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jeudi 7 avril 2022

Blog du syndicat CGT FERC SUP université & INSA Rouen

RIPEC : la présidence nous impose des primes inégalitaires !

Signataires : FSU, CGT université & INSA Rouen, sgen CFDT, UNSA éducation

La LPR a instauré un nouveau régime indemnitaire, intitulé RIPEC, pour les personnels enseignants-chercheurs, constitué de 3 composantes différentes. La composante 3 (prime individuelle) qui remplace la PEDR, fait l’objet d’un dépôt de dossier par les
collègues sur le site Galaxie, site qui a par ailleurs été inutilisable pendant plusieurs jours, comme on pouvait s’y attendre, et qui a rendu par ailleurs très compliquées les démarches de candidature pour la campagne de recrutements.

Les modalités d’attribution de cette prime individuelle doivent être modifiées par rapport à la procédure précédente (PEDR) conformément à des lignes directrices nationales, qui se déclinent en lignes de gestion locales.

Un groupe de travail réunissant des élu.es du Comité technique et du Conseil académique a été convoqué par la présidence le 24 mars. À l’issue de cette unique réunion, force est de constater que le dialogue social n’a pas eu lieu. Les élu·es des listes FSU et CGT ont en effet fait des propositions écrites d’amendements, dans les brefs délais imposés. Malgré cela, ces propositions n’ont pas été prises en considération.

Nous réitérons nos demandes qui portent sur les points suivants :

  • fixer le montant de la prime individuelle au montant plancher de 3500 €, pour permettre au plus grand nombre de collègues de l’obtenir et de limiter l’arbitraire de la sélection ;
  • la LPR prévoit que les dossiers soient évalués par le CNU et les élu·es du CAC restreint. Nous demandons que les critères d’évaluation soient ceux de la fiche nationale, respectant ainsi les différentes facettes du travail d’enseignant·e chercheur·e, et non particulièrement les orientations stratégiques de l’établissement. Nous demandons également que le président s’engage à suivre la
    liste des collègues établie par le CAC restreint pour l’attribution de la prime individuelle, respectant ainsi le principe de l’évaluation par les pairs dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  • imposer des critères de proportionnalité femmes-hommes en amont de l’examen des dossiers pour assurer une égale répartition, ce qui est d’ailleurs explicitement préconisé par le ministère ; en l’absence de critères, l’attribution inégalitaire des primes est avérée dans tous les secteurs d’activité.

La présidence de l’université a choisi de ne pas intégrer ces propositions dans le document soumis à l’avis du Comité technique. Dans ces conditions, nous ne voyons pas l’intérêt de réunir un groupe de travail s’il doit se contenter de valider les propositions de la présidence et nous refusons de cautionner cette façon de faire qui, comme sur le repyramidage ou d’autres dossiers, montre à quel point le dialogue social peut être un concept managérial totalement vide. Nous refusons également les lignes retenues par la présidence qui amèneront à n’en pas douter à attribuer les primes individuelles à une minorité de collègues sans tenir compte de l’engagement de l’ensemble des enseignant·es chercheur·es dans leurs missions d’enseignement et de recherche.