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mardi 3 novembre 2026

Université de Picardie Jules Verne (Amiens)

Organisons la grève massive dès le 5 novembre : la fac est à nous !

Organisons la grève massive dès le 5 novembre : la fac est à nous !

 
 

Une colère devenue celle de toute une génération

La colère des lycéen·nes s’est propagée à toute une génération. Le 17 octobre, nous étions 15 000 dans les rues d’Amiens, et presque 1 million partout en France. Le 24 octobre, des centaines de milliers de lycéens, d’étudiants, de salariés et de retraités ont continué à défendre leurs revendications contre la vie chère, les conditions d’études, de travail et contre l’autoritarisme du gouvernement.
 

Les annonces du ministère n’ont en rien répondu aux attentes de lycéens et étudiants. 

 

À l’université, la pénurie au cœur de la colère

Parcoursup n’est qu’un outil de gestion de la pénurie de postes dans le supérieur. Le remettre en cause est nécessaire, mais c’est la fin de la pénurie qui permettra un vrai droit à la poursuite d’études et des conditions de travail décentes. Aujourd’hui, dans de nombreuses filières, ce sont des TD de 40 à 50 étudiant·es, des scolarités sous l’eau et des enseignant·es qui n’arrivent plus à enseigner.
 
L’austérité budgétaire imposée depuis des années pèse sur l’université comme sur tous les services publics, et touche tout le monde : étudiants, personnels enseignants, enseignants-chercheurs, bibliothécaires, administratifs, techniciens, etc. :
 

- manque de personne ;

- salaires bloqués au ras des pâquerettes ;

- manque de budget pérenne pour une recherche de qualité ;

- baisse du nombre d’heures d’enseignements et TD surchargés ;

- sélection inégalitaire (ParcourSup, Monmaster, frais d’inscription exorbitants...) ;

- bâtiments vétustes, mal chauffés ou refroidis.

 

 

Assez de cette politique austéritaire qui détruit le service public et nos conditions de travail et de vie ! 

 

Fermetures préventives : la présidence revient sur ses engagements

L’université a été fermée administrativement jusqu’à ce jour. Nous demandons toujours la fin des fermetures préventives, d’autant que ce que la présidence nous avait promis (services considérés comme faits, pas d’imposition du distanciel, levée de l’obligation d’assiduité pour les étudiant·es…) vient d’être remis en cause par une note signée du Président. Il est temps d’en finir : les examens approchent, et tout le monde, étudiant·es comme personnels, est épuisé par la situation.
 

A partir du 5 novembre, nous prenons le relais ! Mettons la fac à l’arrêt par la grève !

Le jeudi 5 novembre est une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie », appelée par l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, SUD), à laquelle les jeunes sont appelés à se joindre. C’est une nouvelle étape décisive : après les lycéen·nes, c’est à nous, personnels et étudiant·es, de prendre le relais.
 
  • Lundi 2 novembre, 12h30 : AG des personnels et étudiant·es, amphi C003, Citadelle

  • Jeudi 5 novembre, 14h : grève et manifestation interprofessionnelles, Maison de la Culture, Amiens

Nos revendications n’ont pas bougé. Nous les maintenons et les adressons à la présidence de l’université.

 

Nos revendications locales :

- Fin des fermetures administratives préventives des différents campus universitaires. Même en cas de fermeture, les personnels doivent pouvoir accéder à leurs lieux de travail. 

- Aucune pénalisation financière pour tous les personnels ou obligation d’assiduité pour les étudiant·es suite aux fermetures ;

- Pas d’imposition de l’enseignement en « distanciel », hors de question de demander à nos collègues des scolarités de réaliser un contrôle des enseignements à distance ;

- Le président doit s’engager à faire valoir la franchise universitaire : pas de police sur nos campus !  ;

- Lors des procédures d’évacuation, ce n’est pas aux personnels d’entretien de bloquer les portes des bâtiments et d’empêcher leurs collègues d’accéder à leurs bureaux ;

- Des postes à la hauteur des besoins pour que personne ne soit en position d’en occuper deux du fait du non remplacement des postes vacants ;

- Arrêt de la privatisation des services de nettoyage et des réorganisations de service brutales imposées par la hiérarchie, comme dans les services d’exploitation et logistique, et réintégration des services reprographies et réservation de salles sur leurs sites respectifs ;

- Restitution du nombre d’heures de cours supprimées et limitation des effectifs de TD à 30 et TP à 15 ;

- Arrêt des modules d’autoformation en ligne et rétablissement de tous les cours en présentiel ;

- Fin du management toxique ;

- Respect des fiches de postes ;

- Concernant le télétravail : équité dans l’accès et prise en compte du caractère médical ;

 

Nos revendications nationales :

- Titularisation des collègues contractuel·les BIATSS qui le souhaitent. ;

- Un plan de financement pérenne et massif de la recherche et de l’enseignement supérieur d’au moins 16 milliards. ;

- Un vrai plan canicule et une réfection du bâti ;

- L’abrogation des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-européen·nes ;

- Abrogation de Parcoursup et Monmaster.