la plus grande fermeté. Nous réitérons notre demande d’annulation pure et simple de cette enquête administrative qui ne repose sur aucun fondement ainsi que le rétablissement de conditions de travail normales pour Christelle Rabier, à commencer par la restauration de l’attribution de salles de cours à Marseille que la vice-présidente a rejeté e après la validation de ses enseignements par le Conseil Scientifique, tant pour elle que pour ses doctorant·es.
CGT EHESS, FSU EHESS, Sud Recherche