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Menu ☰Accueil > Les dossiers > Enseignement supérieur > La CGT FERC Sup a évalué le HCERES et demande sa dissolution.
Au retour des évaluations de la vague E, la CGT FERC Sup s’est indignée avec force de l’ineptie des pré-rapports et de la violence de leurs conclusions (voir notre communiqué).
La CGT FERC Sup demande la dissolution du HCERES et la reconstruction d’une évaluation de la recherche et de la formation par les pairs dans un cadre national et collégial.
La CGT s’oppose au HCERES mais cela ne signifie pas que la CGT FERC Sup soit contre toute évaluation collective par les pairs. Une instance de pairs existe déjà, le Conseil National des Universités, il suffirait de s’en inspirer, mais c’est précisément à sa disparition que travaille le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR)…
Rappelons que les objectifs et les critères d’évaluation du HCERES ne sont pas publics. La composition des commission ne l’est pas non plus. Tous ses membres sont choisis dans une opacité complète. Rien n’est mis en place publiquement pour prévenir les conflits d’intérêt. Les autrices et auteurs des rapports ne sont pas connus (les rapports ne sont pas signés). Les commissions ne se déplacent même plus dans les établissements. Il n’est prévu aucune voie de recours.
C’est l’exact inverse du Conseil national des universités.
Les processus d’évaluation eux-mêmes sont source de souffrance au travail : outre la manipulation d’indicateurs soi-disant objectifs mais uniquement quantitatifs et complètement vides de sens, les collègues ont dû remplir des tableaux absurdes lors d’une procédure chronophage… pour au final recevoir un avis méprisant et déconnecté des réalités.
Notons que les injonctions à la mise en oeuvre de l’« approche par blocs de compétences » n’a pas de sens pédagogique, mais permet la vente à la découpe des formations. Elle place sur le même plan savoirs disciplinaires et compétences générales (dont « savoir-être », « savoir se comporter »…). Elle vide de leur substance les formations et remet en cause les titres et diplômes nationaux.
Notons enfin que l’enseignement supérieur public est en permanence évalué et étranglé budgétairement depuis des années, alors même que la jungle de l’enseignement supérieur privé se développe sans aucun contrôle et bénéficie gratuitement de la plateforme d’admission Parcoursup. Ce sont bien les innombrables attaques contre l’enseignement supérieur public qui renforcent le secteur privé, dont les manquements récemment épinglés par une enquête journalistique [1] ne font, eux, l’objet d’aucune évaluation critique.
Pour la CGT FERC Sup, ces rapports d’évaluation vont servir de prétexte pour opérer des réductions dans les formations de l’ESR public, conséquence de l’austérité imposée par le gouvernement.
La CGT FERC Sup revendique :
[1] Voir livre de Claire Marchal, Le cube, Paris, Flammarion, 2025