"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
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Site web du syndicat CGT de l’université Aix-Marseille
Sans les femmes, la fonction publique s’arrête !
63 % des agents de la Fonction publique sont des agentes. Pourtant, entre le point d’indice en berne, la ségrégation professionnelle, les temps partiels imposés, les emplois précaires : la fonction publique maltraite ses agentes.
Double peine pour les femmes : rémunérations basses et inégalitaires !
Depuis 2000, à cause du gel et de l’augmentation insuffisante du point d’indice, les agent·es de la fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6 %.
Or, 63 % des agent·es publiques sont des femmes, elles sont donc plus pénalisées par le gel du point d’indice.
De plus, elles gagnent 10,5 % de moins que les hommes en équivalent temps plein. Mais ce chiffre, déjà scandaleux, masque la réalité encore plus grave des écarts de rémunérations puisqu’il ne prend pas en compte les temps partiels, occupés à 80 % par des femmes. Les femmes occupent aussi plus souvent les postes les moins rému- nérateurs, du fait de la « ségrégation professionnelle » : elles sont 80 % dans les filières administratives et 98 % dans les filières médicosociales. Ces filières sont moins bien rémunérées à niveau de diplôme équivalent que les filières à prédominance masculine.
Les femmes occupent aussi plus souvent les postes les moins rémunérateurs, du fait de la « ségrégation professionnelle » : elles sont 80 % dans les filières administratives et 98 % dans les filières médicosociales. Ces filières sont moins bien rémunérées à niveau de diplôme équivalent que les filières à prédominance masculine.
C’est ainsi que, parmi les 10 % d’agent·es les moins bien rémunéré·es, 70 % sont des femmes. Enfin, les agentes sont aussi plus précaires, puisqu’elles représentent 69 %
des contractuel·les de la fonction publique.
Nos métiers sont essentiels : des moyens pour les services publics !
Les femmes sont à la fois professionnelles et usagères des services publics. Elles sont donc les premières victimes de leur dégradation. Maternités qui s’éloignent, centres IVG qui ferment, services publics de soutien à la parentalité (CAF, PMI…) qui ferment leur accueil… les services publics sont exsangues et ne répondent plus aux besoins. C’est également le cas dans la petite enfance et la proche aidance, où les femmes sont encore les premières impactées.
Les services publics sont centraux dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Si la loi-cadre intégrale, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, est votée, elle ne pourra être appliquée qu’avec des services publics forts. Elle prévoit en effet une réponse intégrale allant de l’éducation à la prévention, à l’accompagnement, à la protection et à la réponse judiciaire, afin de garantir une coordination des actions. Les professionnelles doivent avoir les moyens de réaliser leurs missions, sinon, ce sera des souffrances supplémentaires pour les agentes et les usagères
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Mardi 29 septembre
10h30 Manifestation Réformés (Haut Canebière)
9h30 Grille Fac Saint-Charles
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La caisse de grève fonctionne toujours !
attention : nouvelle adresse de contact : contact@caisse-solidarite-amu.org
Caisse de solidarité avec les personnels grévistes de l’enseignement supérieur et de la recherche d’Aix et de Marseille (et autres sites d’AMU), organisée par l’intersyndicale des personnels
Lors du mouvement contre Parcoursup en 2018, puis contre la LPR et la réforme des retraites version 2019, une caisse de solidarité avait été créée par le comité de mobilisation des personnels d’AMU. Une deuxième caisse de grève a été ouverte en janvier 2023 pour faire face au mouvement contre la contre-réforme des retraites ; l’argent récolté n’a pas été totalement consommé.
L’intersyndicale des personnels réunie le 26 novembre 2024 a décidé que le reliquat de 2018-2023 est réaffecté pour les prochaines journée grèves et pour toutes les mobilisations en faveur de la défense du service public de l’ESR.
Pour qui ? Tout gréviste, syndiqué.e ou non syndiqué.e. Elle est faite pour que la mobilisation soit la plus forte possible, pour que chacun et chacune puisse faire grève sans trop mettre à mal sa situation financière.
Comment ? Changement de contact : Envoyez un mail à contact@caisse-solidarite-amu.org avant (ce serait mieux, cela nous permet d’anticiper) ou après chacune de vos journées de grève pour que nous tenions les comptes des besoins, puis, quand vos journées de grève sont retirées de votre paye (à AMU généralement 2 à 3 mois plus tard), envoyez votre fiche de paye à contact@caisse-solidarite-amu.org. Vous recevrez un virement bancaire vous dédommageant de 45 euros par journée de grève retirée (quels que soient votre statut et catégorie).
Gérée par qui ? La caisse est gérée par des représentantes et représentants des organisations syndicales. Un point sur la situation de la caisse de grève est annuellement présenté lors des Assemblées générales.
Rappels sur le droit de grève :
Syndicat CGT FERC Sup de l’Université d’Aix-Marseille
Site Saint-Charles, case 93, 3 place Victor Hugo, 13331 Marseille Cedex 3
06 98 66 41 92 (répondeur) - 04 13 55 11 66 (mardi matin et mercredi matin)
syndicat-cgt-bureau@univ-amu.fr