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Réformes, vie pédagogique,...
Laïcité foulée aux pieds, l’argent public alloué en 2026 à l’institut catholique de De Villiers.Comme chaque année, la CGT FERC Sup Nantes Université fait un travail d’analyse des subventions et autres facilités accordées à l’Institut Catholique fondé par Philippe De Villiers (qui incarne l’extrême droite vendéenne). Nous recensons donc les lignes budgétaires qui apparaissent dans les budgets primitifs des collectivités territoriales : à savoir la Région des Pays de la Loire, le département de Vendée, l’agglomération de La Roche-sur-Yon.
Les pages mentionnées dans cet article font donc référence aux budgets primitifs en question, que l’on peut retrouver en ligne sur les sites de la Région, du département.
C’est l’argent qui sort réellement des caisses publiques pour entrer dans celles de l’institut. Le Département est le premier contributeur.
• Département de la Vendée : 2 200 000 € (Page 537)
• Région Pays de la Loire : 300 000 € (Page 173)
• Agglomération de La Roche/Yon : l’année dernière, c’était 195 000 euros. Nous sommes en attente de la publication des documents du budget primitif.
• Total des dons directs : 2 700 000 € environ.
Les collectivités ne versent pas ces sommes, mais elles permettent à l’ICES d’emprunter à des taux "publics" (très bas) au lieu de taux "privés" (plus élevés) car la collectivité porte le risque à la place de l’établissement.
Collectivité Montant garanti (capital restant dû) Source
Région Pays de la Loire 2 821 673 € Page 268
Département de la Vendée 1 463 563 € Page 170
TOTAL GARANTI 4 285 236 €
Sans ces garanties, l’ICES subirait un surcoût lié à la "prime de risque" bancaire (l’écart de taux entre un établissement privé et une collectivité publique). On estime généralement cet écart entre 0,7 % et 1,2 % selon les conditions de marché.
Sur la base du total garanti de 4 285 236 €, voici l’économie réalisée par l’ICES en 2026 :
En cumulant les deux collectivités (Région et Département) :
En résumé : l’effort public est massif, porté à 86 % par le Département de la Vendée. Les garanties d’emprunt (4,2 M€) représentent un engagement de sécurité crucial pour les banques, mais en termes de bénéfice annuel "sonnant et trébuchant", c’est la subvention de 2,2 millions d’euros du Département qui constitue le moteur principal du budget de l’ICES. A ce pactole se rajoutent donc les 300 000 euros de la région, et les 200 000 euros de l’agglomération de La Roche-sur-Yon.
Sans compter les sommes allouées à l’ICAM et à l’ISFEC.
Ces collectivités marquées à droite insultent donc la laïcité en organisant un transfert de fonds vers l’enseignement privé, alors que le Centre Universitaire Départemental de la Vendée, l’IUT et l’INSPE de La Roche-sur-Yon, auraient bien besoin de l’appui des collectivités pour continuer à assurer des missions de service public basées sur le libre accès à l’enseignement supérieur.
L’ICES sélectionne ses étudiant·es sur l’argent, sur un habitus social et politique : pour rappel, c’est un fief de la droite réactionnaire, voire de l’extrême droite. Un certain nombre de ces étudiant·es s’illustrent régulièrement par leur présence dans des actions coup de poing de groupuscules identitaires et extrémistes.