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Accueil > Syndicats > Pays de Loire > Université de Nantes > La vie syndicale de la CGT FERC-SUP Nantes Université

mardi 10 mars 2026

Vie de notre syndicat (Nantes), de la FERC-SUP, de la FERC, de la CGT, etc...

L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage !

Retour sur la demi-journée d’étude : Travail, Écologie et Syndicalisme à Nantes Université

Le 6 mars 2026, la CGT FERC Sup Nantes Université a organisé une demi-journée d’étude consacrée aux liens indissociables entre les enjeux environnementaux et monde du travail. Cette initiative s’inscrit dans une réflexion de fond portée par notre syndicat et largement partagée au sein de l’union nationale FERC-Sup CGT, dont le document d’orientation du congrès 2024 place l’écologie au cœur de son architecture revendicative.

Comprendre l’écosyndicalisme : théorie et pratique

L’après-midi a débuté par l’intervention du collectif écosyndicaliste de l’UD CGT 44, et d’un enseignant-chercheur, permettant de croiser recherche et action de terrain :

  1. Alexis Cukier, universitaire et militant CGT, a exposé ses travaux sur la double dimension — démocratique et écologique — du travail. Il a notamment explicité les concepts d’écosyndicalisme et d’écosocialisme, soulignant que la transformation écologique ne peut se faire sans une reprise de pouvoir des travailleurs sur leur outil de production.
  1. Ronan Lherbier, secrétaire général de l’Union Départementale CGT 44 et animateur du collectif écosyndicaliste, a partagé des expériences concrètes menées en Loire-Atlantique. Des luttes des travailleurs de la centrale de Cordemais pour une transition juste à celles, par exemple, de l’usine d’engrais de Saint-Nazaire, ces exemples ont illustré la capacité des salarié·es à proposer des voies alternatives face aux logiques industrielles actuelles.

Freins et leviers de la transition

Les échanges ont mis en lumière les résistances (économiques, structurelles) mais aussi les leviers d’action : l’articulation nécessaire entre les organisations syndicales, les mouvements citoyens et les forces politiques pour construire un rapport de force cohérent. C’est la condition sine que non pour sortir du greenwashing, des affichages : pas de transition écologique, sans transition sociale et politique.

Un débat riche : État, démocratie et action collective

Le débat avec la salle a permis d’approfondir trois axes majeurs :

Le rôle de l’État et la planification : quelle place pour la puissance publique ? L’impulsion doit-elle être descendante ou venir de la base ? La question d’une planification écologique pensée et pilotée par les travailleurs a été au centre des discussions.

Démocratie au travail : pour Alexis Cukier, l’alternative sociale passe par un renforcement radical du pouvoir des salarié·es dans les instances. Il s’agit de repenser l’organisation du travail pour que l’écologie ne soit plus une contrainte extérieure, mais une décision démocratique.

L’articulation des échelles : comment passer de l’engagement individuel à une transformation collective et systémique ?

Ateliers d’Éducation Populaire : analyser et agir à Nantes Université

L’après-midi a laissé place à l’action via des ateliers de réflexion collective. Trois groupes (deux centrés sur l’université, un sur l’extérieur) ont travaillé autour de trois panneaux :

  • Le Réel : constat lucide sur les politiques actuelles de l’établissement. Qu’est-ce qui est réellement mis en place ? Quelles sont les limites des discours officiels ?
  • L’Idéal ou le Manque : qu’est-ce pourrait être une véritable politique écosynsicaliste au sein de Nantes Université ? Ce panel a permis d’identifier les vides stratégiques et les besoins non satisfaits.
  • L’action commune : définition des pistes de revendications syndicales concrètes.

Et après ?

La restitution de ces travaux a permis de dresser un tableau assez exhaustif des attentes et des possibles. Ce matériau constitue une base, à compléter et enrichir, de revendications collectives à porter partout, auprès des travailleur·euses, dans les instances.
Nous reviendrons vers vous dans les semaines à venir pour vous les présenter et les détailler !

L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage !
Le 6 mars, nous avons semé des graines, la récolte dépend de toutes et tous ! Le rapport de forces ne peut naître que d’une conscientisation des travailleur·euses qui les amène à s’unir au-delà de leurs différences : nous sommes les producteurs de la richesse matérielle et symbolique, nous sommes les expert·es de notre travail.

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