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Menu ☰Accueil > Les dossiers > Les instances > CNESER > CNESER du 16 juin 2026 - Interventions CGT et Votes
Intervention CGT
La réforme de 2020 avait pour ambition de diversifier les origines des étudiant.es au sortir du bac (scientifiques, littéraires) et de faire disparaitre le redoublement déclaré "drame national" par les présidents d’université (au pretexte que beaucoup de bons éléments, généralement familles CSP+, pouvaient être en échec au bout de 2 ans.
Cette réforme avait donc opté pour un schéma (PASS / LAS) sans doute mieux adapté aux petites universités (Angers ayant été à l’origine du modèle) qu’aux grandes universités. Comme toujours en matière de changements institutionnels en éducation le système s’est complexifié à l’extrème et les acteurs les plus au fait des mécanismes (celles et ceux qui avaient les codes ...) se sont adaptés. Le LAS est devenu un redoublement bis avec des assemblages divers et bizarres.
Par ailleurs, dès parcoursup, le jeu divinatoire consistait en la recherche d’une statégie optimale à partir des multiples coefficients (écrit/oral - matière) et des interclassements variés d’une université à l’autre. Ne parlons pas de des critiques généralisées concernant les épreuves orales dont là encore celles et ceux qui avaient les codes de comportement étaient bénéficiaires.
Autant d’éléments pour lesquels nous avions tiré la sonnette d’alarme au CSLMD, à l’époque où l’on n’y faisait pas que des fiches RNCP. L’égalité des chances, déjà réduite en médecine, suite à cette réforme nous semble s’être clairement dégradé et nous aimerions avoir des statistiques fiables concernant le passage en 2e année de médecine.
Au vu des quelques éléments transmis sur la nouvelle réforme avec ses trois blocs, si une volonté d’uniformiser s’est faite jour rendant le parcours plus lisible, on retrouve une fragilité inhérente à l’exercice.
Soit l’on insiste sur l’aspect santé et les étudiant.es en échec auront peu de fillières de rattrage car ils auront simplement effleuré les autres domaines. Soit on appauvrit le versant santé (grande tentation des facultés de médecine car les enseignant.es sont accaparé.es par la clinique) et l’on s’en remet pour cette partie à l’IA et aux capsules, ce qui là encore crée un fossé social.
De plus les blocs disciplinaires sont souvent, dans les grandes université, à la charge des ufr ou des facultés des sciences dans des contextes déjà fortement saturés.
Dernier point : l’inévitable difficulté de la transition vers la réforme et de l’aménagement des promotions d’interface, qui est un casse-tête pour les scolarités mais aussi source d’inquiétude pour les étudiant.es (santé - autres fillières reliées staps ....)
Intervention CGT
On rejoint ce qui a été dit avant sur l’absence de document en préparation, ce qui nous aurait permis d’analyser certains chiffres présentés de manière biaisée.
À part le Ministre ("ce n’est pas Zola"), tout le monde en France s’accorde à dire que la situation financière de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) est catastrophique.
Il y a les déficits chroniques de plus de 80 % des universités, au point que les recteurs (chanceliers des universités) ne sont plus prêts à assumer la tutelle financière des universités qui enchaîneraient deux exercices comptables en déficit. Une menace qui était pourtant brandie dans les années 2010 ! Les fameux critères de « bonne santé » financière des établissements, établis au doigt mouillé par la techno-structure ministérielle, ont été révisés voilà trois ans pour camoufler la situation.
Il y a des bâtiments décatis, abîmés, parfois insalubres, faute d’entretien et d’investissements par l’État. D’après la Cour des comptes, ce serait 40 milliards d’€ qu’il faudrait pour rénover le patrimoine de l’ESR, tant celui-ci est dans un triste état.
Il y a encore la fermeture de nombreuses formations, la suppression de places dans celles qui restent ouvertes, certain·es étudiant·es qui ne survivent que grâce à l’aide alimentaire déployée dans de nombreuses universités.
Il y a bien sûr la paupérisation des agent·es qui ont perdu entre 550 € et 1900 € de salaire mensuel depuis 2000 (en parité de pouvoir d’achat), des primes parmi les plus faibles de toute la Fonction publique, et jusqu’à l’État parjure qui préfère renier sa parole plutôt que de continuer à dérouler le protocole social de la loi de programmation de la recherche (LPR) qui devait permettre d’améliorer « l’attractivité » des carrières de l’ESR.
Il y a aussi le gel de postes de fonctionnaires, remplacés à tour de bras par des agent·es contractuel·les et des vacataires. Ce qui entraîne d’une part des difficultés de fonctionnement dans les équipes, mais aussi et surtout une précarité croissante chez les personnels, qui devient parfois insupportable. Nous voudrions ici mentionner, avec retenue mais avec une grande colère, le décès de notre collègue Marie Desbois qui s’est suicidée le 31 mai dernier, après de nombreuses années de précarité et de tentatives infructueuses pour obtenir un poste académique stable.
Ces assises sont un écran de fumée. Le ministère a un seul objectif : imposer son projet et ses éléments de langage sur le financement des universités et balayer d’un revers de la main les mobilisations des personnels et des étudiant·es depuis deux ans sur le sujet. Nous ne sommes pas dupes.
La CGT FERC Sup dénonce la manœuvre grossière d’un Ministre de l’ESR visant à minimiser un constat partagé afin de continuer à gaver d’aides sans contrepartie les grandes entreprises et les établissements d’enseignement supérieur privé à but lucratif.
La CGT FERC Sup exige de supprimer les 8 milliards d’€ annuels de Crédit Impôt Recherche (CIR) afin d’abonder le budget de l’ESR, et de réserver l’aide à l’apprentissage dans le supérieur aux seuls établissements publics d’enseignement supérieur.
La CGT FERC Sup dénonce la privatisation rampante que cherche à imposer le Ministre de l’ESR sous couvert de « modèle économique ».
Intervention CGT
Certes Orléans et Tours ont déjà des liens de coopération et des laboratoires communs mais on peut avoir tendance à penser que c’est la région qui structure ce type de projet (ici socialiste ce qui peut limiter en partie les dégats en matière de culture et d’enseignement contrairement à Christelle Morançais dans le Val-de-Loire) . Orléans (lieu de l’executif régional) se tourne vers Tours mais n’est pas loin de la région parisienne. On sent bien que le pôle orleannais cherche à croitre ce qui n’est pas sans poser de problème en particulier de localisation des structures avec parfois des doublonages ne créant pas masse critique ou parfois un morcellement entre les sites. La création d’un CHU à Orléans, dont on disait qu’il se constituait sous les meilleurs augures, rencontre des difficultés aussi bien du coté hospitalier que du coté recherche. Il est difficile actuellement de mettre en place tout l’éventail des spécialités nécessaires à un CHU et par ailleurs les étudiants sont obligés de s’écarteler entre Tours et Orléans en médecine.
On est donc confronté à la problématique des universités dépendantes d’une même région avec l’existence en particulier d’universités qui sont des satellites de plus grandes. Elles cherchent à se spécialiser pour subsister mais sont perpétuellement en situation instable. Exemples similaires à Bordeaux/Poitiers/Limoges, Amiens/Lilie, Besançon/Dijon (fusion qui a explosé).
On nous a présenté au cours de ces dernières années de multiples outils de coopération (comue, association ....) et outre l’impossibilité d’avoir des bilans précis de ces structures, on se pose toujours des questions sur leur devenir.
Ce projet, présenté comme un cadre de coopération, est-il un prélude à une absorption ?
Résultat du vote
Vote : 13 POUR, 6 CONTRE, 7 (dont CGT) ABS, 0 NPPV
Amendement n°1 FSU : le CNESER revoit à chaque renouvellement.
Vote : 26 (dont CGT) POUR, 0 CONTRE, 0 ABS, 0 NPPV
Non retenu.
Vote : 9 POUR, 7 CONTRE, 12 (dont CGT) ABS, 0 NPPV
Résultat du vote
Vote : 13 POUR, 7 CONTRE, 8 (dont CGT) ABS, 0 NPPV
Intervention CGT
Résultat du vote
Vote : 9 POUR, 1 CONTRE, 18 (dont CGT) ABS, 0 NPPV
Intervention CGT
Au nom de notre organisation syndicale, nous souhaitons attirer votre attention sur les difficultés majeures soulevées par la future réforme du BTS Assurance. Si nous reconnaissons les intentions affichées — modernisation, digitalisation, renforcement de la professionnalisation — nous constatons sur le terrain un décalage préoccupant entre les ambitions du texte et les moyens réellement alloués.
1. Une réforme ambitieuse mais insuffisamment accompagnée
La réforme introduit des compétences nouvelles (digitalisation avancée, systèmes d’information, RSE, gestion des risques) qui nécessitent :
• des équipements numériques adaptés ;
• des plateformes professionnelles ;
• des enseignants formés ;
• des partenariats renforcés avec les entreprises.
Or, aucun financement spécifique n’a été prévu pour accompagner ces évolutions.
Cette absence de moyens crée une réforme à deux vitesses, accentuant les inégalités entre établissements bien dotés et ceux qui ne disposent ni des infrastructures ni des réseaux professionnels nécessaires.
2. Une surcharge pédagogique incompatible avec un diplôme Bac+2
• Le nouveau référentiel multiplie les compétences à maîtriser, au risque de diluer les fondamentaux du métier.
• Les équipes pédagogiques constatent une dispersion des apprentissages, une augmentation de la charge de travail et une difficulté croissante pour les étudiants à atteindre un niveau de maîtrise satisfaisant dans un temps de formation inchangé.
3. Une dépendance accrue à l’alternance dans un contexte instable
La réforme renforce la place de l’alternance alors même que :
• les niveaux de prise en charge ont été revus à la baisse ;
• les entreprises recrutent de manière plus sélective ;
• les territoires ne disposent pas tous d’un tissu assurantiel dense.
Cette situation fragilise l’accès à la formation pour de nombreux jeunes et met en difficulté les établissements qui ne peuvent garantir un contrat à tous leurs étudiants.
4. Une complexification excessive des épreuves
Les nouvelles modalités d’évaluation, notamment pour les unités professionnelles, entraînent :
• une multiplication des documents obligatoires ;
• une lourdeur administrative accrue ;
• des exigences techniques parfois déconnectées des réalités de terrain.
Les équipes pédagogiques alertent sur une perte de lisibilité et une augmentation de la pression sur les étudiants.
5. Un risque d’inégalités territoriales et sociales
Sans accompagnement financier, sans formation renforcée des enseignants et sans adaptation des moyens, la réforme risque d’aggraver :
• les écarts entre établissements urbains et ruraux ;
• les difficultés d’accès à la formation pour les publics les plus fragiles ;
• les disparités d’évaluation entre académies.
Conclusion
Si nous partageons l’objectif d’un BTS Assurance moderne et professionnalisant, nous affirmons qu’une réforme ne peut réussir que si elle est réaliste, équitable et soutenue par des moyens adaptés.
Nous appelons donc le ministère à réexaminer urgemment les conditions de mise en œuvre du nouveau référentiel afin de garantir la réussite des étudiants, la qualité de la formation et l’égalité entre les territoires.
En conséquence nous ne signerons ce texte en l’état.
Résultat du vote
Vote : 13POUR, 12(dont CGT) CONTRE, 1 ABS, 2 NPPV
Intervention CGT
Résultat du vote
Vote : 4 POUR, 6 CONTRE, 16 ABS (dont CGT), 2 NPPV
Intervention CGT
Résultat du vote
Vote : 27 (dont CGT) POUR, 0 CONTRE, 0 ABS, 0 NPPV
Intervention CGT
Résultat du vote
Vote : 12 POUR, 0 CONTRE, 13 (dont CGT) ABS, NPPV
Intervention CGT
Résultat du vote
Vote : 14 POUR, 11 (dont CGT) CONTRE, 2 ABS, 0 NPPV
Intervention CGT
Résultat du vote
Vote : POUR, CONTRE, ABS, NPPV
Intervention CGT : La CGT est attachée au monopole public de la collation des grades universitaires et par conséquent opposée à l’autorisation pour des établissements privés à délivrer des diplômes visés par le Ministère et à l’attribution des grades universitaires pour ces diplômes de l’enseignement supérieur privé. On note que le dossier présenté est assez détaillé, mais mélange parfois ce qui relève de l’école Audencia dans son ensemble et ce qui relève spécifiquement du Master considéré, ce qui crée de la confusion, notamment sur l’interprétation de certains chiffres. L’adossement à la recherche se caractérise par l’écriture d’un mémoire, la participation des étudiants à des séminaires de recherche, une équipe d’E/C avec doctorat et/ou HDR dont la plupart sont associés à des laboratoires de recherche publics reconnus et qui publie. Les sujets DDRS semblent faire partie intégrante de la formation. On note également que les dispositifs d’accompagnement des étudiant.es semblent développés (lutte contre les VSS, contre les discriminations, mission handicap, santé). On s’interroge sur la proportion des cours assurés par des permanents qui ne s’élève qu’à 58%, ce qui nous semble trop faible. Le point noir pour la CGT est évidemment le montant des frais d’inscription qui s’élèvent à 8400€/an, ce qui est incompatible avec la prétention de participer au service public de l’enseignement supérieur et justifient à eux seuls notre vote. Certes l’alternance, comme souvent, est présenté comme une mesure d’ouverture sociale, alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de faire financer les études par un travail salarié et à l’argent public. Il existe certes des bourses internes, mais on aimerait avoir plus dinformation sur les montants en jeu, le dossier ne nous a pas semblé suffisamment clair sur ce point (on parle de 54000€ sur 3 ans puis plus loin de 950000€ pour 269 bénéficières, la volonté de doubler ces bourses est mise en avant, qu’en est-il ?).
Résultat du vote
Vote : 0 POUR, 24 (dont CGT) CONTRE, 2 ABS, 1 NPPV
Intervention CGT
Parlons tout d’abord des frais de scolarité trés élevés dans tout les parcours (10k€ à 28k€) avec un montant de bourse qui ne couvre apriori pas les frais de scolarité et des taux de boursier variant de 11% à 27% selon les diplomes contre 35.8% dans l’ESR en général (il y a donc un tri social des étudiants sur leur moyens financier contre les lesquels nous nous élevons).
Amélioration sur l’étude du devenir des étudiants, avec une insertion pro correcte (malgrés un taux de CDI plus faible que la moyenne à 6 mois), une prise en compte de la dimension recherche même si la formation à la recherche par la recherche est perfectible (reposant principalement sur un mémoire de recherche, tout premier doctorant arrive seulement maintenant).
Au vu notamment des frais de scolarités qui ne correspondent pas à notre vision de ce que doit être un diplôme de l’enseignement supérieur destiné avant tout à permettre à tout les citoyens d’améliorer son niveau de formation par une formation publique, accessible à tous et reconnu par l’état. Et en raison de notre position sur le monopole public de la collation des grades (nottamment de master) nous voterons contre.
Résultat du vote
Vote : 0 POUR, 24 (dont CGT) CONTRE, 2 ABS, 1 NPPV
Intervention CGT
Il nous est proposé de donner notre avis sur l’autorisation de delivrer le master ou la licence a des organisme du secteur privé, essentiellement des écoles de commerces. La CGT réaffirme qu’elle défend le monopole de l’enseignement public pour la delivrance des diplômes universitaires. Elle pense que l’État n’a pas vocation à apporter à l’enseignement privé une caution ou des arguments marketing supplémentaires pour developper leur modéle d’affaire aussi la CGT donnera un avis négatif sur ce dossier.
Résultat du vote
Vote : POUR, CONTRE, ABS, NPPV