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mardi 10 juin 2025

Site web du syndicat CGT de l’université Aix-Marseille

Mais que se passe-t-il au Service Formation de la faculté d’ALLSH ?

Mais que se passe-t-il au Service Formation de la faculté d’ALLSH ?

Un service stratégique abandonné, 7 agents poussés à bout

L’offre de formation de l’UFR d’ALLSH est l’une des plus vastes de France, avec ses 17 mentions de Licences et 61 parcours-type, 28 mentions de Master et 63 parcours-type, soit 309 années d’études pour les Diplômes nationaux à mettre en œuvre et des dizaines de Diplômes d’Université. Ce dispositif complexe et exigeant repose sur plusieurs services, dont le service central de la Formation d’ALLSH.

En 2023, celui-ci avait été renforcé pour répondre aux enjeux de la nouvelle accréditation : une chargée de réussite étudiante, une responsable par intérim, une adjointe, un gestionnaire, et trois ingénieures pédagogiques ont rejoint une équipe mobilisée pour soutenir enseignant.es et étudiant.es.

Aujourd’hui, il ne reste… qu’une seule personne.

Trois démissions, deux mobilités subies, un arrêt maladie prolongé : en quelques mois, le service s’est effondré. Derrière ces départs, une réalité connue mais sans qu’aucune réponse y soit apportée : surcharge de travail, pression permanente de la direction, absence de reconnaissance et dénigrement institutionnel depuis plus d’un an s’aggravant depuis juillet 2024.

Une maltraitance devenue méthode

Comme au Bureau des Examens, ce n’est pas un simple dysfonctionnement. C’est un engrenage, nourri par des défauts criants de pilotage et un climat de défiance entretenu : critiques ciblées, refus de dialogue et d’accompagnement, stigmatisation et disqualification de la parole des agents. Plusieurs départements ont même été sollicités pour produire des témoignages à charge contre certains agents administratifs. Et des courriels sont échangés pour dénigrer les personnels.

Les agents sont épuisés, des équipes s’effondrent, la désorganisation s’installe. Pendant ce temps, les responsables de cette dégradation pointent du doigt les victimes et refusent de remettre en question leurs pratiques de management délétère et de maltraitance institutionnelle.

Une université informée mais toujours silencieuse

L’université ne peut prétendre ignorer la situation. Les alertes ont été multiples et répétées : inscriptions dans le Registre Santé, Sécurité au Travail (RSST), saisie de la médecine du travail, signalements en Formation Spécialisée, Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT), courriers syndicaux. Le Président d’AMU lui-même s’est déplacé le 2 avril 2025 à la faculté d’ALLSH. Mais cette visite, loin d’apaiser la situation, a empiré le mal-être des agents : plusieurs ont été ciblés publiquement, jusqu’à être poussés à envisager de quitter la composante, voire l’université.

Des gestes symboliques et humiliants sont venus s’ajouter à la violence morale : les pancartes portant le nom de certains agents ont été arrachées de leurs bureaux, comme pour les effacer un peu plus.

Des écrits anonymes, diffamants et ciblés, ont circulé publiquement. L’université en a été informée. Et pourtant, aucune mesure de protection des agents n’a été prise. Ce sont ces derniers qui ont dû se défendre seuls : en déposant plainte, en signalant les faits par courriel, en demandant leur mobilité. En vain.

Face à cette violence institutionnelle, l’administration oppose un silence impassible et refuse de protéger, alors que c’est son devoir.

Et maintenant ?

Que faut-il de plus pour que l’université agisse ? Plus de départs ? Plus de burn-out ? Plus de souffrance, voire de drames humains ?

Quelle crédibilité peut avoir une institution qui prétend défendre la réussite étudiante tout en broyant celles et ceux qui la rendent possible ? Le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche ce ne doit pas être ça ! Nous ne sommes pas aux Etats-Unis où l’on broie et l’on jette les fonctionnaires et les employés dont on ne veut pas. Il y a un statut de la fonction publique, il y a des lois qui protègent la santé et les droits des salariés.

La CGT FERC Sup est aux côtés de tous les personnels victimes de ces dérives, pour les accompagner, les défendre, faire respecter leurs droits et porter leur voix.

Vous pouvez, vous aussi, témoigner votre solidarité aux agents du Service Formation, en écrivant à :
syndicat-cgt-bureau@univ-amu.fr