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jeudi 12 février 2026

Blog du syndicat CGT FERC SUP université & INSA Rouen

Déficit budgétaire : la purge continue !

L’État, représenté par sa rectrice en Normandie, impose une nouvelle diminution de la campagne d’emploi 2026 acceptée par la présidence de l’URN sans l’accord de son conseil d’administration.

Entre juillet 2025 et février 2026, le nombre de postes a été radicalement réduit :

  • 130 postes annoncés le 7 juillet,
  • puis 95 postes le 12 décembre,
  • finalement 59 postes retenus le 10 février.

Résultat : plus de la moitié des postes de la liste de juillet sont supprimés !

Les postes de BIATSS sont les plus touchés. Sur les 58 postes de BIATSS de la campagne d’emploi initiale, il n’en reste que 13 : 77 % ont disparu. Comme pour d’autres services, départements ou laboratoires, aucun poste du service commun de documentation et des bibliothèques n’a été repris.

Pour les enseignant.es-chercheur.es, il ne reste que 31 des 57 postes de juillet : 46 % ont été supprimés.

Par ailleurs, la totalité des postes d’enseignant.es PrAg-PrCe est conservée. Ne doutons pas que le double service d’enseignement des enseignant.es PrAg-PrCe par rapport au service des enseignant.es-chercheur.es a dû peser dans le choix final pour limiter "le coût" des recrutements.

Cette réduction de postes sera aggravée par le non-renouvellement de nombreux collègues en contrat dans les mois à venir.

Comment avec moins d’agents et avec moins de moyens, assurer la qualité des enseignements et la continuité de la recherche sans que nos conditions de travail ne continuent à se dégrader, sans surcharge et impact sur la santé physique et mentale, sans conséquence négative sur les conditions d’études, sans mise en tension permanente des services et des composantes ? C’est une équation sans solution.

Ou alors, comme le demande la présidence, faire un tri arbitraire de nos missions, restreindre l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur, ou supprimer des filières comme le parcours MEEF en musicologie pourtant unique en Normandie, c’est-à-dire casser le service public.

Où sont les cinq à six millions annoncés par le ministre le 6 février ? Ces compensations déjà promises depuis plusieurs mois au niveau national n’ont pas été confirmées par les conseillers du ministre qui ont reçu les représentant.es des personnels et des étudiant.es. Si jamais ces millions arrivaient un jour, ils ne combleraient pas le déficit et n’annuleraient pas les mesures d’austérité déjà prises.

La CGT FERC Sup université & INSA Rouen demande :

  • l’ouverture des postes nécessaires au concours,
  • la titularisation des contractuel.les sur les postes pérennes,
  • un financement à la hauteur des besoins pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche.

Face à ces décisions drastiques, la CGT FERC Sup université & INSA Rouen appelle les personnels à se mobiliser pour défendre collectivement leurs emplois, leurs conditions de travail et le service public.

Le déficit ne doit pas se payer sur le dos des personnels et des étudiant·es !