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jeudi 29 octobre 2026

Syndicat CGT Université de Grenoble

Pour le service public, pour des conditions de travail et d’études dignes, la mobilisation continue !

Nous étions encore 20000 dans les rues de Grenoble samedi 24 octobre ! Malgré la répression et de nouvelles violences policières, la mobilisation ne faiblit pas.

Jeudi 22 octobre, nous étions, personnels et étudiant·es, devant la MJK où se tenait le CA de l’UGA.

À cette occasion, le président de l’UGA est venu « dialoguer » avec les personnes présentes (en fait, lire le mail déjà envoyé aux étudiant·es).

Nous avons ensuite demandé à envoyer une délégation de personnels intervenir devant le CA, nous n’avons eu aucune réponse de la présidence. Il n’y avait pourtant pas que des étudiant·es rassemblé·es : encore du mépris et de l’invisibilisation pour les personnels.

La mobilisation continue, elle est déjà historique ! Le 3 novembre est une nouvelle journée de grève, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation en Isère (CFDT, CGT, FSU, Sud éducation, UNSA). Le jeudi 5 novembre, ce sont toutes les organisations syndicales qui appellent à la grève au niveau national : à l’UGA, mobilisons-nous pour mettre l’université à l’arrêt et pour défendre nos revendications !

Lundi 2 novembre, AG des personnels, 12h30-13h30, amphi 1 Stendhal

Nous étions entre 100 et 200 aux précédentes AGs, lieux de discussions, d’information, de prises de contacts entre collègues et avec les organisations syndicales présentes (CGT et FSU) : venez nombreux·ses discuter de nos revendications ou de celles que vous souhaiteriez porter, de la situation dans vos services, composantes et laboratoires, des actions à décider dans le cadre de la mobilisation !

Autorisation d’absence accordée par la présidence

Mardi 3 novembre, journée de grève à l’appel de l’intersyndicale éducation Isère

Communiqué de l’intersyndicale éducation Isère

Jeudi 5 novembre, journée de grève intersyndicale et interprofessionnelle nationale !

À Grenoble : manifestation à 11h Alsace-Lorraine

Communiqué de la CGT : la CGT appelle à généraliser la grève le 5 novembre

Les revendications de l’AG des personnels

Revendications votées en AG dans le cadre de la mobilisation, à (re)discuter en AG !

DES MESURES IMMÉDIATES À L’UGA

  • Stop à la sélection sociale et raciste : pas d’augmentation des frais à Grenoble INP, pas d’augmentation des frais pour les étudiant·e·s étranger·ères.
  • Stop aux entraves à la grève et aux actions de mobilisation étudiantes : les journées de mobilisation, les cours sur ADE doivent être considérés comme faits quoi qu’il arrive et pas reprogrammés ou déplacés.
  • Démission de Yassine Lakhnech et de son équipe : le président de l’Université est mis en cause pour des comportements inappropriés, des manquements à la déontologie et maintenant la violence des vigiles privés sur le campus, il doit partir !
  • Recrutements massifs au lieu des suppressions de postes d’enseignant·es et de BIATSS années après années
  • Mensualisation des vacataires, arrêt du recours massif à la vacation et recours aux « missions d’enseignement » pour les doctorant·es contractuels

DES UNIVERSITÉS OUVERTES

  • Abrogation de ParcourSup et MonMaster : pas de sélection à la fac.
  • Gratuité des études dans l’enseignement supérieur.

SOUTENIR LES ÉTUDIANT·ES ET LES COLLÈGUES

  • Aménagements des partiels, contrôles continus et examens pour tenir compte de la période de mobilisation (grève des enseignant·es, blocages des bâtiments)
  • Levée d’assiduité pendant la mobilisation
  • Pas de sécurité privée sur le campus
  • Les bâtiments fermés doivent le rester toute la journée
  • Arrêt des poursuites et des violences vis-à-vis des lycéen·nes, étudiant·es et personnels

UN BUDGET POUR LES UNIVERSITÉS

  • Récupération de l’argent du CICE et du crédit impôt recherche pour financer les Universités.
  • 800€ d’augmentation pour tous les personnels, pour compenser le gel du point d’indice.
  • Abrogation de la LRU (loi sur l’autonomie des universités).
  • Abrogation du projet de budget 2027 et de ses 54 milliards de coupes budgétaires.
  • Titularisation des contractuels et précaires.
  • Contractualisation des vacataires.
  • Semaines de 32h / service de 120h pour les enseignant·es-chercheur·euses / 240h pour les enseignant·es.
  • Stop au travail gratuit des vacataires : les surveillances et corrections d’examens doivent être payées.

Voir aussi le tract de l’AG en ligne

Vous pensez qu’il n’y a pas l’argent pour tout ça ? Rendez-vous ici : cgt.fr/budget !

Lettre ouverte de l’intersyndicale à la direction de l’UGA sur les violences et les atteintes aux libertés à l’UGA

Cette lettre ouverte intersyndicale a été envoyée le 23 octobre dernier à la présidence. La CGT avait déjà envoyé un mail d’alerte le 9 octobre dernier, au sujet de menaces et d’entrave au droit syndical.

À ce jour nous n’avons aucune réponse de la présidence.

Depuis le début de la mobilisation, nous sommes témoins de violences graves de la part de vigiles d’entreprises de sécurité privés, engagés par l’UGA visiblement pour étouffer la mobilisation : violences physiques, menaces, entraves au droit syndical, à l’encontre d’étudiant·es ou de collègues de l’UGA.

Nous dénonçons fermement ces violences, qui sont autant de lignes rouges franchies sous la responsabilité de la présidence.

Nous renouvelons les exigences de ce courrier intersyndical, et demandons une réponse rapide de la présidence à ce sujet :

  • L’arrêt immédiat de toute violence et répression contre la mobilisation étudiante et les formes qu’elle se choisira ;
  • L’abandon du recours à des vigiles privés et le report des sommes dépensées pour améliorer les conditions de travail et d’études à l’université ;
  • La transmission par écrit aux organisations syndicales et étudiantes du cahier des charges et des consignes transmises aux vigiles ou aux prestataires qui les emploient ;
  • Le non recours à l’enseignement distanciel et la fermeture à la journée des bâtiments bloqués ; les cours doivent être considérés comme faits ;
  • L’aménagement des examens et de l’évaluation, et le rappel que les étudiant·es ne doivent en aucun cas être pénalisés.