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lundi 17 février 2025

Site web du syndicat CGT FERC Sup Ecole Normale Supérieure Paris Ulm, Jourdan, Montrouge.

COMBATTONS LES COUPES BUDGÉTAIRES ET LE...

COMBATTONS LES COUPES BUDGÉTAIRES ET LE GOUVERNEMENT DES PATRONS ! FACE À LA CASSE DE L’UNIVERSITÉ PUBLIQUE ET À TOUTES LES ATTAQUES DU GOUVERNEMENT, MOBILISONS-NOUS !

Le budget a finalement été adopté par 49-3 la semaine dernière à l’Assemblée nationale : les coupes budgétaires s’élèvent à 34 milliards d’euros dans tous les services publics, de la santé à l’éducation en passant par la culture. 1,3 milliard de moins pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR), 60 facs déficitaires sur 73, 13 millions de coupes à Paris 1, à peu près autant à Nanterre, plus de deux millions de déficit à l’ENS. Pas d’argent ? Il y en a pourtant pour le CAC40 (98 milliards d’euros versés à ses actionnaires en 2024) ou pour des subventions au patronat qui coulent à flot (comme le Crédit Impôt Recherche ou les exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires) alors même que l’on annonce entre 150 000 et 300 000 licenciements pour 2025 !

Ces coupes vont avoir des conséquences concrètes sur les conditions d’étude et de travail des étudiant·es et des personnels d’université. À Paris 1, cela se traduit par moins de titulaires, moins de budgets pour les bibliothèques et par une accélération du recours au financement privé dans les formations. À l’ENS, l’on assiste à une augmentation des prix du logement de 315 à 465 euros pour les étudiant-e-s non fonctionnaires, et peut-être à l’augmentation de 1200€ des frais d’inscription au DENS pour les élèves, ou à des inscriptions payantes à la bibliothèque. Plus généralement, cela signifie partout des suppressions de formations, de postes, de campus ou encore des frais d’inscriptions plus élevés. Derrière ces coupes, il y a la précarisation du personnel et le tri social des étudiant·es les plus précaires, qui se retrouvent encore davantage privé·es d’études supérieures, et donc toujours plus tôt à la merci du patronat sur le marché du travail.

Le gouvernement s’attaque aussi à la recherche. Ainsi, la création des « key labs » entre dans ce cadre d’austérité budgétaire. Ce nouveau label du CNRS sera en effet attribué à 26% des laboratoires de recherches, et leur permettra de recevoir plus de financement que les autres laboratoires… Déséquilibre entre disciplines, entre laboratoires, entre les universités parisiennes et les autres : il s’agit d’une fragilisation accrue de l’université et de la recherche, qui ouvre de plus en plus la porte aux capitaux privés.

Face aux mesures d’austérité, les directions des universités répercutent ces coupes sur leurs étudiant·es et personnels. C’est pourquoi toute tentative de négociation est vaine : pour obtenir plus de moyens dans nos facs et écoles, il faudra aller le chercher ! La direction de l’ENS ne fait pas exception : elle qui n’a pas hésité à faire venir les CRS à deux reprises dans les locaux pour y déloger des étudiant·es qui manifestaient leur solidarité avec la Palestine. La direction de l’ENS a en effet fait de la politique du gouvernement sa propre politique, en bâillonnant toute expression militante (avec notamment la fermeture de la salle Legotien et l’impossibilité de réserver des salles), en réprimant le comité de solidarité avec le peuple palestinien.

Mais nous ne sommes pas seul·es ! À l’instar des assemblées générales de Rennes 2, Nanterre, Tolbiac, du Mirail, de Lille 2, Lille 3, ou encore de Bordeaux Montaigne, pour n’en citer que quelques-unes, organisons-nous pour obtenir une victoire décisive sur la direction, le rectorat et le gouvernement !

Partout : non aux coupes budgétaires ! Aucune suppression de place ou fermeture de filière dans aucune fac ; pour un investissement massif dans l’enseignement supérieur, à la hauteur des besoins ! Et à l’ENS : non à la hausse des prix du logement ! Stop à la répression politique, en particulier du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien !

Signataires : Union Étudiante ENS, NPA Jeunes Révolutionnaires Jussieu-ENS, CGT Ferc-Sup ENS, Les Communistes de l’ENS, Solidaires Étudiant-e-s ENS, FSU ENS, FI ENS.