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En juillet 2024, veille des congés d’été, 16 amphithéâtres sur 35 ont été fermés sur le campus de Cité Scientifique, rattaché à l’Université de Lille. Une réunion de la F3SCT a été organisée en urgence, 15 jours après la découverte de matériaux amiantés par le prestataire mandaté par l’administration, au cours de la vérification des centrales de traitement d’air (CTA) de bâtiments anciens et vétustes. Ces bâtiments, dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, doivent faire l’objet d’un diagnostic amiante.
L’administration a fait le choix de convoquer en urgence les élu·es et mandaté·es de la F3SCT pour une réunion extraordinaire sans ordre du jour précis, ni documents. En effet, elle craignait de possibles répercussions médiatiques liées à la diffusion publique de ces dits documents par les représentant·es des personnels. Cette situation est des plus préoccupantes, puisqu’elle impacte les conditions de travail des personnels, mais aussi, comme l’avait souligné le président de l’Université de Lille, les conditions d’études.
Celui-ci s’est toutefois voulu rassurant, et a affirmé qu’aucune fibre d’amiante atmosphérique n’avait été détectée, ni dans les amphithéâtres, ni dans les sédiments poussières, lors des mesures effectuées. Il a également précisé que le MESR, ainsi que le rectorat et la préfecture avaient été mis au courant de la situation. Par conséquent, l’Université de Lille a donc été inscrite sur la liste prioritaire afin de bénéficier de crédits d’urgence du ministère pour effectuer les travaux estimés à 8 millions et s’étalant sur deux ans. En complément, les fonds de la Fondation de l’Université seront également mobilisés lors de la durée des travaux. Cette situation est plutôt cocasse, puisque c’est à l’État d’entretenir les bâtiments et que celui-ci manque à ses obligations en sous-dotant cruellement les universités des moyens nécessaires pour cela.
En dépit de ces annonces, la situation est des plus complexes. La fermeture des amphithéâtres s’est traduite par l’aménagement horaire des étudiant·es, par un passage en mode hybride de certains enseignements, et donc par l’aménagement des emplois du temps des enseignant·es. Cela a engendré des allers-retours inter-campus, et la mobilisation de nombreux personnels durant la période estivale, autant de mesures conduisant à une surcharge de travail, et ayant un impact négatif sur les conditions d’études.
Cette situation est loin d’être un cas isolé.
Depuis plusieurs années, nombre de situations similaires liées à cette problématique ont été dénoncées à Lille par les représentant·es du personnel et par les élu·es et mandaté·es CGT. Les différentes alertes auraient dû inquiéter davantage l’administration tant les dangers sont grands pour la santé des collègues. Quelques exemples :
Il est aujourd’hui nécessaire de créer le rapport de force pour arracher les moyens financiers pour rénover nos lieux d’études et de travail afin de préserver la santé des travailleur·ses et de faire respecter le Code du travail (L4121-1 à 3) dans nos établissements !