"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
Menu ☰Accueil > Syndicats > Syndicats nationaux > EHESS
En mai prochain aura lieu une Assemblée générale extraordinaire des enseignant·es-chercheur·euses à l’abbaye de Royaumont. D’abord destinée aux seul·es enseignants-chercheurs (DE/MC), l’invitation à participer à ces journées de réflexion sur l’avenir de l’École s’est ensuite étendue aux autres catégories de personnels, mais de manière perlée : directeur·rices des services administratifs, puis ensemble des personnels invités pour la seule journée du 19 mai, et, par la suite, représentant·es du personnel élu·es dans les instances invité·es les 18 et 19 mai. Dans les mails envoyés à tous les personnels, l’invitation à « participe[r] à un temps fort unique à l’abbaye de Royaumont » et à « partager un temps d’échange et de convivialité » (mail du 3 février) est devenue une invitation à « l’assemblée de tous les personnels sur l’avenir de l’EHESS » pour « participer à un temps d’échange sur l’avenir de l’École » (mail du 26 février), sans que cette proposition soit accompagnée de mesures pratiques, comme la banalisation de la journée. Les membres élu·es des instances ont quant à eux été « invité·es » sur 2 journées « à rejoindre les discussions sur place », et ont dû confirmer leur présence sans plus de précision sur la nature et le programme de ces discussions, et sans prise en charge de transport ni de nuitée, alors que venir 2 jours de suite implique un temps de trajet conséquent (qu’on peut évaluer à 7h ou 8h aller/retour pour 2 jours en transports en commun) et qu’iels sont pourtant invité·es dans le cadre professionnel de leur mandat. Enfin les groupes de travail (à l’exception de celui qui devrait se pencher sur la réforme de l’élection du président) ont rassemblé des enseignants-chercheurs seulement.
Un programme indicatif, après clôture des inscriptions, a par la suite été envoyé. Les ateliers "Nouvelle gouvernance pour l’École" et "Quelle administration pour l’École ?" se tiendront en l’absence des personnels administratifs qui n’y sont pas conviés. Évidemment les administratifs n’ont aucune réflexion à apporter sur qui et comment on gouverne l’école ni sur leur travail. Et pendant que les EC réfléchiront doctement sur notre administration, les administratifs pourront bénéficier d’une visite de l’abbaye et d’"animations". Ah, il y a aussi un repas partagé ! Ce n’est pas encore clair si cela signifie que les IATS devront apporter leur pique-nique ; peut-être que la présidence peut nous éclairer ?
Quant aux échanges sur "La recherche en sciences sociales : une question d’avenir ?" et "Quels partenaires pour l’École ?",- qui se fait dans les collectifs de travail des UMR -, ils excluent la participation de leurs représentant·es, directions d’unités ou conseils de laboratoire.
Enfin, fait encore plus problématique pour une École, les étudiant·es sont tout simplement absent·es de ce programme.
Seuls à réfléchir sur les statuts de l’école (le président continuera-t-il à être élu par les seuls EC ? ; quelle sera la future composition du Conseil d’administration ? ; combien de représentants externes du monde économique prendront place dans notre futur Conseil d’administration... ), seuls à réfléchir sur la recherche et l’enseignement, seuls à réfléchir sur l’administration... Dans le huis clos feutré d’une abbaye, le futur de l’École se discutera et se décidera entre les seuls membres de l’Assemblée des enseignants-chercheurs.
Le futur du travail de toutes les catégories d’agents de l’Ehess ainsi que le droit à étudier de l’ensemble de nos étudiants est concerné par ces débats et ces décisions. Elles ne peuvent pas être le fait d’une seule catégorie.
La CGT EHESS demande que les débats sur ces question cruciales pour le futur de notre établissement associent véritablement toutes les catégories de personnels et d’étudiants, afin que l’avenir de l’École soit déterminé, de manière collective et intercatégorielle, par l’ensemble des membres de l’École.