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jeudi 8 octobre 2026

Communiqués CGT Lyon 2

Motion de l’AG des personnels du 08/10/2026 : Grève reconductible à Lyon 2

Nous, personnels de Lyon 2 réuni·es en Assemblée Générale à cent quarante ce jeudi 08 octobre à 12h30, apportons notre soutien et notre solidarité à la mobilisation lycéenne et étudiante en cours à l’échelle nationale. Leurs revendications sont légitimes, et rejoignent des revendications portées de longue date par les personnes mobilisées et les syndicats de l’enseignement supérieur.

Malgré la fermeture de nos campus imposée par la direction de l’établissement qui affecte notre capacité à nous retrouver et à échanger dans ce contexte, nous avons tenu à nous réunir afin de discuter collectivement du contexte actuel et de la situation qui nous concerne à Lyon 2.

À Lyon 2 aussi, nos conditions de travail sont durement affectées par les politiques austéritaires : gels de postes, généralisation des contrats courts et précaires (BIATSS contractuel·les, vacataires, contrats LRU, etc.), manque de financements de la recherche, manque d’entretien et de rénovation du bâti, locaux inadaptés au changement climatique, sous-investissement chronique voire mépris de l’enseignement supérieur et de la recherche de la part de l’État et des collectivités territoriales...

Face à cette situation, les personnes réuni·es en AG ce jour ont exprimé les revendications suivantes :

  • L’augmentation drastique des budgets de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur et de ceux de la recherche publique ;
  • L’abrogation des coupes budgétaires du plan d’austérité dit "Plan de Recours à l’Equilibre Financier" comme la réduction de 10% du nombre d’heures de cours, le non-remplacement des départs volontaires, les suppressions postes pures et simples de postes ;
  • La fin du recours au statut de vacataire pour pallier l’absence de titulaires, et le recrutement massif avec des contrats de titulaires, enseignant·es et BIATSS ;
  • Le versement de la part de Région AURA des financements actuellement gelés, conformément à ses engagements et à la mise en demeure de la chambre régionale des comptes ;
  • L’allongement des contrats doctoraux, et la fin de l’obligation de demande de dispenses de réinscription en thèse après la fin de la troisième année (contrats doctoraux) ou de la sixième année (doctorant·es non financé·es) ;
  • La fin des contrats LRU, qui proposent une rémunération de seulement 864€ par mois pour 196 HETD, et du sous-paiement des travailleur·euses de l’université ;
  • La fin des périodes d’essai longues et renouvelées automatiquement pour les BIATSS contractuel·les ;
  • L’abolition de la sélection via Parcoursup et Monmaster ;
  • La fin des frais différenciés et l’abrogation de la loi raciste "Bienvenue en France" ;
  • L’amélioration de nos conditions matérielles de travail et d’enseignement : accès à des locaux pour tous·tes, fournitures adaptées et disponibles, la mise à disposition de ventilateurs pour tous·tes pendant les périodes de canicule et du chauffage dans toutes les salles en hiver, mise à disposition d’ordinateurs pour tous·tes les personnels ;
  • La fin de la sous-traitance des secteurs du ménage, de la sécurité ou des espaces verts ;
  • La respect de la liberté de rassemblement et d’expression, en mettant à disposition des lieux de rassemblement en dépit des fermetures administratives ;
  • Le paiement des jours des grévistes de Lyon 2 en soutien à la mobilisation en cours.

Afin d’exprimer activement notre solidarité au mouvement et de porter ces
revendications, nous avons voté :

  • La grève reconductible à partir du lundi 12 octobre, un piquet de grève sur les deux campus lundi 12 à 10h (le rassemblement sera suivi d’un pique-nique des personnels) ;
  • Un rassemblement le mardi 13 octobre à l’entrée Chevreul pour un départ groupé en manifestation (horaire à confirmer) ;
  • Le respect des obligations légales de l’université quant au recours systématique au télétravail en cas de fermeture administrative, qui ne peut pas être imposé ; la mise en place de règles claires et applicables à l’ensemble des agent·es de l’université, et non une gestion décentralisée et désorganisée qui laisse au bon vouloir des UFR ou des composantes la responsabilité du traitement de ses agent·es ;
  • L’accès à des lieux de rassemblement sur les campus au titre de la liberté syndicale et de la liberté d’expression et de rassemblement, quelles que soient les modalités d’accès aux campus.