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SPURCA-CGT
Université de Reims Champagne-Ardenne
Jusqu’où ira l’université publique dans sa logique purement comptable ?
Il est désormais possible, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, de proposer une formation sur Parcoursup, de permettre à des élèves de se positionner sur cette même formation durant des semaines, ce faisant de les inviter à renoncer à d’autres formations dans lesquelles il et elles ont également été accepté·es, pour finalement… ne pas ouvrir la formation et laisser ces élèves sans solution sérieuse au 1er septembre !!!
C’est le sort réservé par l’IUT-RCC à une dizaine de candidat·es qui devaient s’inscrire en 1ère année du BUT Carrières sociales parcours Villes et Territoires Durables (site de Châlons-en-Champagne) pour l’année universitaire 2025-2026 ! Il et elles ont ainsi découvert à leurs dépens, en pleines vacances d’été, que la plateforme Parcoursup pouvait proposer des offres mensongères. Et que dire des candidat·es recruté·es via Études en France qui ont découvert en arrivant à l’IUT que la formation pour laquelle ils et elles ont quitté leur pays est en réalité fermée ! Au total, ce sont plus de 20 étudiant·es qui sont sacrifié·es sur l’autel des économies budgétaires.
Passons la fermeture d’un parcours de 1ère année sans concertation avec les enseignant·es et enseignant·es-chercheur·es directement concerné·es, la désorganisation induite par cette décision de dernière minute ou encore tout le travail de sélection des dossiers Parcoursup et Études en France réalisé pour rien ! Oublions l’imbroglio administratif dans lequel vont se retrouver les étudiant·es redoublants ou devant rattraper des modules de 1ère année d’une formation qui n’existe plus.
L’application d’une pure logique comptable à l’IUT-RCC a cette fois fait des dégâts directement auprès d’élèves qui ne demandaient qu’à faire les études dans une formation que l’URCA s’était engagée à ouvrir en la proposant sur Parcoursup et pour laquelle ils et elles avaient passé avec succès toutes les phases de sélection.
Doit-on rappeler à l’IUT-RCC que la plateforme Parcoursup est engageante aussi bien pour les candidat·es que pour les établissements qui y proposent des formations ? Les établissements sont ainsi tenus « d’organiser l’année universitaire suivante en préparant les inscriptions dans chaque formation qu’ils proposent » (Article D612-1 du Code de l’éducation).
L’IUT-RCC a-t-il oublié qu’il est également tenu de respecter les règles de fonctionnement inscrites dans la charte de la procédure nationale de préinscription Parcoursup qui prévoit que « les établissements s’efforcent d’opérer les modifications au plus tard avant le début de la phase d’admission (2 juin 2025) » (section 3 de la charte 2025, page 3), et non entre la mi-juillet et le mois d’août ?
L’URCA a-t-elle atteint une situation budgétaire si désespérée qu’elle accepte de sacrifier plus de vingt étudiant·es, qui plus est sur un site délocalisé, pour économiser 300 heures d’enseignement ? N’était-il pas possible d’attendre l’année suivante pour fermer cette formation subitement jugée « non rentable » et éviter de laisser des étudiant·es sur le carreau ?
Il est encore temps de permettre aux candidat·es concerné·es de suivre le cursus qu’ils et elles ont choisi et dans lequel ils et elles ont été autorisé·es à s’inscrire… pour finalement être désinscrit·es administrativement !
L’IUT-RCC doit prendre ses responsabilités en respectant les engagements qu’il a pris envers les candidat·es : il doit ouvrir le parcours Villes et Territoires Durables du BUT Carrières sociales, en concertation avec l’équipe pédagogique.
Les étudiant·es ne doivent pas servir de variable d’ajustement comptable !