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mardi 23 juin 2026

SPURCA-CGT
Université de Reims Champagne-Ardenne

Réunions intersyndicales avec la présidence : un simulacre de dialogue social

Le SPURCA-CGT a participé aux deux réunions intersyndicales proposées par la Présidence de l’URCA les 22 janvier et 16 juin 2026.

À l’issue de ces deux réunions, et plus particulièrement de celle du 16 juin, il apparaît que pour la Présidence de l’URCA, le dialogue social se résume à un exercice de communication descendante avec :

  • des questions à transmettre par les organisations syndicales à la Présidence une semaine à l’avance au moins, sous menace qu’elles soient tout simplement ignorées ;
  • des réponses préparées en amont par les services pour être lues en réunion ;
  • des questions transmises qui demeurent purement et simplement sans réponse ;
  • des représentants syndicaux invités à quitter la salle promptement avant que l’ensemble des sujets n’ait été traité, dans une réunion dont l’horaire de fin n’est même pas communiqué aux organisations.

Sur le fond, le constat est aussi déplorable :

  • près d’une heure consacrée à dénoncer le décret du 19 mai 2026 sur les frais d’inscription différenciés, alors que la direction de l’URCA avait déjà fait le choix de les appliquer dans notre université bien avant la publication du décret (cf. délibérations du CA du 3 février 2026) ;
  • des alertes sur la souffrance au travail systématiquement réduites par la direction de l’URCA à de simples conflits interpersonnels.

Le SPURCA-CGT refuse de cautionner cette mascarade et ne participera plus à ces réunions tant que les conditions d’un véritable dialogue social ne seront pas réunies : une communication de façade sur le bien-être au travail ne peut masquer durablement l’absence de réponses aux problèmes soulevés.

Quand les questions sont connues d’avance, les réponses écrites d’avance sans aucune solution concrète, il ne s’agit plus de dialogue social. Les personnels de l’URCA attendent des réponses, pas une mise en scène.