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Les infos du syndicat CGT FERC Sup de l’Université Toulouse - Jean Jaurès.
Chèr·es collègues,Chèr·es collègues,
Une délégation de représentant·es de l’AG de notre université a été reçue mardi 16 décembre par la présidente et son équipe resserrée (VP-CA ; directeur de cabinet ; VP-Recherche ; VP-CFVU ; VP - Ressources Humaines-Qualité de Vie au Travail).
La CGT et SUD ont insisté sur 2 points précis pour lesquels la présidente dispose d’un levier d’action directe et immédiate :
1) Suppression des primes indécentes pour les postes fonctionnels de direction
Nous rappelons que ces postes touchent environ 50.000/an cumulés en RIFSEEP/CIA/NBI (en plus de leur salaire de base). L’équipe présidentielle a refusé d’évoquer une quelconque possibilité de réduction de ces primes indécentes. Quel message adresse-t-elle aux milliers de personnels précaires et/ou paupérisés dans notre université ?
Au même moment, la présidente a affirmé que nous avions encore de la marge pour travailler dans la ’frugalité’ !
2) Évaluer l’impact des coupes budgétaires sur notre charge de travail et notre santé
Lorsque SUD et CGT ont évoqué l’augmentation de la souffrance au travail, la présidente a minimisé en affirmant : ’je préfère parler de tensions plutôt que de souffrance’. Elle a aussi affirmé que de nombreux·ses collègues se portent aujourd’hui très bien.
Quel mépris par rapport au vécu de l’immense majorité des personnes travaillant à l’université !
Nous lui avons demandé de commanditer immédiatement une étude pour évaluer, service par service, les conséquences des coupes budgétaires, c’est-à-dire : faire évaluer par des expert·es dont c’est le métier l’impact sur la charge de travail et les risques concrets d’atteinte à la santé (par exemple : risque de burn-out ou risques de passage à l’acte).
C’est ce qui est prévu comme obligation pour les chef·fes d’établissement (voir : site du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche). Cela a été rappelé tant par l’Inspection Générale de l’ESR que par l’Inspection du Travail lors de leurs visites dans l’établissement en 2023 et 2024 : la cheffe d’établissement a obligation de moyens et de résultats pour assurer la santé et la sécurité des agent-es sous sa responsabilité.
L’équipe présidentielle a méprisé notre demande car, visiblement, la santé des personnels n’est pas au centre de ses préoccupations !
Elle demande aux personnels de faire avec des suppressions de postes et des coupes budgétaires sans précédent mais ne propose aucune mesure de prévention adéquate.
Ce faisant, elle envoie indirectement le message : inventez vous-mêmes la façon de survivre aux coupes budgétaires ! Pourtant, la charge du service public ne pèse pas sur les personnels mais bien sur l’institution !
Si la cheffe d’établissement estime qu’elle ne peut pas respecter ses obligations en matière de santé et sécurité au travail,
si l’équipe présidentielle ne veut pas évaluer les risques pourtant bien réels,
il faut soit qu’elle démissionne soit qu’elle alerte immédiatement la rectrice et le ministre !