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Blog de la CGT FERC Sup Paris3
Contre les violences policières et les mensonges de la présidence Cet après-midi, à 15h45, la Présidence fait rentrer la police dans l’enceinte de l’Université.
Un blocage avait été décidé par des étudiantes et étudiants suite à une assemblée générale qui a pu réunir plusieurs centaines de personnes, toutes étudiantes et étudiants et personnel.les appartenant à notre communauté, ainsi que quelques dizaines de lycéens et lycéennes — certainement pas plusieurs centaines, et de l’avis général des personnes témoins les protestataires issus de notre communauté n’ont jamais été débordés par ces « éléments extérieurs », il suffira de leur demander.
Au lieu de suivre la pratique traditionnelle de négociation, désescalade, et sortie de crise sans violences (nos étudiantes et étudiants, même les plus militants, étant de toute façon rarement violents), les « responsables » ont choisi de manière irresponsable, non seulement de demander aux forces dites « de l’ordre » de faire lever le blocus, mais également de poursuivre les participantes et participants à l’intérieur des locaux.
Il est sans doute vain de rappeler à des gens qui n’ont visiblement aucune culture universitaire et/ou historique que ce genre d’intrusion piétine près d’un millénaire de traditions d’indépendance universitaire.
Mais l’exécution de cet ordre, à cette heure toujours incompréhensible, a donné lieu à des violences policières abondamment documentées, car nous sommes toujours dans un pays libre. La police a nassé et violenté des étudiant·es pacifiques, procédé à plusieurs interpellations violentes à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement, blessé au moins deux membres du personnel qui tentaient de s’interposer, et studieusement ignoré les appels au calme des personnels présent·es.
Aucune consigne ou information claire n’a été communiquée aux collègues avant et pendant l’intervention de force de police, ne leur laissant pas la possibilité de se mettre à l’abri ou d’éviter les zones à risques. Nous avons pu constater que des collègues descendaient par les ascenseurs et se trouvaient directement au niveau de la nasse. Nous avons aussi rencontré des personnel.les qui travaillaient dans les locaux sans avoir été averti·es. Les agent·es chargé·es du ménage par exemple continuaient leurs tâches tandis que le sixième étage du bâtiment C était totalement déserté. La même qualité d’information n’aura donc pas été fournie à toutes et à tous.
Après ce grand moment d’aveuglement politique, la Présidence s’enfonce et prétend ce soir que l’Université a été dégradée par des « centaines de personnes extérieures à l’établissement, dont un nombre important de personnes mineures » (mineurs dont la présence, soit dit entre parenthèses, rend encore plus discutable l’appel aux forces de l’ordre…) et doit être « remise en état » — les photos et vidéos ci-dessous prouveront à quel point les dégâts invoqués ne sont que de pauvres excuses ex post.
Aux yeux de la CGT, les responsables de l’Université sont désormais disqualifiés par leur refus de protéger et assister des jeunes qu’ils et elles avaient eux-mêmes mis en danger, par leur refus de répondre à un défi à ce qu’ils considèrent comme leur autorité par autre chose que la répression sans retenue, par la facilité avec laquelle ils diffusent des déclarations mensongères dans le seul but d’échapper aux conséquences de leurs actes — déclarations que les vidéos prises par les nombreuses personnes présentes rendent facilement falsifiables.
Le lock-out décrété est inacceptable. Il serait souhaitable que l’université banalise les cours des jours qui viennent, ouvre les locaux pour permettre aux étudiant·es et personnels de débattre de la situation politique actuelle, des violences policières y compris permises par la présidence, des revendications étudiantes et des personnels et interdise le distanciel. Nous appelons les collègues E/EC à refuser cette solution d’une rare lâcheté, et sans base légale..
La présidence n’a plus aucune légitimité à nous donner la moindre instruction.
La CGT Ferc Sup Sorbonne nouvelle affirme son soutien aux lycéennes et aux lycéens mobilisés contre la crise actuelle de l’école publique, pour obtenir de meilleures conditions d’études. Elle appelle tous les collègues à rejoindre la journée de mobilisation du mardi 6 octobre.
La manifestation partira de la place de la place de la République vers la place de la Nation, à 14h.