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jeudi 5 mai 2022

Syndicat CGT FERC Sup de l’Université Paris Cité

Revue de presse n°1 Macron et Pécresse pour une autonomie renforcée des universités Le Monde, 25 mars

Revue de presse sur les universités

Macron et Pécresse pour une autonomie renforcée des universités Le Monde, 25 mars 2022

Lors de la conférence de presse où il a dévoilé son programme, le 17 mars, et dans la continuité de son discours de clôture lors du congrès annuel de France Universités deux mois plus tôt, le candidat Emmanuel Macron a affiché sa volonté de « donner une pleine autonomie [aux universités] et aller au bout des réformes commencées il y a une dizaine d’années . Il a évoqué « la mise en place d’outils nouveaux d’évaluation et de gestion », qui pourraient prendre la forme d’indicateurs sur l’implication des enseignants-chercheurs dans l’innovation, projette Louis Vogel, « relais » pour l’enseignement supérieur dans l’équipe de campagne de M. Macron. « Dans le déroulé de carrière d’un enseignant-chercheur, on pourrait tenir compte non seulement de ses publications, mais aussi de sa capacité à innover », dit l’ancien président de Paris-II-Panthéon-Assas. Il ajoute que l’autonomie sera parachevée avec l’entière dévolution du patrimoine, qui reste à poursuivre, après deux premières vagues en 2011 et en 2017.

Partenariat public-privé

Ces promesses sont une urgence, affirment les dix plus grosses universités françaises dites de recherche intensive. Réunis au sein de l’association Udice, leurs présidents estiment que le quinquennat écoulé a marqué un recul. La présidente de l’université Paris-Cité et présidente de l’Udice, Christine Clerici, constate même que « l’autonomie décroît de jour en jour . Lors d’une conférence de presse, le 16 mars, elle a décrit « un ministère très organisateur, qui décide à notre place et nous dicte notre manière de travailler, que ce soit pour les recrutements ou les promotions, par exemple » .

« On est vraiment dans le micromanagement, a estimé aussi Nathalie Drach-Temam, présidente de Sorbonne Université . Nous devons rendre des comptes continuellement, au bout d’un an ou deux, avant même que les mesures aient eu le temps de s’installer. » Christine Clerici a appelé l’Etat à « faire confiance » et à « laisser ceux qui sont volontaires expérimenter des choses, innover, avant de l’étendre si c’est concluant .

Engagées depuis une dizaine d’années dans de complexes transformations institutionnelles destinées à accroître leur visibilité, une part grandissante des 74 universités françaises aspirent à déployer leur stratégie propre, différenciante, à même de leur fournir des ressources financières supplémentaires pour la formation initiale en licence parent pauvre de l’enseignement supérieur, avec un niveau de dépense publique par étudiant diminuant depuis les années 2010 et de très fortes disparités entre disciplines. « L’université veut prendre son avenir en main », résume François Germinet, président de CY Cergy Paris Université. En intégrant à la rentrée 2021 l’iXcampus, fondé à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) par la société française iXblue, spécialisée dans les hautes technologies appliquées aux domaines maritime, militaire et spatial, CY Cergy Paris Université veut poser les jalons d’un nouveau modèle de partenariat public-privé, où le monde académique « fertilise » le monde économique et inversement.

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Louis Vogel et Maud Vinet, "relais" de la majorité présidentielle sur l’ESR, pour établir un "diagnostic de terrain" AEF info, 01/02/2022

Louis Vogel. Né en octobre 1954, Louis Vogel, est diplômé de Sciences Po Paris (1976), titulaire d’un master of law de la Yale law school (1982), d’un doctorat d’État en droit (1985) et de l’agrégation de droit privé (1989).

Il commence sa carrière comme avocat aux barreaux de Paris (1981), de New York (1990), de Bruxelles (1992) et de Francfort (1993). Il est membre fondateur du cabinet Vogel & Vogel, créé en 1990 et spécialisé notamment en droit de la concurrence, de la régulation, de la distribution et de la consommation.

Il est professeur de droit privé depuis 1990, d’abord à l’université d’Orléans, puis à Nanterre et enfin à Paris-II où il dirige l’Institut de droit comparé. Il est élu président de l’université Paris-II en 2006 (lire sur AEF info), puis confirmé en 2008 après la loi LRU (lire sur AEF info) et enfin réélu en 2011 pour un an (lire sur AEF info).

Entre décembre 2010 et décembre 2012, il est président de la CPU, avec Yvon Berland (Aix-Marseille-II Méditerranée) et Anne Fraïsse (Montpellier-III Paul-Valéry) comme vice-présidents (lire sur AEF info).

En 2013, après le décès de Richard Descoings, il est candidat à la direction de Sciences Po puis retire sa candidature, estimant que "l’objectif poursuivi par Sciences Po et les gouvernements successifs de rapprocher le monde des grandes écoles et des universités pour que la formation des élites françaises s’ouvre aux grands enjeux internationaux n’est pas confirmé" et "ne souhaitant pas cautionner une orientation contraire aux convictions pour lesquelles [il avait] œuvré toutes ces dernières années" (lire sur AEF info).

En mars 2014, Louis Vogel s’engage en politique comme premier adjoint, LR, au maire de Melun (Seine-et-Marne) puis est élu président de la communauté d’agglomération Melun Val de Seine. En avril 2016, il est élu maire (LR) de la ville de Melun, puis réélu en juin 2020. Le 10 mai 2017, il quitte Les Républicains et brigue l’investiture La République en marche pour les élections législatives. En novembre 2017, il participe à la création d’ "Agir, La droite constructive" pour "soutenir les réformes engagées dans de nombreux domaines par le gouvernement mené successivement par Édouard Philippe et Jean Castex".

Lors des dernières élections régionales, il conduit la liste "Envie d’Île-de-France" (LREM-Agir-Modem) en Seine-et-Marne et est élu conseiller régional. Depuis, il a rejoint le parti "Horizon" de l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe.

Par ailleurs, Louis Vogel préside le think tank le Club d’Iéna au sein duquel il organise notamment les "Rencontres du sup". Il est aussi l’auteur d’un ouvrage publié aux PUF en juillet 2010 intitulé "L’université, une chance pour la France" (lire sur AEF info).

Maud Vinet. Titulaire d’un doctorat de physique de l’université Grenoble-Alpes (2001), Maud Vinet a intégré le CEA-Leti en 2001 comme ingénieure d’intégration. Entre 2009 et 2013, elle fait un passage chez IBM pour développer la filière FD-SOI avec IBM et STMicroelectronics.

Elle retourne au CEA-Leti en 2013 où elle gère les activités de l’équipe d’intégration sur les technologies de calcul avancées jusqu’en 2018. Depuis 2019, elle est directrice du programme quantique silicium au CEA-Leti.

Maud Vinet détient plus de 70 brevets liés aux nanotechnologies et possède un h-index de 51. Elle est aussi lauréate, avec Tristan Meunier (CNRS) et Silvano de Franceschi (Pôle Recherche fondamentale du CEA), d’une bourse ERC Synergy pour développer un ordinateur quantique à base de silicium en 2018.

Louis Vogel, maire de Melun, et Maud Vinet, chercheuse au CEA à Grenoble, constituent le binôme "relais" de la majorité présidentielle (LREM) sur l’enseignement supérieur et la recherche pour la campagne électorale. "Nous allons rencontrer tous les acteurs de l’écosystème pour connaître leurs attentes et leurs préoccupations", expliquent-ils à AEF info le 28 janvier 2022. Leur "diagnostic de terrain" alimentera le groupe de travail qui élaborera le programme ESR du futur candidat Emmanuel Macron.

Macron bâcle son projet, L’Obs, 30 mars 2022

Louis Vogel, le maire de Melun, croit en son étoile. Depuis que LREM a confié à ce membre d’Horizons, le parti fondé par Edouard Philippe, la mission de « relais » de la majorité sur l’enseignement supérieur, l’ex-président de l’université Paris-II se voit déjà ministre.

Et, pour faire campagne, a inscrit sur une boucle WhatsApp « 150 personnalités du secteur » . Problème : ce réseau sert surtout de défouloir anti-Frédérique Vidal, l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur. Louis Vogel a ainsi enrôlé de force dans ce groupe quelques recteurs et conseillers de premier plan, que l’initiative met mal à l’aise