"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"

Menu ☰

Accueil > Syndicats > Nord-Pas-de-Calais-Picardie > Université de Picardie Jules Verne (Amiens)

mercredi 24 juin 2026

Université de Picardie Jules Verne (Amiens)

La campagne de cédéisation accélérée l’UPJV, bilan d‘une procédure mal cadrée par l‘administration

Liminaire CGT - CSAE de juin 2026

Une procédure qui laisse perplexe depuis sa mise en œuvre

En mars 2024, l‘administration avait présenté aux représentants du CSAE sa procédure de « cédéisation accélérée ». Nous avions voté contre cette proposition pour plusieurs raisons. La procédure de cédéisation manquait de transparence et présentait plusieurs zones de flous et d‘incohérence :

l‘appréciation hiérarchique des agents apparaissait décorrélée des évaluations annuelles ;
les quotas annuels étaient fixés unilatéralement par l’administration sans justification ni regard du CSAE alors même que la stratégie pluriannuelle de gestion des ressources humaines relève pourtant de ses prérogatives ;
• la composition, le déroulement des commissions de cédéisation et les CR des commissions n’étaient pas transmis aux représentants du CSAE ;
l’avenir des agents écartés de la procédure restait incertain : qu’il s’agisse de ceux dont le dossier ne serait pas jugé recevable ou de ceux auditionnés sans être finalement cédéisés, aucune réponse claire et équitable n’avait été apportée. Pourraient-ils se représenter lors d’une prochaine session ? Ou cette décision compromettait-elle définitivement leur avenir professionnel à l’UPJV ?

Quel bilan tirer après deux ans de mise en œuvre ?

Plus de deux ans après la mise en place de la procédure, le bilan est accablant. L‘arbitraire le plus total règne sur l’évaluation des agents et leur sélection. Le déroulement de la procédure reste complètement opaque, y compris vis-à-vis des représentants en CSAE. Voici la liste des dysfonctionnements que nous avons relevés :

• L‘avis hiérarchique du N+1 associé aux rapports d‘activité est parfois visible des agents, et parfois leur reste caché  ;
• Certains avis hiérarchiques sont contradictoires avec les évaluations annuelles des agents ;
Les dossiers des agents (notamment leurs compte rendus d’entretiens professionnels) ne sont jamais consultés par les commissions ;
• Les appréciations hiérarchique contiennent parfois des éléments discriminatoires ;
Le nombre de CDI disponibles n’est pas communiqué en amont au agents ni aux représentants du CSAE. Lorsque les représentants du CSAE demandent plus de clarté, il leur est répondu que le nombre de CDI n’aurait pas été fixé avant la tenue de la commission, et que cela dépendrait du vivier de candidats et du budget.
• Enfin, les voies de recours ne sont pas indiquées aux agents, qui ne savent pas à qui s’adresser pour comprendre la décision les concernant ni comment la contester.

Nous demandons à l’administration de revoir en profondeur sa procédure de « cédéisation accélérée ». Plusieurs points nous semblent urgents à corriger :

En premier lieu, l’avis hiérarchique doit être systématiquement communiqué aux agents concernés, qui ont légitimement le droit d’en prendre connaissance. Il importe également de garantir un contrôle rigoureux de ces avis hiérarchiques, tant au regard de leur probité que de leur conformité aux exigences légales.
L’examen des candidatures devrait par ailleurs reposer sur une appréciation globale du dossier de l’agent, et non sur des éléments parcellaires.
Il conviendrait également de communiquer de manière transparente aux élus du CSAE le nombre de postes ouverts à la cédéisation, qui devrait être rendu public, ainsi que les résultats détaillés, agent par agent de la procédure de cédéisation.
• Enfin, il est nécessaire de clarifier les modalités de recours ouvertes agents en cas de rejet de leur candidature, à quelque étape de la procédure que ce soit.