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jeudi 9 juillet 2026

Syndicat CGT FERC Sup de l’Université Paris Cité

REVALORISATION DE L’IFSE : LE MIRAGE DES AUGMENTATIONS, LA RÉALITÉ DE LA BAISSE DES REMUNERATIONS

Chères et chers collègues,

Les arrêtés concernant le nouveau régime indemnitaire sont arrivés dans vos boîtes mails et le constat est sans appel : ce que la CGT dénonçait depuis des mois se confirme. Derrière les discours de « transparence » et de « revalorisation », se cache une entreprise de casse sociale à l’Université Paris Cité.

Au-delà des nombreuses erreurs de cotation des postes et du peu de considération du travail des collègues, la CGT revendique dès maintenant :

 Aucun poste décoté, aucune baisse d’IFSE

 Aucune baisse de rémunération : maintien du CIA pour toutes et tous, y compris les nouveaux entrants !

 Les contractuel.es sont exclus du dispositif de primes alors qu’elles et ils sont toujours plus nombreuses et nombreux et sous payé.e à l’université : Revalorisation des rémunérations des contractuel.les et titularisation pour celles et ceux qui le souhaitent

Retrouvons nous à la rentrée et mobilisons nous contre cette baisse des rémunérations à l’université ! Un préavis de grève sera déposé du 31 août au 30 octobre 2026 pour nous le permettre !

Notre analyse :

1. Un tour de passe-passe budgétaire : 50 à 70 % de perdants

L’administration revendique une augmentation de l’IFSE pour 75 % des collègues. C’est un trompe-l’œil. Cette hausse apparente résulte de l’intégration du Complément Indemnitaire Annuel (CIA) dans l’IFSE et la Garantie Indemnitaire (GII).
Cette disparition du CIA n’a d’ailleurs jamais été évoquée par la direction de l’université. Nous l’avons déduit des documents fournis et cela a été confirmé le jour du vote en CSA

Si votre rémunération mensuelle semble augmenter, votre gain annuel, lui, stagne ou s’effondre. Le calcul du CIA est une aberration : divisé par deux ou réduis à 0€ pour les arrivées récentes, les retours de Congé Longue Maladie ou de disponibilité, et plafonné arbitrairement au palier 2. Pour les catégories A et B, nos remontées de terrain estiment que 70 % des postes sont en réalité déclassés.

2. Une attaque sur l’avenir

Les nouvelles et nouveaux entrant.es débuteront avec une IFSE dévalorisée et pas de CIA, ce qui est profondément injuste, comme à chaque fois que cette « clause du grand-père » est appliquée (comme à La Poste, SNCF, France Telecom, etc.) et acte ainsi la baisse des rémunérations et un déclassement des métiers dans notre université ; des baisses dépassant les 200 € par mois ont ainsi été constatées ; étions nous trop payés ?!

3. Des recours verrouillés

L’administration a choisi de contourner la Commission Paritaire d’Établissement (CPE), où siègent vos représentants syndicaux, pour l’étude des recours. À la place, une « commission d’harmonisation » opaque a été créée. Sa composition ? Ceux-là mêmes qui ont conçu le dispositif, accompagnés de l’agent comptable. L’objectif est clair : La priorité n’est pas la reconnaissance de la réalité de votre travail, mais de faire des économies à court ou moyen terme (à l’occasion des renouvellements de personnels, départs massifs en retraite dans les années à venir – près de 12% des BIATSS titulaires ont plus de 60 ans).

4. La CGT à vos côtés : ne restez pas isolé.es !

La mise en paie fin juillet n’est pas un hasard de calendrier : elle intervient au moment où les personnels sont isolés et les moyens de recours plus difficiles à mobiliser.

Ne subissez pas cette injustice seul.e :

 Exercez votre droit de recours : Vous avez jusqu’au 30 septembre pour contester votre arrêté auprès de : recours.conferencesociale@u-pariscite.fr
 Sollicitez votre responsable : Le recours peut être appuyé par votre hiérarchie pour détailler les critères mal évalués
 Signalez l’impact sur votre santé : Si cette situation dégrade vos conditions de travail ou votre état de santé, saisissez le registre Santé et Sécurité au Travail (RSST)

La CGT s’est toujours opposée à cette prime à la tête du client (IFSE et CIA). Le RIFSEEP individualise le travail et sa rémunération, il vise à mettre en concurrence les personnels entre eux, il est inégalitaire dans son principe comme dans son application (différence de traitement entre les ITA et les ITRF, différence selon les services, les établissements etc.). Opposition que nous avons exprimé lors de nos votes en Comité Social d’Administration et en Conseil d’administration.

La CGT continuera de se battre pour la défense de nos statuts et contre l’arbitraire des primes.

La CGT revendique :

 Revalorisation immédiate du point d’indice de 20 %
 Intégration des primes dans le traitement et ainsi les inclure dans notre retraite

Rendez vous à la rentrée en heures informations syndicales

La CGT de Paris Cité vous souhaite une bonne fin de journée.