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mercredi 15 juillet 2026

Page web de la CGT FERC Sup MNHN

Salaires au Muséum. La lutte commence à payer, la renforcer nous fera gagner !

Communication perturbée !
Depuis la cyberattaque, notre syndicat a été privé de moyen de communiquer à l’ensemble de l’établissement, malgré le mouvement social en cours. Nous disposons enfin d’une solution de communication temporaire, c’est l’occasion d’informer les personnels des avancées de la grève menée par les agent·es et la CGT Muséum pour une augmentation de nos salaires.

Le mouvement social pour les salaires naît d’un constat que vous avez certainement tous·tes fait : au Muséum, notre travail n’est pas reconnu et nous sommes mal payé·es.
Pour les titulaires non enseignant·es-chercheur·ses (BIATSS), les primes IFSE comptent parmi les plus basses de tout l’enseignement supérieur et de la recherche. À poste comparable, nous sommes payé·es entre 100 et 400 euros de moins par mois que dans les autres établissements du ministère. Jusqu’en 2019, certaines rémunérations passaient même sous le plancher légal. Ce décrochage n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’années de sous-financement, d’hyper individualisation des rémunération par les primes, notamment à la faveur de certains postes aux salaires les plus élevés, et de renvoi de responsabilité entre le ministère et la direction. Cette situation pèse sur le quotidien, alimente le turn-over et use les équipes.

Le personnel des bibliothèques, premier lanceur d’alerte

Dès l’automne 2025, les camarades des bibliothèques et notre organisation syndicale alertent la direction sur ce décrochage, sans obtenir d’engagement. Après trois rencontres infructueuses, les agent·es de la direction des bibliothèques et de la documentation votent la grève à l’unanimité en assemblée générale.
Le 31 janvier 2026, la Bibliothèque centrale ferme pour la première journée de grève. Le mouvement devient reconductible. Face à cette détermination, la direction reconnaît en février le faible niveau indemnitaire de l’ensemble des personnels BIATSS, mais refuse de revaloriser et propose une simple prime de 250 euros conditionnée à l’arrêt de la grève. L’assemblée générale rejette cette proposition à l’unanimité. La grève se poursuit, semaine après semaine.

Un mouvement qui s’élargit à tout l’établissement

La lutte qui a débuté aux bibliothèques est vite devenue l’affaire de toutes et tous au Muséum. Au conseil d’administration du 10 mars, une centaine d’agent·es se rassemblent et la CGT Muséum fait une déclaration préliminaire en instance pour alerter directement les représentant·es du ministère de la situation. Le 24 mars, jour d’ouverture des festivités des 400 ans à laquelle la presse est conviée, plus de 80 collègues organisent un rassemblement silencieux, pendant que la CGT Muséum et la FSU portent la lutte jusqu’au CSA ministériel. Les heures mensuelles d’information syndicale s’ouvrent à tous les métiers, les tractages se multiplient aux entrées du Jardin des Plantes, la presse est alertée et l’assemblée générale du 28 avril réunit près de 150 personnes. Le mouvement est désormais de celui de tout l’établissement, titulaires comme contractuel·les.

Le ministère finit par bouger !

La pression collective produit ses effets. Le 5 mai, journée de mobilisation générale, un cortège rejoint le ministère avec une forte couverture médiatique, tandis qu’une délégation de camarades de la CGT et de FSU est reçue en visioconférence par le cabinet du ministre, qui reconnaît notre mauvais traitement. Le printemps se poursuit avec des assemblées générales, des pique-niques militants et des mobilisations régulières. En juin, une première proposition du ministère nous est présentée par la direction.

Une première avancée, arrachée par la mobilisation

Dans cette proposition, le ministère propose enfin une enveloppe de 400 000 euros pour revaloriser les IFSE des personnels BIATSS. Cette enveloppe arrive sans que nous ayons cédé aux conditions posées, à savoir la levée de la grève et le silence médiatique. C’est au contraire parce que la mobilisation monte en puissance que nous avons ce premier résultat, le collectif est convaincu que le rapport de force doit se poursuivre. Cet argent est une première victoire concrète et il est le produit direct de six mois de mobilisation.
Mais une première avancée n’est pas encore la victoire que nous sommes venu·es chercher. Deux problèmes de fond demeurent. D’abord, les contractuel·les, qui représentent plus de la moitié des effectifs du Muséum, sont exclu·es de la mesure. Ensuite, l’enveloppe reste insuffisante pour combler réellement le retard, et son usage doit servir en priorité à relever les collègues des catégories C et B les plus en difficulté, qui ne peuvent pas vivre décemment de leur travail. Nous demandons aussi que la révision des grilles du RIFSEEP s’engage dès maintenant, pour corriger les inégalités et cesser d’individualiser à outrance nos rémunérations.

Le CSA du 9 juillet : la direction répartit mal l’argent gagné !

La direction avait pour mission de faire voter aux élu.es du Conseil Social d’Administation (CSA) cette enveloppe insuffisante de 400 000 euros et de discuter de sa répartition entre les agents titulaires BIATSS. Compte tenu de l’urgence, c’est exceptionnellement sous forme de prime inviduelle qu’elle sera versée cette année. Mais la proposition de répartition formulée par la direction ne fait qu’accentuer les inégalités de traitement : elle prévoit d’accorder la moitié de l’enveloppe pour 155 agent·es des catégories A et A+ et l’autre moitié seulement pour plus de 400 agent·es de catégorie B et C. Les contractuel·les sont, de fait, exclu·es de ce rattrapage.
Pour sécuriser le gain de cette enveloppe mais manifester son désaccord sur la méthode de répartition, la CGT Muséum s’est abstenue sur le vote de cette proposition.
Le combat continue, nous avons besoin de la mobilisation de tous·tes ! Nous voulons obtenir une prime mensuelle plus importante, plus justement répartie entre les différentes catégories, et étendue aux contractuel.les. Le rapport de force se poursuivra dans la grève et les rassemblements, jusqu’à la la victoire !

Rejoignez-nous lors des pique-niquets tous les mardis de l’été, de 12h à 13h30 devant l’Orangerie pour en discuter et nous organiser !

Je veux me syndiquer !

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