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Site web du syndicat CGT de l’université Aix-Marseille
L’organisation syndicale CGT FERC Sup de l’Université d’Aix-Marseille vous présente le dernier numéro de La Cégète.
| La Cégète de février 2026 |
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Mais que s’est‐il passé le 9 octobre dernier au Pharo ? Rodolphe Saadé, PDG de CMA‐CGM, est invité par notre université, dans le cadre des Rencontres d’AMU. Grande pompe et petits fours. Après un premier temps pendant lequel M. Saadé est interviewé par un journaliste d’Ici Provence, vient le moment où les personnes présentes dans la salle peuvent à leur tour poser des questions.
Deux étudiantes de licence Droit et Science Politique interrogent :
Mais pourquoi des questions si classiques sur le rôle de la presse dans la construction du discours dominant et les dangers de la concentration des médias entre les mains des milliardaires entrainent‐elles une réaction si violente et la mise en place d’une véritable censure ? C’est qu’il est beaucoup moins facile d’obtenir des financements de riches et puissantes personnes quand, par ailleurs, on leur assène quelques vérités dérangeantes. Avec l’Etat qui se désengage de plus en plus du financement de l’enseignement supérieur publique et qui pousse les gouvernances à quémander du mécénat auprès des "acteurs économiques" locaux, il faut veiller à ménager leur susceptibilité. Alors faire de nos étudiants des citoyens, oui, mais sous contrôle.
Au fait, pourquoi le patronat (via son syndicat principal, le MEDEF) se bat‐il tant contre l’impôt, alors qu’il est si généreux en dons ? C’est que les dons sont partiellement déductibles de l’impôt (c’est nous, les contribuables, qui en payons une bonne partie) et qu’ils permettent d’exercer une certaine forme de pression vers les enseignements et les recherches qui les intéressent. Avec le COMP100% (Contrat d’Objectifs, de Moyens et de Performance), un grand pas supplémentaire est prévu dans cette direction néfaste
Pour les contractuel⋅les (BIATSS non titulaires, ATER, doctorant es, vacataires), à la fin du contrat ou au licenciement.
À la fin du contrat de travail , l’employeur est tenu de délivrer une attestation employeur (article R1234‐9 du Code du travail) : c’est un document indispensable pour pouvoir toucher ses allocations chômage. Dans le privé, l’entreprise envoie directement l’attestation à France travail, mais dans le public l’administration l’envoie au salarié e qui la transmet ensuite à France Travail.
Souvent, les établissements mettent longtemps à envoyer l’attestation, car les services ressources humaines sont en sous‐effectifs et surchargés de travail. Cela bloque alors l’ouverture des droits au chômage, parfois pendant plusieurs mois, au prix de beaucoup de stress et de problèmes financiers pour les contractuel⋅les qui se voient ainsi privé⋅es de revenus. La solution viendra d’embauches massives dans les services administratifs, et du recrutement de fonctionnaires plutôt que de contractuel⋅les ou de vacataires, mais nous avons déjà, sans attendre, élaboré une méthode pour que les agent⋅es non titulaires, déjà particulièrement précarisé⋅es, puissent récupérer rapidement l’attestation de fin de contrat.
La marche à suivre pour obtenir son attestation employeur
Janvier, c’est le mois des bonnes résolutions, pour sa vie personnelle comme pour son activité professionnelle.
Ça marche beaucoup moins bien quand on a pris un coup sur la tête en regardant sa fiche de paie de décembre. C’est la 1ère ligne intitulée "complément indemnitaire" qui fait très mal à un nombre important d’agents d’AMU, Autrement dit la partie variable de la prime CIA/PIA dont le but serait de "valoriser l’engagement professionnel et la manière de servir de l’agent∙e".
En ce début d’année, les militants CGT sont interpelés par des collègues leur demandant si c’est normal une telle baisse du montant de la part variable de leur prime : par exemple 800 € en 2024 et 100 € en 2025. C’est que perdre 700 € juste avant Noël, et sans avertissement, ça fait très mal au porte‐monnaie. Se retrouver avec une prime de 100 € brut pour l’année, soit moins de 8 € net par mois, ça fait très mal à la motivation.
Mais pourquoi une telle punition ?
En dehors des questions de favoritisme, de sanction vis à vis de celles et ceux qui n’ont pas été suffisamment dociles, etc, soulignons le prétexte particulièrement cynique de reprocher à un∙e collègue d’avoir été trop absent∙e pour raison de santé. La double peine quoi : malade et puni∙e d’être malade !
La CGT le rappelle souvent, les vraies raisons d’exister des primes sont les suivantes :
Notre syndicat réclame l’intégration totale des primes dans le traitement indiciaire, l’augmentation de 20% du point d’indice et son indexation sur le coût de la vie.
La mise en examen de Sophie BINET, Secrétaire Générale de la CGT confirme l’intensification de la criminalisation de l’activité syndicale. Cette mise en examen fait suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance, présidée par Mme Sophie de Menthon. On reproche à Sophie Binet ses propos tenus lors de son intervention sur RTL en janvier 2025, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c’est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. » Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements en disant « Moi j’ai envie de dire : les rats quittent le navire ». Il va sans dire que cette déclaration reprenant une expression populaire bien connue visait à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales.
La Fédération CGT de l’éducation, de la recherche et de la culture (FERC CGT) dénonce avec force cette énième procédure bâillon de la part d’un lobby patronal financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard Sterin. Cette attaque contre la Secrétaire générale de notre confédération intervient dans un contexte plus général de remise en cause des libertés syndicales par l’extrême droite.
C’est aussi notre camarade Pierre C., enseignant en Bretagne, qui a été attaqué en justice par un groupe d’extrême droite. Nous affirmons que l’extrême droite en général, et SOS Éducation en particulier, représentent un danger pour notre École, pour ses personnels et pour ses élèves. Nous dénonçons la procédure bâillon intentée par SOS Éducation, qui ne vise qu’à intimider et à faire taire.
Cette nouvelle attaque complète une liste déjà trop longue de militants et militantes CGT, de syndiqué∙es à qui il est simplement reproché leur activité syndicale au quotidien.
En décembre 2025, notre syndicat a traité :
Section Campus Marseille Centre : stcharles‐amu@listes.fercsup‐cgt.org
Section Campus Aix‐en‐provence : aix‐amu@listes.fercsup‐cgt.org
Section Campus Luminy : luminy‐amu@listes.fercsup‐cgt.org
Section Campus Etoile : stjerome‐amu@listes.fercsup‐cgt.org
Section Campus Timone : timone‐amu@listes.fercsup‐cgt.org
Contact du syndicat : syndicat‐cgt‐bureau@univ‐amu.fr
Site internet : https://cgt.fercsup.net/syndicats/provence‐alpes‐cote‐d‐azur/universite‐aix‐marseille/