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CGT FERC Sup de l’Université Bordeaux Montaigne
Environ 150 personnes se sont rassemblées devant le rectorat de Bordeaux le 26 février 2026 pour protester contre les coupes budgétaires à l’Université Bordeaux Montaigne. Voici le texte lu par la CGT à cette occasion.
On a l’impression dans les échanges qu’on a eu avec la présidence jusqu’à présent qu’on est devant le fait accompli et que maintenant que le budget initial a été voté nous n’aurions plus d’autre choix que de mettre en place les coupes budgétaires qu’il implique, alors qu’une position de refus ferme n’est pas illégitime ou irresponsable.
L’acceptation de coupes budgétaires est dangereuse à court et moyen terme :
Il faut rappeler que notre situation n’est pas due à une mauvaise gestion ou au fait que nous serions trop nombreux pour effectuer nos missions, mais au fait que le ministère ne nous donne pas les moyens d’effectuer notre travail dans de bonnes conditions. L’idée derrière ces coupes n’est pas de retrouver une gestion financière saine mais de nous forcer à diminuer durablement nos dépenses. Nous avons le droit d’être dans une position de refus face à une stratégie politique délibérée d’affaiblissement de l’enseignement supérieur public.
Alors, le risque est la mise sous tutelle par le rectorat : il faudrait donc accepter de faire nous-mêmes ce qu’aurait fait le rectorat à notre place, sous prétexte que les mesures imposées seraient plus dures. On nous dit : supprimez un quart de vos CDD, sinon ce sera davantage. C’est un chantage inacceptable, nous ne sommes pas de mauvais gestionnaires et la question de fond est politique, pas d’un simple et nécessaire ajustement administratif.
Ce qu’on nous propose c’est de faire le sale boulot nous-mêmes et à la fin on remerciera le rectorat de ne pas nous avoir mis sous tutelle. Jusqu’à quand va-t-on accepter de se faire piétiner de la sorte ? Nous sommes déjà sous une tutelle qui ne dit pas son nom !
France Universités et plusieurs présidents ont pris la parole dans la presse et ont tenté de mettre la pression pendant les débats budgétaires au Parlement. C’est très bien, mais soyons clairs, c’est visiblement insuffisant : nous devons prendre le relais par notre mobilisation dans les établissements. D’autant que notre situation n’est pas exceptionnelle : la totalité des universités ont voté des budgets déficitaires et des coupes budgétaires plus ou moins massives ont lieu un peu partout. Le 10 mars prochain une journée de mobilisation nationale aura lieu dans l’enseignement supérieur, c’est une prochaine étape !
Ce que nous dit la présidence, c’est que le budget initial a été voté et qu’on doit passer à la mise en place des économies qu’il implique. Pas si vite !
Au-delà des actions qui ont été votées en AG, on peut suivre deux principes simples :
Ne fuyons pas le rapport de force et assumons ensemble le conflit que l’on nous impose. Prochaine étape le 10 mars !