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Quel dialogue social à l’Université Paris 1 ? - 2ème partie -29/01/2024
Quel dialogue social à l’Université Paris 1 ? - 2ème partie -
Les revendications que nous portons
RAPPELS :
Depuis la loi de transformation de la Fonction publique de 2019, les possibilités de recours aux contractuels se sont en effet étendues, au détriment d’un statut de titulaire qui demeure plus protecteur pour les agents : les possibilités de mutations par exemple, des évolutions potentielles si une volonté politique était à l’œuvre pour valoriser le travail des agents des services publics via des grilles revalorisées, indexées sur l’inflation, avec des perspectives réelles de carrière, de la transparence. Cela a existé, et les conditions de travail étaient meilleures qu’aujourd’hui. Sans compter qu’il peut être mis fin même à un CDI.
Voici ce que nous défendons :
– des CDI pour tous les emplois sur « fonction pérenne » plutôt que des CDD qui fragilisent les services (dans la transmission des informations, dans la formation des collègues mais aussi dans le renouvellement incessant d’avenants aux contrats) - et bien évidemment les agents qui subissent une situation précaire et dégradée, sans pouvoir bâtir une vie correcte
– une grille de rémunération des contractuels basée sur la grille des ITRF, fondée sur l’indice (donc exprimée en INM), qui garantit une évolution lors des augmentations du point
– un complément indemnitaire sur la base de l’IFSE des fonctionnaires qui permet de suivre les augmentations de façon équitable – avec un examen régulier permettant des ajustements globaux puisque le mode d’évolution diffère (puisque l’équivalent IFSE des contractuels est traduit in fine par une modification de l’indice de rémunération)
– une évolution des rémunérations réelle et régulière – et pas seulement un ré-examen triennal sans aucune garantie d’augmentation
– la fixation de la rémunération par référence à celle d’un fonctionnaire exerçant les mêmes fonctions à niveau de qualification et d’expériences professionnelle équivalents – sans niveau manifestement supérieur ni inférieur
– un mécanisme de contrôle permettant d’éviter des disparités de salaires à l’échelle d’une carrière
– un plafonnement des rémunérations
– une clarification des règles de reprise d’ancienneté pour le classement dans la grille
– le détail des droits et notamment des droits sociaux des agents inscrits dans la charte (congés, mutuelle, FMD etc)
– des précisions sur les modalités de recours en cas de contestation (via la CCP ANT)
– des conditions de recrutement connues de toutes et tous, et permettant un fonctionnement fluide et en confiance entre les composantes, les services centraux, et l’agent recruté
– La réaffirmation du principe de l’occupation des emplois permanents par des fonctionnaires, qui sont des "fonctionnaires-citoyens" dans le sens de la loi Fonction publique
– la garantie de l’ouverture de postes aux concours, avec l’information, l’incitation et l’accompagnement réel des agents qui le souhaitent
– de la transparence
– le respect du principe : à travail égal salaire égal
Tous ces éléments constituent selon nous les conditions d’une amélioration du fonctionnement général de notre université.
Les collègues travaillent dans des équipes au sein de la communauté universitaire de Paris 1, avec ce que cela comporte comme solidarité dans le travail collectif : il est important qu’il n’y ait pas de disparité flagrante entre des situations identiques.
Pour que chaque agent trouve sa place et contribue au mieux de ses capacités au service public des étudiantes et étudiants, il est essentiel que les conditions de travail soient les meilleures.
C’est le gage d’une stabilité nécessaire pour le meilleur service public rendu.