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Lettre ouverte au président de l’UPJV au sujet...Nous avons adressé au président de l’UPJV un courriel, que nous rendons public ici.
La hausse des prix de l’alimentation, de l’énergie et des carburants pèse sur nos budgets. Dans le même temps, nos salaires ne suivent pas. Pour beaucoup d’entre nous, la situation est devenue intenable.
Nous avons interpelé la présidence de l’UPJV pour demander des mesures immédiates :
Bien sûr, ces mesures ne suffiront pas. Mais elles seraient un premier pas.
Mardi 29 septembre, soyons tous ensemble dans la rue,
- pour défendre nos services publics !
- pour augmenter nos salaires !
Vous trouverez ci-dessous la lettre que nous lui avons fait parvenir.
Un grand merci aux camarades de la CGT FERC Sup de Nantes à qui nous avons emprunté la base du texte.
Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur Général des Services,
La CGT FERC Sup de l’UPJV souhaite vous interpeler sur les conséquences très concrètes de la forte hausse du prix des carburants pour les personnels de notre établissement.
Pour les nombreux agents qui résident loin de leur lieu d’affectation et qui ne disposent pas d’une alternative satisfaisante en transports collectifs, ces déplacements représentent désormais une charge particulièrement lourde, qui pèse directement sur leur budget familial.
Cette situation appelle, selon nous, des mesures rapides de la part de l’employeur.
La circulaire du 5 mai 2026 relative à l’adaptation des modalités de travail et des déplacements professionnels dans le contexte de hausse du cout des carburants invite précisément les administrations de l’État et leurs établissements publics à mobiliser les possibilités offertes par le télétravail. Elle prévoit notamment de favoriser, lorsque les fonctions exercées le permettent, l’augmentation de la quotité de télétravail, dans la limite de trois jours par semaine, en portant une attention particulière aux agents contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour leurs déplacements domicile-travail.
Plusieurs établissements universitaires ont d’ores et déjà fait le choix de traduire concrètement ces orientations.
Qu’en est-il à l’UPJV ? Une décision en ce sens a-t-elle été prise et communiquée à destination des agent·es ? Nous ne voyons pas de raison pour laquelle les personnels de notre établissement ne pourraient pas bénéficier d’une mesure comparable.
Nous tenons à préciser que les agents de l’UPJV ne bénéficient pas tous actuellement de la même application du télétravail, une forte disparité existe entre les services et les agents, ainsi qu’un manque de transparence dans les règles et leur application. Ces éléments deviennent particulièrement critiques aujourd’hui avec l’explosion des prix des carburants, en particuliers pour les plus bas salaires.
La CGT FERC Sup demande donc à la direction de l’UPJV la mise en place rapide d’un dispositif temporaire (nous insistons sur cet aspect, car nous privilégions le travail en présentiel par rapport au télétravail : rien ne remplace les échanges en direct, la relation humaine sans écran…) permettant aux personnels dont les fonctions sont télétravaillables de bénéficier, sur leur demande, d’un troisième jour de télétravail hebdomadaire, conformément aux possibilités ouvertes par la règlementation et aux orientations de la circulaire du 5 mai 2026.
Une telle mesure ne règlera évidemment pas la question générale de la baisse du pouvoir d’achat des personnels, ni celle du cout croissant des déplacements domicile-travail. Elle ne règlera pas non plus le problème du prix du carburant pour les agents de nettoyage, d’accueil, de maintenance, techniciens, et autres agents ne pouvant pas réaliser leurs missions à distance. Elle constituerait néanmoins une réponse immédiate, concrète et directement mobilisable par l’UPJV pour limiter les conséquences de la flambée des carburants sur les personnels les plus exposés. Elle témoignerait aussi d’une reconnaissance de l’engagement des agents.
Par ailleurs, en attendant l’augmentation des salaires pour laquelle nous appelons tous les personnels à se mobiliser le 29 septembre, l’UPJV pourrait renforcer les primes existantes pour adoucir au moins un peu la chute du pouvoir d’achat de ses agents.
Nous souhaitons donc connaitre les dispositions que l’UPJV entend prendre pour préserver le pouvoir d’achat de ses agents et appliquer la circulaire du 5 mai 2026. Nous demandons que cette proposition puisse être examinée et mise en œuvre rapidement. Nous demandons également l’attribution de primes "carburant" ou l’augmentation de primes existantes.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Général des Services, en notre engagement sincère en faveur du service public de l’enseignement supérieur.
Le bureau de la CGT FERC Sup UPJV