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Syndicat CGT Université de Grenoble
Communiqué de soutien à notre camarade agressé — Contre les violences antisyndicales, le racisme et l’extrême droiteNous apportons tout notre soutien à notre camarade Co Secrétaire Général du syndicat CGT de Sorbonne université, agressé le le 28 mai 2026 à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. (cf. communiqué intersyndical).
Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette agression. Rien ne peut justifier qu’un·e syndicaliste soit pris·e pour cible pour avoir défendu les droits des personnels, des étudiant·es, porté la parole collective ou dénoncé des injustices.
Cette violence s’inscrit dans un climat inquiétant de banalisation des attaques contre le syndicalisme, de recul des libertés collectives et de progression des idées d’extrême droite, y compris dans l’enseignement supérieur.
Nous refusons de dissocier cette agression du contexte politique actuel. La mise en œuvre de Bienvenue en France et la remise en cause des exonérations des frais d’inscription différenciés imposés aux étudiant·es extracommunautaires relèvent d’une même logique de tri, d’exclusion et de désignation d’étrangers comme cibles politiques et budgétaires. Nous dénonçons ces mesures comme discriminatoires et racistes, contraires aux principes d’accueil, d’égalité d’accès au savoir et de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
La Confédération syndicale internationale alerte sur les « violations régulières des droits fondamentaux au travail » et la dégradation des libertés syndicales en France. Ce constat fait écho à ce que nous vivons : intimidations, pressions contre les représentant·es du personnel, attaques contre les militant·es et hostilité croissante envers celles et ceux qui s’organisent collectivement.
Notre motion du 4e congrès de la CGT Université de Grenoble du 24 juin 2025 affirmait déjà notre refus de l’extrême droite, du racisme et de toutes les formes de répression antisyndicale. L’agression de notre camarade en souligne aujourd’hui l’urgence.
Nous réaffirmons :
Dans un communiqué publié dès ce vendredi 29 mai, la présidente de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne annonce porter plainte contre notre camarade et envisager des sanctions disciplinaires. Ces menaces sont inacceptables contre un représentant syndical et contre la liberté d’expression syndicale. Toucher à l’un·e d’entre nous, c’est viser le collectif tout entier.
Nous réaffirmons nos valeurs de solidarité, d’égalité ainsi que notre détermination pour lutter contre le racisme, l’exclusion et l’extrême droite et toute forme de violences ou répression syndicale.