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Retour du CSAE du 30 mars 2026Les échanges autour du schéma immobilier ont porté sur un seul et unique sujet : celui de la vente du 1er étage des locaux des Docks. La situation est la suivante : depuis sa mise en vente, cet espace, initialement (sur)estimé à 600 000 €, a fait l’objet de 11 visites sans suite. Étant donné l’importance que revêt cette vente pour les finances de l’établissement, même à un prix revu à la baisse (400 000 €), on pourrait penser qu’elle soit l’objet de toutes les attentions. L’impression que nous avons eu est plutôt celle d’un certain attentisme. Faut-il vendre ce bien directement ? Le céder à la Foncière de l’Etat ? Se rapprocher d’agences immobilières spécialisées dans la vente de locaux professionnels ? On ne l’a pas évoqué. Non, on va plutôt se renseigner auprès du Ministère de l’Education nationale, dont l’expertise en matière d’immobilier est bien connue ! Si nous savons tous que cette vente n’apportera aucune solution au déficit structurel de l’établissement, nous savons aussi que les charges annuelles de ces locaux se montent à environ 15 000 € et que nous pourrions nous passer de cette dépense.
La présentation de la cartographie des compétences en cours d’élaboration par les éminences grises du CODI a suivi. Au SPC-CGT, nous n’avons pas vraiment le goût de ces "outils de gestion des ressources humaines" qui ne servent la plupart du temps qu’à donner à nos chefs l’impression qu’ils agissent. Nous avons tout de même signalé qu’il y avait au Céreq des spécialistes de ce sujet et qu’il aurait peut-être été pertinent de les associer à la réflexion. Mais visiblement, en matière de compétences au Céreq, on est croyant, mais pas pratiquant ! C’est aussi une occasion manquée d’instaurer un temps d’élaboration collective, qui aurait permis d’échanger autour du travail réel. Ce projet ayant fait l’objet d’une présentation dans un compte rendu de CODI, nous ne revenons pas dessus.
Le sujet des décharges de service pour activité syndicale n’intéresse qu’un petit nombre de syndiqué·es, représent·es du personnel, et nous ne nous étendrons pas. Sachez seulement que les modalités de calcul des décharges de services accordées par nos organisations syndicales respectives sont au centre d’un désaccord persistant avec la direction. Celle-ci s’obstine en effet à interpréter le droit, à lire les textes réglementaires de manière partielle et partiale, au lieu de simplement les appliquer. Nous l’avions déjà constaté lors de l’augmentation de la prise en charge des frais de transport par l’employeur, ou lors de la funeste affaire de la réduction de nos congés. Comme dans ces deux précédents cas, nous sommes confiants dans l’issue du conflit et surtout, dans ce cas précis, dans la détermination de la direction à éviter tout soupçon de discrimination syndicale.
Le dernier sujet abordé ne figurait pas à l’ordre du jour et il fut le cadre d’une déclaration des plus étonnantes. Interrogée sur des propos tenus lors du CA évoquant la possible externalisation des services support, le directeur général s’est montré catégorique : cette proposition est extravagante et sans aucun fondement (ces mots sont les nôtres, mais nous semblent correctement traduire ce qu’il a exprimé). Elle est également sans intérêt, le montant du déficit étant largement plus élevé que le gain supposé d’une telle externalisation. Dont acte. Ce schéma éclairera l’impasse budgétaire dans laquelle nous engouffrent les politiques d’austérité :
La déclaration étonnante est venue à la fin des échanges, lorsque le secrétaire général, se tournant vers les représentant·es du personnel s’est exclamé : "Nous avons besoin de vous !". Nous avons assisté là une acrobatie des plus périlleuses, témoignant d’une agilité certaine, puisqu’elle consiste, du pied droit, à faire des appels aux syndicats, et du gauche à piétiner les droits les plus élémentaires des personnels (refus de protection fonctionnelle, refus de reconnaissance d’accident de travail, droits syndicaux). La figure a été appréciée à sa juste valeur.
La déclaration du secrétaire général signale aussi ouvertement l’impuissance de la direction à influer sur l’avenir de l’établissement, avenir qui s’annonce assez sombre, une éventuelle augmentation de notre subvention étant à exclure.
Dans ces conditions, une mise à jour par le directeur des scénarios de trajectoire budgétaire présentés en début d’année s’impose. En effet, nous savons que l’inquiétude mine certain·es de nos collègues contractuel·les. C’est bien joli de nous dire que personne ne perdra son poste, mais concrètement, ça se passera comment pour le budget 2027 ? L’efficacité de la méthode Coué a atteint ses limites. Nous voulons des réponses !